Bill Vorn & Louis-Philippe Demers

루이 필립 멀스
Луи-Филипп Демерс
Inferno

“Inferno” est un projet de performance robotique inspiré par la représentation des différents “niveaux de l’enfer”, la particularité de ce projet réside dans le fait que les différentes machines faisant partie du spectacle seront installées sur le corps même des spectateurs.

BILL VORN

DSM-VI
DSM-VI est une suite logique à notre approche artistique de création de mondes artificiels et de systèmes entièrement robotiques. Cette fois, nous voulons créer un univers qui met en scène des créatures exprimant des symptômes de comportements psychologiques «anormaux» et confrontés à de graves problèmes de «santé mentale», tels que névrose, psychose, troubles de la personnalité, paranoïa, schizophrénie, dépression, délire, etc. formes de comportement et troubles mentaux. Le titre du projet est inspiré du célèbre manuel de référence publié par l’American Psychiatric Association, le DSM-IV. Le DSM-IV (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) est considéré comme la bible de la psychiatrie moderne. Tantôt glorifié tantôt fortement critiqué, il s’agit d’un ouvrage de représentation qui décrit et classe les troubles du comportement humain et les maladies mentales. La version IV du DSM a été publiée en 1994 puis révisée en 2000. La version V est actuellement en préparation et devrait à terme être publiée en 2012. Avec ce projet, nous proposons la version VI. A l’instar de certains de nos précédents travaux conçus autour de l’idée de «la misère des machines» (voir La cour des miracles), le projet DSM-VI veut poursuivre notre travail de création sur la métaphore du vivant en interrogeant désormais la notion d’une «psychose des machines».

Studio A N F

Computer Visions 2
After more decades of trying to construct an apparatus that can think, we may be finally witnessing the fruits of those efforts: machines that know. That is to say, not only machines that can measure and look up information, but ones that seem to have a qualitative understanding of the world. A neural network trained on faces does not only know what a human face looks like, it has a sense of what a face is. Although the algorithms that produce such para-neuronal formations are relatively simple, we do not fully understand how they work. A variety of research labs have also been successfully training such nets on functional magnetic resonance imaging (fMRI) scans of living brains, enabling them to effectively extract images, concepts, thoughts from a person’s mind. This is where the inflection likely happens, as a double one: a technology whose workings are not well understood, qualitatively analyzing an equally unclear natural formation with a degree of success. Andreas N. Fischer’s work Computer Visions II seems to be waiting just beyond this cusp, where two kinds of knowing beings meet in a psychotherapeutic session of sorts[…]