Felix Worseck

parabolic soap

Créée par Felix Worseck à l’Université des Arts de Berlin (Digitale Klasse), l’installation «savon parabolique» est une fusion de comportement artificiel / mécanique et naturel. Le but de l’installation est de produire une surface paraboloïde qui peut être déplacée pendant environ 60 secondes. Cette surface minimale n’est créée qu’après la connexion de la membrane et la rupture de la piscine de savon. Les mouvements des moteurs pas à pas sont arbitraires. Ils sont contrôlés par un programme Arduino qui attribue des valeurs aléatoires à chaque passage à la hauteur des quatre axes de contrôle. Une fois la membrane de savon séparée de la base, la machine revient à l’état initial et la séquence recommence.

HC GILJE

En transit
Deux faisceaux de lumière rapides traversent une pièce, créant des ombres infinies sur une série de cadres blancs flottants. Il s’agit d’In Transit X, une installation sombre et basée sur une pièce qui fait allusion à un vide sans fin. Les effets vertigineux d’In Transit X placent le spectateur dans un espace artificiel monochromatique. L’installation lumineuse animée de 15 mètres de large de l’artiste Hc Gilje a été réalisée à l’origine pour les Wood Street Galleries de Pittsburgh en 2012 et a récemment été exposée le mois dernier au Kulturkirken Jakob à Oslo. En utilisant des cadres en forme de blocs et de la lumière comme supports, Gilje crée des dimensions visuelles dynamiques qui se prêtent à une expérience noirâtre fascinante.

ANTONI RAYZHEKOV AND KATHARINA KÖLLER

Somaphonie
Somaphonie est composé d’objets électroniques autogènes qui répondent aux stimuli et aux contrôleurs portables de biofeedback. Comme il est lié au pouls cardiaque, à la tension musculaire et au mouvement des interprètes, la composition visuelle audiovisuelle en temps réel est possible. L’artiste explore l’interdépendance entre les équipements numériques et les interprètes qui expriment le comportement et la relation cybernétique (cerveau artificiel) à travers ce projet.

Van Grimde Corps Secrets

Eve 2050
Nous sommes en 2050, dans un monde ou être humain ne signifie plus la même chose. Les avancées technologiques et biomédicales des 30 dernières années ont bouleversé le statut du corps et redéfini les identités. Certains humains ont embrassé les progrès technologiques, jusqu’à augmenter leurs corps avec des dispositifs artificiels. D’autres ont préféré s’hybrider avec d’autres espèces, faisant du biologique et du vivant leur technologie à eux. D’autres encore chérissent et honorent le corps originel, refusant toute modification corporelle ou n’ayant pas les moyens de s’augmenter. La web série Eve 2050 nous emmène au cœur de ce monde étonnant à travers 5 épisodes qui suivent le parcours d’Eve. Personnage symbolique, de toutes origines culturelles, à la fois enfant et adulte, homme, femme, transgenre, être de chair, virtuel ou artificiel. Eve 2050 propose un voyage inédit vers les corps et les êtres de demain.

hanson robotics

Sophia the robot
Sofia, le robot humanoïde (android) ultra-réaliste fabriqué par Hanson Robotics, devient le premier robot a obtenir une citoyenneté officielle ! C’est l’Arabie Saoudite qui a officialisé il y a quelques jours l’existence de Sofia, devenant le premier pays à reconnaitre le statut de citoyen d’un robot et d’une intelligence artificielle. Sofia, dont nous avions déjà parlé l’année dernière, est un robot ultra-réaliste capable de tenir une conversation, de reconnaitre les gens et d’interagir avec son environnement, mais surtout possède sa propre personnalité et des expressions faciales réalistes.

BILL VORN

DSM-VI
DSM-VI est une suite logique à notre approche artistique de création de mondes artificiels et de systèmes entièrement robotiques. Cette fois, nous voulons créer un univers qui met en scène des créatures exprimant des symptômes de comportements psychologiques «anormaux» et confrontés à de graves problèmes de «santé mentale», tels que névrose, psychose, troubles de la personnalité, paranoïa, schizophrénie, dépression, délire, etc. formes de comportement et troubles mentaux. Le titre du projet est inspiré du célèbre manuel de référence publié par l’American Psychiatric Association, le DSM-IV. Le DSM-IV (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) est considéré comme la bible de la psychiatrie moderne. Tantôt glorifié tantôt fortement critiqué, il s’agit d’un ouvrage de représentation qui décrit et classe les troubles du comportement humain et les maladies mentales. La version IV du DSM a été publiée en 1994 puis révisée en 2000. La version V est actuellement en préparation et devrait à terme être publiée en 2012. Avec ce projet, nous proposons la version VI. A l’instar de certains de nos précédents travaux conçus autour de l’idée de «la misère des machines» (voir La cour des miracles), le projet DSM-VI veut poursuivre notre travail de création sur la métaphore du vivant en interrogeant désormais la notion d’une «psychose des machines».

PAOLA GAETANO-ADI

Desiring Machine: and/or the female reincarnation of Sisyphus
Née en Argentine, Paula Gaetano Adi est artiste et chercheure dans les domaines de la sculpture, de la performance, et des installations interactives et robotiques. Elle utilise le corps humain et non humain comme point de départ de ses recherches, et s’intéresse aux effets discursifs et aux impacts affectifs des technosciences sur la subjectivité humaine et dans l’art. Ses œuvres ont été présentées sur la scène internationale à Beijing, Berlin, Madrid, Moscou, Stockholm, São Paulo, New York, Poznan et Buenos Aires, entre autres. Elle a reçu de nombreux prix et bourses, tels que le premier prix à la compétition VIDA 9.0 sur l’art et la vie artificielle, organisée par la Fundación Telefónica, et le premier prix LIMbØ du Musée d’art moderne de Buenos Aires, la bourse Fergus Memorial en 2009 et 2010 de même que la bourse accordée à un artiste ibéro-américain dans le cadre de la compétition VIDA 14.0. À l’heure actuelle, Paula Gaetano Adi est professeure adjointe dans le programme de Studio Art du College of Visual Arts and Design de l’Université de North Texas, où elle coordonne le secteur réservé aux nouveaux médias. À cette université, elle s’est également jointe au groupe Initiative for Advanced Research in Technology and the Arts (iARTA).