GLENDA LEÓN

Glenda Leon Espejismos

source:galeriasendacom
Glenda Leon’s work includes various techniques such as drawings, video art, installations, sculpture and photography. Glenda León encourages the viewer to approach the object from a poetical perspective. This way, she reveals the metaphoric part of everyday life objects and is interested in revealing antagonisms like silence or sound, visibility or invisibility; public or private; and ephemeral or eternal. The constancy of the absence in all superfluous elements and the fusion of natural and artificial elements demonstrate the author’s taste for the persistence of processes. Her works transition within the intimate and public sphere, which manifests her ability of create new meanings to these objects through a process of manipulation, contextualization, and object association.
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source:artsynet
Trained in classical ballet, Cuban conceptual artist Glenda Leon creates video, installation, public interventions, and photography that examine the relationship between the man-made and the natural, often highlighting the folly of human timekeeping. As Leon has said, “it takes a whole lifetime to create an artwork.” Her work Wasted Time consists of a mountain of sand that has engulfed an hourglass, and in the summer of 2004, the artist glued fake green leaves to tree branches in a public park for her work Esperanza (Out of Season). When the seasons changed, the surrounding leaves turned brown and fell to the ground, only then revealing their artificial counterparts.
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source:parisartcom
Dans l’exposition «Delirios», les arbres sont des éclairs, les papillons des feuilles et les fleurs des étoiles. Glenda Leon procède par correspondances et inversions du visible et de l’audible au profit d’une synesthésie inédite entre l’œil et l’oreille. Elle fait écouter les choses et regarder les sons.

De la correspondance entre les sens, aussi appelée synesthésie, on connaît les recherches des peintres abstraits du début du XXe siècle qui, tels que Frantisek Kupka, Paul Klee ou encore Vassily Kandinsky légitimaient leur pratique en se référant à l’art non représentatif qu’est la musique et sur des analogies entre les sons et les couleurs.

En revanche, on connaît moins le type de synesthésie auquel se livre Glenda Leon. Tout comme ses prédécesseurs, elle s’intéresse aux correspondances entre le visuel et le sonore mais déplace ces dernières du domaine de la palette et de la partition aux éléments naturels.

Ainsi, trois boîtes lumineuses présentent, tels des miroirs inversés, des éclairs aux fluorescences violettes au-dessous desquels se trouve soit un arbre à l’envers, soit de la glace fendue, du verre cassé ou un mur fissuré. Les coups de tonnerre que l’on perçoit intérieurement sans qu’ils soient effectivement émis se font branchages ou brisures; le son se fait image et l’image se fait son.
Plus précisément, l’audible et le visible permutent de telle sorte que l’on voit l’éclair comme un dessin tortueux et que l’on croit entendre claquer le verre, le mur et la glace. Glenda Leon réalise ici le projet de toute «synesthésie», faire écouter les choses et faire regarder les sons.

C’est également ce qui se produit dans les vidéos Delirios I et II. Chacune d’elles montre au milieu d’une prairie ensoleillée un arbre qui, au son d’un ciel orageux, se dépeuple des papillons qui constituaient son feuillage pour ne plus être qu’une sombre ramure sur un fond lumière d’encre. Le bruit de la foudre devient une ombre chinoise inquiétante et inversement.

Dans une dernière boîte lumineuse, Glenda Leon substitue les rameaux d’un cerf par les zébrures d’un éclair. Les bois détonnent quand le tonnerre se cristallise en une arabesque sinueuse.