Thomas Cimolaï

Miroir fuyant

Thomas Cimolai  Miroir fuyant

source: we-make-money-not-art

Les trophées du sixième continent constituent une collection fiction. Toute la démarche est basée sur « un récit d’aventure » élaboré à partir des gestes effectués avec un ordinateur – vision, recherche, traque, ciblage, intrusion en territoires défendus et capture. Le sixième continent est le territoire accessible par les écrans et par les technologies de transmissions de données (ici, internet). La collection regroupe des dépouilles d’objets de synthèses trouvés sur la toile et destinés à l’origine aux jeux vidéos et aux effets spéciaux. 

Absolument pas d’émotions à provoquer de manière préméditée. J’ai fonctionné avec ce qui me constitue, c’est à dire un certain regard sur les questions liées à la liberté, à l’objet culturel industriel et à nos relations avec les interfaces numériques. Ce projet embrasse des notions de jeu et de puissance et aussi de désir de possession. Le tout mis volontairement en scène avec du symbolisme et sur un ton heroï-comique.


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source: thomascimolai

Ma démarche se situe à la croisée des chemins
entre les objets, la sculpture et les technologies médiatiques: La matérialité y éprouve l’immatérialité et vice-versa. Mes propositions sont marquées par un intérêt constant à la relation cadre-écran, mais surtout, elles envisagent les limites d’une relation d’un spectateur appareillé à son sujet d’exploration.
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source: thomascimolai

My artistic approach takes place at the crossroads between object, sculpture and mediatics technologies: The materiality test the immateriality and vice-versa. All of that began with an important interest for the relationship which keepen by the spectator with outside relayed by screen and interfaces.
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source: plastgrandouest

Artiste préoccupé par le pouvoir et les technologies de l’esprit. Thomas Cimolaï livrera un butin issu d’une lutte. Par l’épuisement de la machinerie, sa démarche emploie ce post médium qu’est l’idiotie.
C’est sur le 6ème continent, qu’il définit comme le territoire des mémoires et des technologies communicantes, que l’artiste a capturé un matériel appartenant aux mass-médias.
En s’accaparant, dépouillant et exposant des objets originellement protégés par des copyrights, dont les systèmes de représentation s’avèrent excessivement codifiés, Thomas Cimolaï les extrait de leur lieu d’application, les transformant en trophées destitués de leur toute puissance fantasmée.
L’auteur, assumé conquérant idiot, régresse vers une pensée du magique. S’opère alors un syncrétisme de ce qui appartient aux industries du rêve, de ce qui appartient aux croyances guerrières.
L’expression plastique de ce parti pris s’affirme comme revendication, lutte, dans un contexte techno-médiatique et cognitif ou les forces persuasives, les capacités d’annexions et l’empêchement des processus d’individuation sont considérables.