Sabrina Ratté

Aliquis (extrait)
Aliquid est une vidéo à canal unique où le signal électronique est manipulé numériquement pour se matérialiser en chair synthétique. Atterrissant lentement sur une architecture de verre, cette substance indéfinie est déchirée par des arêtes vives et finit par se désintégrer en particules qui se répandent dans l’atmosphère.

Fleuryfontaine

Contraindre
Nous sommes tous et toutes prisonniers et prisonnières d’une nationalité, d’une condition sociale, d’un genre, d’une couleur de peau, auxquels la police et la répression d’État nous force à nous résigner. Ce film raconte comment souffrent les corps, sous les coups, la contrainte et l’humiliation. Le personnage de ce film parle de la répression policière en France, la place qu’il tient dans la société et ses efforts pour y échapper. Ses mouvements sont ceux de danseuses captées numériquement et réinterprétant des scènes d’agressions policières. Mis en regard avec la notion militaire de “théâtre d’opération”, et sans jamais que les agresseurs n’apparaissent à l’écran, cet ensemble mouvant édifie un portrait aux visages multiples, dont la souffrance est la somme de toutes les violences perpétrées par l’état français et sa police.

Sabrina Ratté

Waterfall
Sabrina Ratté est une artiste vidéo établie à Montréal. Son travail est caractérisé par la création d’environnements virtuels générés par des signaux électroniques. L’électricité, comme matériel brute, est sculptée, manipulée et altérée numériquement pour renaître en une architecture vibrante et lumineuse. Ses oeuvres se situent à la limite de la science-fiction, à mi-chemin entre l’abstraction et le figuratif, l’utopie et la dystopie, l’architecture et le paysage. Elle travaille avec les divers aspects de la vidéo, tels que l’installation, le GIF animé, l’impression et la performance live.