Atelier van Lieshout

Atelier van Lieshout

source: ateliervanlieshout

Atelier Van Lieshout´s workshop is situated in a large warehouse in the harbours of Rotterdam. AVL’s artworks begin their lives here, before travelling all over the globe. The atelier has different departments: fibreglass, sculpture, wood and metal workshops.
AVL’s 20 employees have different backgrounds and origins. The designers are closely involved in the manufacturing process of each product. Design and production of the artworks by AVL all take place in this workshop.
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source: carpentersworkshopgallery

Multidisciplinary art collective Atelier Van Lieshout (AVL) experiments across a diverse range of practices including sculpture, design, painting and architecture to create thematic bodies of work. Evocative themes such as political ideology, organic philosophy and existentialism permeate the work. Combining Surrealist and Minimalist forms, AVL creates striking works with controversial or sinister nuances, while at the same time conveying a lighter, humorous side. AVL’s work has been exhibited at the World Expo 2010 Shanghai, the V&A London and Harvard University USA. They are also part of many major museum collections including: the Museum of Modern Art (New York); FNAC (Paris); Stedelijk Museum (Amsterdam); Prada Foundation (Milan); Museum für Gegenwartskunst (Zürich).
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source: teleramafr

Joep van Lieshout, 49 ans, est un artiste-designer inclassable. A la tête d’un atelier d’une vingtaine de personnes à Rotterdam, il crée des œuvres aussi insolites qu’un canon de 105 grandeur nature en plastique bleu, un bar-rectum, des fauteuils à la raideur volontairement bureaucratique, un phallus-lampe… Il a aussi mis sur pied des communautés expérimentales utopiques comme Slave City (2005), dont le fonctionnement un peu absurde pousse à l’extrême les logiques de nos sociétés contemporaines, empêtrées dans d’inextricables contradictions éthiques.

Rotterdam

« Une ville avec beaucoup d’espace. J’aime son port toujours en activité. Sa mentalité est très particulière, c’est vraiment une ville de bosseurs, de débrouillards, avec quelque chose de brutal. C’est pourquoi elle accueille beaucoup d’artistes et d’architectes. Mais je n’y suis pas né, je viens d’un petit village. »
Design

« Depuis que j’ai commencé à faire de l’art, à l’âge de 16 ans, j’utilise le langage des objets fonctionnels dans mes sculptures. Dans mon travail, l’art et le design se confondent. Mais dans la vie réelle, c’est autre chose : l’art est ce que l’on ne peut s’empêcher de faire. Il est compulsif, instinctif, intuitif. Alors que le design doit répondre à ce dont les gens ont besoin. Il a pour but de servir et non de perturber. Il existe tout un champ de possibilités entre l’art et le design, mais le mariage entre les deux fonctionne rarement. »
Art

« Enfant, j’hésitais entre deux métiers : physicien ou artiste. Un prof m’a qu’il fallait suivre de longues études avant de devenir un scientifique créatif, alors que, si je choisissais l’art, je pouvais être créatif même en étant mauvais ! »

Corps

« J’en ai un, vous aussi, et nous pouvons nous amuser avec ou pas. Je l’utilise beaucoup dans mon art et dans mes meubles. Par exemple, j’ai moulé un fauteuil sur le corps de quelqu’un. »
Politique

« Ennuyeuse et prévisible. Mais ce qui est intéressant, c’est la société. Mon travail en parle beaucoup. Il aborde aussi des questions économiques. Mais il s’agit plutôt d’un commentaire. Je ne veux pas en faire une prise de position sur ce qui est bien ou mal. Et souvent, d’ailleurs, je mélange le bien et le mal. Par exemple, dans Slave City, une expérience de vie communautaire où de pauvres esclaves sont exploités, ce qui est bien sûr très mal. Mais de l’autre côté, cette microsociété fonctionne à l’énergie verte et mange de la nourriture bio, donc c’est très bien ! »
Industrie

« L’industrie m’a toujours attiré. Aujourd’hui, dans nos sociétés occidentales, tout ce qui est vendu est fabriqué dans des pays à bas coût. Ils ne reste chez nous que deux activités : la consommation d’une part, et, de l’autre, les services comme le design, le marketing, le juridique… Et je pense que ce déséquilibre n’est pas bon.
Alors, en ce moment, je travaille sur un projet appelé New Tribal Laborant, dans lequel je réinvente une révolution industrielle. Je recrée les grandes usines, les grosse machines pour produire de l’acier ou du textile. Mais à cette différence près que tout fonctionnera à l’huile de coude, à l’énergie humaine. Les gens devront travailler très dur. On peut penser que c’est une mauvaise chose, mais il faut y voir une forme d’utopie, dans laquelle nous nous reconnecterons à la production, au monde matériel, à la conception des produits. Cela rappelle le mouvement Arts and Crafts, qui, au XIXe sècle, tentait de rétablir un lien entre le concepteur, le fabricant et le client.
Dans l’exposition de la galerie Carpenters Workshop, certaines de mes pièces y font allusion, par exemple la table-haut-fourneau. Mais ce projet prendra probablement deux ans. Cet été, à Marseille, je vais ouvrir un immense endroit où l’on pourra fondre de l’acier, dormir, manger, faire l’amour… Une monde utopique qui réinventera les conditions de production, mais avec des relations humaines un peu perverties… Cela paraît un peu étrange, non ? »

Armes

« Un fusil n’est qu’une machine. Une perceuse ou un téléphone sont bien plus compliqués. Avec une arme, vous pouvez vous protéger, faire la guerre, livrer un combat libérateur… A chacun de se définir par rapport à elle en fonction de son éthique. Mon Canon était un monument à la guerre. Aujourd’hui, elle n’a plus rien à voir avec que qu’elle était il y a cinquante ans. Elle est beaucoup plus high-tech, et tout est dans la manière de la vendre. De plus, comme personne ne veut voir ses soldats se faire tuer, elle est devenue une sorte de “guerre de synthèse”. Alors mon canon parle de l’héroïsme, de l’éthique de la violence… Il pourrait aussi être un monument à la troisième guerre mondiale. Mais je ne suis pas spécialement pessimiste. »
Design hollandais

« Il est très créatif, mais trop divertissant. Nos designers sont trop commerciaux, trop “Walt Disney”. Moi, je préfère les choses qui partent un peu de travers. Par exemple, je n’aime pas les femmes au visage parfait. Une belle femme qui louche un peu, ou avec quelque chose d’étrange en elle, est plus attirante. La perfection est ennuyeuse. Il faut un peu d’erreur, de saleté. Le bon fromage, c’est celui qui pue. S’il est toujours le même, comme les produits industriels, aucun intérêt. »
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source: artzuidnl

Atelier Van Lieshout (AVL) is de internationaal gerenommeerde studio en werkplaats rondom Joep van Lieshout, die zijn atelier opzette in 1995. Gedurende de laatste jaren heeft AVL een onderscheidend en complex oeuvre opgebouwd op het vlak van autonoom beeldende kunst, design en architectuur.