RANDOM INTERNATIONAL

Salle de pluie
Utilisant la technologie numérique, « Rain Room » est une averse soigneusement chorégraphiée, une œuvre monumentale qui encourage les gens à devenir des interprètes sur une scène inattendue, tout en créant une atmosphère intime de contemplation. Les visiteurs peuvent littéralement marcher sous la pluie, comme s’ils étaient entourés d’un champ magnétique invisible, et ne jamais se mouiller.

Martin Messier

ECHO CHAMBER
Performance audiovisuelle en plusieurs tableaux, Echo Chamber s’inspire des technologies qui permettent de sonder l’intérieur du corps, telles que les ultrasons et l’acupuncture, générant une composition sonore dans laquelle l’idée de résonance prédomine. En créant une interface modulaire à trois panneaux permettant de multiples manipulations, Messier a défini les limites des possibilités d’exécution d’une chorégraphie son et lumière. Saisissez de longues aiguilles comme s’il s’agissait de notes d’un instrument, perçant une plaque sensible à l’audio qui déclenche des séquences sonores.

STELARC

Stickman inclinable
Le StickMan inclinable est un robot de 9 m de long, actionné par des muscles pneumatiques en caoutchouc. Les visiteurs de l’AGSA peuvent animer intuitivement le robot à partir d’un panneau de commande. Aux périodes indiquées, les personnes en ligne ailleurs peuvent chorégraphier ses mouvements et ses sons. Un algorithme d’arrière-plan anime le robot par intermittence si personne n’intervient, localement ou à distance.

Jacopo Godani

HIGH BREED

Dans High Breed, Jacopo Godani présente une création élémentaire dont la chorégraphie – abstraite et esthétique pure – sert de principal moyen d’expression artistique. Avec une intensité physique riche en action et en exactitude, virtuellement mathématique dans sa précision, Godani introduit la quintessence de l’identité de l’entreprise.

CÉLESTE BOURSIER MOUGENOT

セレスト・ブルシエ=ムジュノ
셀레스트 브루시에-무주노
Chorégraphie

NANINE LINNING

requiem

Dans REQUIEM, la chorégraphe Nanine Linning imagine la tension entre la vie et la mort, le profane et le sacré, le charnel et le spirituel. Les thèmes, qui sont inextricablement liés entre eux et sont en même temps des opposés absolus. Inspirée du «Requiem» de Fauré, de «La Divina Commedia» de Dante et des images absurdes et surréalistes du duo d’artistes «Les Deux Garçons», Linning est à la recherche de son propre paradis sur terre.REQUIEM est une production multidisciplinaire avec 25 danseurs, orchestre en direct , deux chanteurs solistes, une chorale, un artiste sonore et vidéo. Il s’agit d’un triptyque où le public montera d’abord sur scène à travers des installations de danse; les danseurs créent un monde figé et silencieux. Dans la deuxième partie, le «Requiem» de Fauré est interprété tandis que chanteurs et danseurs suivent la chorégraphie de Linnings dans un monde d’immenses images vidéo sur scène. Dans la dernière partie, un artiste sonore brisera le «Requiem» de Fauré. Le monde gelé de la première partie fondra et l’énergie de la vie sera libérée dans une chorégraphie dynamique pour la chorale et les danseurs.

KURT HENTSCHLÄGER

Cluster

CLUSTER, la dernière génération d’œuvre audiovisuelle 3D en temps réel de Kurt Hentschläger, se focalise sur le comportement collectif (psychologie, interactions) et plus particulièrement sur le phénomène de foule. La configuration est simple, voire absurde : des personnages humains en 3D apparaissent, comme un banc de poissons. Dans la chorégraphie en apesanteur de CLUSTER, les êtres humains semblent être des particules anonymes, une masse amorphe sous impulsion, un nuage de matière trouble faite de morceaux de corps et de lumière. Visuellement, l’œuvre alterne entre des formes abstraites et réalistes.Par sa nature générative jamais complètement prévisible, CLUSTER, décrit un méta-organisme à caractère irrévocablement anti-individualiste. Alors que les personnages ont une forme humaine, leur comportement ne l’est pas, ce qui empêche la naturelle identification du public à ses alter-egos présumés. Le dispositif informatique permet de définir la nature et le champ de l’action tandis que l’artiste canalise et orchestre les forces en présence.L’œuvre tire son ambiguïté à la fois de ses éléments répétitifs et rythmiques, ainsi que de ses structures « naturelles » improvisées. La majorité des sons de CLUSTER, est produit par les événements qui animent l’œuvre : mouvements et comportements des masses, changements de lumière. Une grille rythmique lie chaque parties entre elles, ce qui donne une impression de pulsion. Les basses fréquences sous les spectateurs et les hautes fréquences les surplombant, encadrent les sons générés par les événements.

MARIN MAGUY

Маги Марин
マギー・マラン
May B
May B, chorégraphié par Maguy Marin en 1981, n’en finit pas d’être. Plus de cinq cents représentations à ce jour. La pièce, étrange ballet-théâtre d’humains aux masques plâtreux fait le tour du monde depuis près de trente ans. Sans doute un fond de commerce pour la compagnie. Mais au-delà, cette pièce inspirée par l’oeuvre de Samuel Beckett est devenue un morceau culte d’anthologie de la danse contemporaine. May B est à nouveau en tournée à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain.“Ce travail sur l’œuvre de Samuel Beckett, dont la gestuelle et l’atmosphère théâtrale sont en contradiction avec la performance physique et esthétique du danseur, a été pour nous la base d’un déchiffrage secret de nos gestes les plus intimes, les plus cachés, les plus ignorés. Arriver à déceler ces gestes minuscules ou grandioses, de multitudes de vies à peine perceptibles, banales, où l’attente et l’immobilité “pas tout à fait” immobile laissent un vide, un rien immense, une plage de silences pleins d’hésitations. Quand les personnages de Beckett n’aspirent qu’à l’immobilité, ils ne peuvent s’empêcher de bouger, peu ou beaucoup, mais ils bougent. Dans ce travail, à priori théâtral, l’intérêt pour nous a été de développer non pas le mot ou la parole, mais le geste dans sa forme éclatée, cherchant ainsi le point de rencontre entre, d’une part la gestuelle rétrécie théâtrale et, d’autre part, la danse et le langage chorégraphique” explique Maguy Marin.