KATERINA BELKINA

كاترينا بلكين
카테리나 벨킨
КАТЕРИНА БЕЛКИН

KATERINA BELKINA 8

source: kunstkoning
In iedere foto van de Russische Katerina Belkina neemt haar ranke gestalte een andere gedaante aan. Ze verplaatst zich in de sprookjes van de gebroeders Grimm of in de verschijning van kunstenaars die ze bewondert. De onderwerpen zijn dromerig en nostalgisch, maar in haar blik lezen we de ernst van de situatie. Het zijn geen luchtige verkleedpartijen. In haar nieuwste serie Empty Spaces zit het unheimliche gevoel in de wereld die ze creëert. Een toekomstige metropool waarin de mens zelf iets machinaals gekregen heeft. Koel en ongenaakbaar kijkt Belkina in de lens. Tegelijkertijd lijkt haar fysieke aanwezigheid in deze toekomstige stad kwetsbaarder dan ooit. De fotograaf speelt in haar werk geen postmodern spel met verschillende identiteiten zoals we dat bij kunstenaars als Cindy Sherman zagen. Ze verhoudt zich eerder tot de Russische schildertraditie wanneer ze de mens beschouwt als ‘een wezen dat met ziel en verstand de grenzen van de verbinding met het universum zoekt.’ Het is net als bij de Russische iconen waar een abstract religieus idee een menselijke verbeelding krijgt in een madonna. Belkina won en verschillende fotografieprijzen in Parijs, Berlijn en Los Angeles en werd in 2007 genomineerd voor de Kandinsky Prize in Moskou.
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source: saintsulpiceunblogfr

Freud a défini l’appareil photographique comme un instrument permettant de fixer des impressions visuelles fugitives, au sens d’une matérialisation de souvenirs et de traces mnésiques. Cette idée de Freud s’applique parfaitement aux explications que Belkina fournit pour commenter sa passion pour le monde enfantin, un de ces thèmes préférés : « les contes de fées m’ont torturée depuis mon enfance, sans répit, en m’aspirant dans leurs profondeurs.

Quand un enfant vit dans un monde de fées, d’elfes et autres créatures irréelles (ou peut être réelles) et, qu’en grandissant, il s’aperçoit que le monde qui l’entoure est différent de cet imaginaire, il commence à le créer lui-même. Comme ça naissent les fous.. ou les musiciens.. ou les peintres. Un monde magique a été créé autour de moi depuis mon enfance grâce à mes parents, des gens à l’imagination incroyable ».

Belkina, à travers ses photographies, se pose en honorable héritière de cette imagination débordante. Les mondes de Belkina sont multiples. Elle se sent à l’aise en jonglant aussi bien avec les codes de la peinture impressionniste, qu’avec les procédés des surréalistes, en plongeant dans les contes de fées et exprimant ses pressentiments du futur.

Souvent, elle accompagne ses photos par des petits textes, très poétiques, profonds, drôles, qui le mieux expliquent ses oeuvres.

La série « Peintures », un habile hommage aux grands références de la peinture du XX siècle, déroute le spectateur, car les frontières entre ses deux arts picturaux sont presque effacées. Voici la recette d’une telle photographie réussie, proposée par Belkina :

« Pour se sentir Manet dans ses Folies Bergères, sans y aller, il faudra aux Russes : premièrement, un Théâtre Bolchoi (qui ne capitule pas avant la 31ème représentation du Lac des Cygnes, premier acte) ; deuxièmement, une planche couverte d’un film imitant le marbre ; troisièmement, Olia, l’étudiante (à nourrir et divertir à l’aide d’une conversation pleine d’esprit) ; quatrièmement, des nippes tirées d’un placard du magasin de dentelle, ainsi que des fils, des aiguilles, cinquièmement, du vin blanc mousseux « champanskoe Soviètskoe » – 6 bouteilles, des mandarines de Tanger -1 kilo ; sixièmement, pour le miroir, du papier aluminium (qui se décolle tout le temps du mur), de la colle, des ciseaux, Photoshop, un crayon pour ajouter des haut-de-forme sur les crânes des spectateurs. Et, j’allais oublier… le génie d’Edouard ».

Ou, la série « Herbier », où les femmes sont comparées aux fleurs et aux feuillages. « La série « Herbier » contient en soi une idée de grande tristesse et d’autres plus neutres : on y parle de l’éphémère en même temps que de la permanence de la beauté dans la nature ; quelque chose est là, indéfini, qu’il faut sécher, ou alors il faudra attendre le printemps suivant.

On y parle à la fois de la répétition et de l’occurrence unique, de l’influence de sa nature sur sa destinée. Dans un herbier, on trouve des fleurs, pas de cactus (même s’ils donnent une bonne tequila). Un pavot, lui, aura plus de choix (soit être séché, soit être mangé dans un gâteau, soit.. devinez). »

Le mouvement, les transformations, les métaphores inattendues et surprenantes sont caractéristiques du travail de Belkina. Pour elle, « tout peut changer à chaque seconde ; tout est enchaînement sans dénouement ». La Pastèque, « inspirée d’un désir inépuisable, renaissant à chaque lever du soleil », est un clin d’oeil à Méliès. Les Carottes Volantes nous expliquent « le monde submarino-cosmique qui évolue. L’air en vol et l’eau – deux éléments qui ne me laissent pas tranquille dans mes rêves ».

Man Ray avait évoqué le pouvoir que la photographie a de rendre visible ce qui avant elle était resté sans image dans le subconscient. Belkina, à travers ses images, arrive dans sa manière très convaincante à nous présenter et à expliquer son univers issu des coins les plus cachés du subconscient, à traduire les expressions et les sens humains, comme, par exemple la musique et le goût, dans la langue de l’image:

« Par quoi commence la musique ? Par mon humeur, peut-être ? C’est un point de vue. Et le goût? Par un morceau dans la bouche? Peut-être pas. Un morceau ou par une goutte dans la tête, qui y coulent, minuscules boules de mercure ou vastes Océans salés, citrons ovales et acides, nuages sucrés et collants qui ont imprégné de tes histoires les lettres desséchées par le temps ».
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source: kosas-k-hay-k-saber-y-verblogspot

Nací en una familia de artistas: mi madre era una artista y mi padre un matemático. Empecé a dibujar cuando tenía tres años de edad. Más tarde mis padres me enviaron a una escuela de arte y a una gran cantidad de museos. Yo siempre quise ser un artista, no había otras opciones. Fui a una escuela pública para iniciarme en el arte clásico. Era la mejor de las instituciones para los niños existentes en aquel momento. No había mucho donde elegir en la época soviética. Después, cuando ya terminé con la escuela secundaria, entré en la academia de arte Petrov-Vodkin, era el único en nuestra ciudad. La gente allí era muy artística pero mirando hacia atrás, me doy cuenta que el estilo de enseñanza era demasiado clásico y rígido. No fue progresiva. Ellos estaban más centrados en el pasado que en el futuro. No obstante hubo aspectos positivos al estudiar allí. Aprendí a trabajar mucho con las manos. En la escuela me dijeron que mis cuadros eran muy brillantes pero muy planos, eso pudo destrozar mi propia visión artística pero mi madre siempre me dijo: “No prestes atención a estas opiniones, tienes que hacer siempre lo que sientas como correcto”. Gracias a ella mi modo de expresión individual se salvó. Soy una persona altamente apasionada.

Katerina Belkina es una fascinante artista rusa que lleva el arte en la sangre. Gracias a su habilidad para las fusiones ha sabido combinar el clasicismo técnico con la profesionales de arte empezó a trabajar como fotógrafa digital publicando en revistas como National Geographic, Seventeen y Gala.

Muchas de sus fotografías son homenajes a las grandes firmas de la pintura como Van Gogh, Renoir, Klimt o Magritte. En otras, roza el surrealismo más personal, mezclando cuerpos y rostros con extraños objetos que transmiten múltiples sueños e interpretaciones. Son metalenguajes puros, éxtasis gráficos donde los elementos construyen enigmas de compleja resolución. Suele utilizar el autorretrato para generar excelentes composiciones de exquisita finura técnica y gran calidad imaginativa.

Katerina Belkina trabaja especialmente con mujeres que expresan sentimientos e inquietudes que se dinamizan como entidades oníricas hacia transformaciones diversas y metáforas sorprendentes; a menudo trabaja con la inocencia perdida de la mujer, esa extraña feminidad atractiva que cautiva e inquieta al espectador pero en otras ocasiones se recrea en los mundos de la infancia o los objetos imposibles.

A través de sus fotografías Belkina nos explica su propio universo saliendo de los rincones más ocultos de su subconsciente, para traducirlos en las expresiones y los sentidos humanos que deambulan por la realidad disfrazados por los mecanismos defensivos de la mente. El propio Freud definió la cámara fotográfica como un instrumento que permite fijar las impresiones visuales fugitivas hacia el sentido de la materialización de los recuerdos y las huellas mnémicas, forma bajo la cual los acontecimientos o, más simplemente, el objeto de las percepciones, se inscriben en la memoria, en diversos puntos del aparato psíquico. Esta idea freudiana se aplica perfectamente cuando Belkina describe su pasión por el mundo de la infancia, uno de sus temas favoritos:

“Los cuentos de hadas me han estado torturando desde mi temprana edad, sin tregua. Cuando un niño vive en un mundo de hadas, duendes y otros seres irreales (o tal vez reales), se da cuenta de que el mundo que nos rodea es diferente de la imaginación y entonces, re-inventa la ficción. Así es como nacen los locos nacen, los músicos, los pintores. Un mundo mágico se ha creado alrededor de mí desde mi infancia gracias a mis padres que estaban dotados de una imaginación increíble”.
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source: dnauz
Фотограф Екатерина Белкина родилась в Самаре. Окончила художественное училище им. Петрова-Водкина по классу рекламный дизайн. В настоящее время живет и работает в Москве. Екатерина создает необыкновенные фотографии. Они глубоки, философичны и не так просты как кажутся на первый взгляд. Их смело можно назвать вполне экзистенциальными и даже «вещью-в-себе».
» Я вижу город, как нечто независимое. живое и неживое одновременно, как искусственный интеллект. Он притягивает и завораживает. В то же время без людей город — пустота. Иногда мы чувствуем ту же пустоту внутри. Мы стремимся заполнить ее, но ошибочно начинаем заполнять пространства снаружи: квартиры, дома, автомобили, районы и т.д. В конечном счете, приходит понимание, что все материальные достижения иллюзорны и временны. Мы чувствуем одиночество и сомнение — в том ли мы месте».
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source: ideafixa
A fotografia digitalmente manipulada da artista russa Katerina Belkina cria uma atmosfera minimalista refletindo a experiência materialista e quase artificial da vida em sociedade modernizada de hoje.
“Eu posso ver inspiração em toda a parte – pode ser música, cinema, manchas nas paredes, sonhos maravilhosos e de cheiros. No começo eram muito abstratas. Pode demorar um pouco ou muito tempo antes de se materializar. Quando eu tenho a representação na minha mente, o processo começa. Às vezes resultado final pode ser muito diferente da primeira ideia.”, diz Katerina sobre seu processo criativo.