Birgit Juergenssen

Birgit Juergenssen

source: hatjecantzde

“I wanted to call attention to the usual prejudices and role models ascribed to women in society, with which I was always confronted . . . .” Birgit Jürgenssen

“Women and irony is still a taboo theme, as is women and humor. The price for this is to a large extent not being taken seriously.” Birgit Jürgenssen

The Austrian Birgit Jürgenssen (1949–2003) was one of the most outstanding feminist avant-garde artists in the world. Starting from the liberating potential of Surrealism and in a dialogue with her generation’s discourse on social critique, beginning in the late sixties she developed a multilayered, stylistically multifaceted kind of art. The female body and its metamorphoses were the focus of her work, which predominately comprised drawing, painting, and photography. The Sammlung Verbund has made possible the first monograph on her work. This richly illustrated volume includes previously unknown pieces from the artist’s estate, provides an analysis of Jürgenssen’s autonomous stance in art history, and examines her relationship to literature, psychoanalysis, and Structuralism.
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source: ostlichtat

Birgit Jürgenssen, geboren 1949 in Wien (A), arbeitete mit Fotografie, Zeichnung, Video, Skulptur und Installation. Von 1986 bis 1971 studierte Jürgenssen an der Universität für angewandte Kunst Wien. Von 1980 bis 1981 war sie als Lehrbeauftragte in der Meisterklasse Prof. Maria Lassnig tätig, von 1982 bis 2003 unterrichtete Jürgenssen in der Meisterklasse von Arnulf Rainer und Peter Kogler an der Akademie der bildenden Künste Wien, wo sie den Unterricht für das Fach Fotografie etablierte. Der weibliche Körper und seine Transformationen bilden das Zentrum von Jürgenssens künstlerischem Werk. Jürgenssens Arbeiten wurden seit 1970 in Europa und Nordamerika ausgestellt. Jüngste Einzelausstellungen fanden etwa 2014 in der Galerie Hubert Winter statt, 2011 im Bank Austria Kunstforum und 2009 im Vertikale Galerie Verbund in Wien. Jürgenssens Werke sind Bestandteil vieler Sammlungen, etwa jener des Museums of Modern Art, New York (USA), des Museums für angewandte Kunst, MAK, Wien und des Museums der Moderne, Salzburg (A). Birgit Jürgenssen starb 2003 in Wien.
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source: artperformanceorg

Née à Vienne en 1949 Birgit Jürgenssen décide dès le plus jeune âge que, plus tard, elle sera artiste. Ainsi, dès ses huit ans, le sobriquet « BICASSO Jürgenssen » figure sur le bas de ses dessins -– une fusion de son nom avec celui de Picasso qui laisse présager un avenir prometteur. À dix-sept ans, elle découvre le surréalisme avec le théâtre d’Artaud : elle est aussitôt subjuguée par ce courant littéraire et artistique, qui aura un impact decisif sur son oeuvre. Entre 1968 et 1971, elle fait ses études à l’École des Arts Appliqués de Vienne, où elle commencera à enseigner en 1980. En parallèle, elle crée, dessine, photographie, innove, invente des formes et des langages, embrassant tous les médiums artistiques : dessins, aquarelles, photographies, sculptures, rayogrammes ou performances s’entremêlent ainsi dans un délicieux jeu de contrastes. Cette multiplicité foisonnante donne naissance à une oeuvre féministe critique, engagée et radicale.
À ses débuts, dans les années 70, son oeuvre se déploie comme une véritable attaque en règle contre l’ordre bourgeois patriarcal, avec ses rôles de sexes figés. Une partie importante de son oeuvre est ainsi dédiée à la dénonciation de la condition de la femme au foyer, dépersonnalisée, au mode de vie entièrement quadrillé par les tâches ménagères. L’oeuvre Hausfrauen-Küchenschürze (Tablier de cuisine de la femme au foyer), créé en 1975, est emblématique. L’artiste se photographie, de face et de profil, avec un hybride tridimensionnel suspendu à son cou, qui recouvre son corps dans son intégralité. À la fois tablier et mobilier de cuisine, un four entrouvert sur un plat en cours de cuisson trône en son coeur et se substitue à son ventre. Cette métaphore de la grossesse illustre de façon percutante l’aliénation de la femme, dont l’identité succombe tant à ses fonctions domestiques qu’à son devoir de reproduction.
Birgit Jürgenssen ne se contente pas d’exprimer un état de fait : il s’agit au contraire d’inventer des alternatives, de suggérer des lignes de fuite. Véritable artiste de la métamorphose, elle multiplie les mises en scènes, se déguise, se travestit, démantelant les images conventionnelles de la femme pour inviter à une réflexion globale sur les questions de l’identité, du corps et du genre. Plutôt que de se cantonner l’affirmation d’une essence féminine, Jürgenssen interroge les déterminations de son sexe, épousant toutes les altérités possibles. Entre réalité et apparence, présence et absence, elle se pare de masques d’animaux, se déguise en gladiatrice (cf. 1980) ou en écolière, clamant que la personnalité est avant tout « un produit de combinatoires » [Birgit Jürgenssen, Pulsschlag einer Sinnlichkeit, catalogue de l’exposition Schmuck, Zeichen am Körper (Bijoux, signes sur le corps), Ed. Falter, Vienne, 1987, p. 234] Ces jeux de transformation sont rythmés par l’emploi d’une arme majeure : l’ironie. Car, comme le dit l’artiste dans un entretien, l’autodérision est pour elle « une forme de stratégie autobiographique permettant de transmettre plus facilement un potentiel subversif et déconstructif » [Birgit Jürgenssen, « Quelle expérience de soi fait-on en l’autre, de l’autre en soi ? », entretien avec Rainer Metzger, (« Wie erfährt man sich im Anderen, das andere in sich? », revue Kunstforum International, 164, mars-mai 2003, p. 234-237]. Décédée en 2003, Birgit Jürgenssen a laissé derrière elle une oeuvre marquée par sa pluralité, son caractère mouvant, polyvalent. En trente ans de création, les séries d’une diversité extrême se succèdent, tissant un réseau de significations entre elles par la continuité d’une démarche féministe. L’artiste sculpte et remodèle des chaussures (série Schuhwerk), en tant que stéréotypes de la fétichisation de l’identité féminine, explore le leitmotiv de la représentation de la mort sous le visage de la femme (série Totentanz mit Mädchen) ou encore utilise son corps comme surface de projection d’images et d’objets étrangers (série Körperprojektionen). La force de l’oeuvre de Birgit Jürgenssen réside ainsi dans son ambivalence, irréductible à un langage unitaire. D’un apport majeur pour la réflexion féministe moderne et posmoderne, elle mérite aujourd’hui d’être redécouverte dans toute sa richesse.
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source: arteseanpblogspot

Birgit Jürgenssen (1949-2003) Nasceu em Viena. Estudou na Hochscule für Angenwandte Kunst, Viena. Artista feminista avant-garde. Influenciada pelo Surrealismo e as teorias de Freud, utilizou a arte como crítica social. O corpo da mulher foi o principal foco para construção de sua obra. Desenhos, gravuras, objetos, pinturas e fotografias foram os meios mais utilizados. Foi professora da Wiena Akademie das Bild. Em 2011, grande retrospectiva em Viena com 250 obras.