Ping Lim

Reimagine Social Distancing: Interactive Art for Post Pandemic Cities
Un jour dans la vie des grandes villes, des millions d’étrangers passent à quelques centimètres les uns des autres – dans les stations de métro, les trottoirs, dans les rues publiques. Nous sommes un réseau d’étrangers se déplaçant si près que cela devient parfois une expérience déshumanisée. Dans ces instants fugaces passés dans des espaces interstitiels, nous nous trouvons détachés de l’état présent où nous sommes parmi l’essaim humain. Cette installation explore comment les villes surpeuplées influencent notre sens de l’espace personnel, à travers un environnement interactif en temps réel qui suit nos données spatiales. Il examine comment nos barrières mentales sont fluides, adaptables et finalement destinées à être brisées, de sorte que notre sens de l’espace est élargi grâce à l’interaction avec les autres.

Simon Stimberg

Bathing Lightness
Bathing in Lightness est une installation lumineuse et sonore interactive qui semble animée par une entité essaim essayant d’explorer son monde intérieur et de communiquer avec l’extérieur. Composé de 52 ampoules à filament, il visualise le mouvement d’un essaim de particules entraîné par la présence du spectateur et sa propre envie intérieure. Les visiteurs peuvent interagir avec l’installation en se déplaçant devant elle tandis que leur mouvement est suivi par l’essaim et ainsi traduit en lumière et en son – visibles à l’intérieur du groupe d’ampoules et audibles via des haut-parleurs ou des écouteurs à proximité.

MATTHIJS MUNNIK

Microscopic Opera

Les micro-organismes peuvent-ils aussi être des artistes? Comment notre relation à ces créatures change-t-elle, après qu’elles sont vues dans un contexte artistique et théâtral? À la recherche d’un micro-organisme qui aurait les qualités d’un interprète, j’ai été présenté à C. elegans; un petit ver, de moins d’un millimètre de longueur, qui se déplaçait aussi élégant que son nom l’indique et la première créature à avoir séquencé tout son génome. J’ai été intrigué lorsqu’un chercheur m’a dit que, pour distinguer les vers au microscope, il utilisait différentes mutations qui modifiaient la façon dont ils se déplaçaient. Certains se déplacent en spirale, d’autres ont roulé ou ont des contractions et certains sont devenus morbides obèses à cause de leurs mutations. Dans mon installation, j’ai cinq boîtes de Pétri remplies de cinq vers mutés différents, chacun se déplaçant légèrement différemment. Ces cinq groupes d’interprètes sont filmés avec un microscope USB diffusé en direct sur les cinq écrans. J’ai écrit un logiciel spécial qui suit les vers et traduit leurs mouvements en sons, faisant d’eux les interprètes non avertis de la musique dans le monde macroscopique au-dessus de leurs têtes. Alors que les chercheurs sont presque comme des dieux pour ces vers impuissants, les contrôlant de leur première à leur dernière division cellulaire , j’espérais donner aux vers le pouvoir de nous affecter également dans notre monde.

Olivier Ratsi

FORM II
Form est un environnement immersif où la lumière, utilisée sous une forme minimale, simule une architecture virtuelle mouvante se déplaçant dans l’espace et jouant avec nos perceptions.

GRÖNLUND & NISUNEN

Wave of Matter

La pièce, intitulée Wave of Matter, se compose d’une grande feuille de métal au ras du sol avec des milliers de petites billes de métal sur le dessus, automatisées pour s’incliner au minimum toutes les minutes environ. Le résultat est visuellement époustouflant avec toutes les perles se déplaçant de l’autre côté, créant un effet similaire au sable le long du rivage lorsque l’eau se retire. Le bruit de bruissement des billes métalliques est également très semblable à celui de l’eau. C’est assez hallucinant.