Irina Nakhova

Ирина Нахова
Pilot’s head
L’exposition russe présente une œuvre ambitieuse, intitulée «Le pavillon vert», à travers laquelle Irina Nakhova (née en 1955) interagit avec l’architecture du pavillon, conçu en 1913 par Aleksey Shchusev, également auteur du mausolée de Lénine à Moscou. à partir des «installations totales» d’Ilya Kabakov, et en poussant plus loin le concept exprimé dans ses propres installations «Rooms» des années 1980, Nakhova a mis en place cinq espaces, où une interaction complexe entre l’art, l’architecture et la perception du spectateur se développe de manière surprenante , exploitant ainsi le concept original de Shchusev, qui n’a pas conçu le pavillon comme un simple conteneur, mais comme un soutien actif à la créativité des artistes.

Olivier Ratsi – Antivj

Onion Skin
Principalement basé sur l’expérience de la réalité et les représentations de la perception de l’espace, Olivier Ratsi considère la réalité objective, le temps, l’espace et la matière comme des notions d’information intangibles.
Son travail consiste à concevoir des processus de discontinuité avec ces notions afin de pouvoir partager avec le spectateur un autre point de vue.
Par le biais de ce processus, Ratsi crée une cassure dans cette réalité objective, altérant notre perception du réel.
Toutefois cette cassure significative et perturbante est assez modérée afin de ne pas priver le spectateur de sa capacité subjective de reconstruction/reconstitution de la réalité, via son expérience et sa propre culture. Le processus de création basé sur la déconstruction des repères spatio-temporels et les dispositifs utilisant la technique de l’anamorphose, développée au cours de ses recherches, jouent principalement le rôle de déclencheurs d’émotions, qui n’ont pas seulement pour but de montrer ce que peuvent être les choses autrement, mais plutôt de questionner leurs références.

Olivier Ratsi

Plane

Plane est un projet in situ présenté en avant première à la galerie Plateforme à l’occasion de son annuelle “Vitrine hivernale”.
Dans la galerie, une lumière est projetée sur les murs. Unique médium d’une scénographie mouvante, la lumière dévoile l’architecture du lieu par le biais d’aplats hétérogènes.Selon un jeu d’agencement entre les différentes parties murales, ces aplats de lumière progressent tour à tour lentement et en synchronisation, sans lien apparent entre eux.Il suffit alors de se placer sur un point précis situé en dehors de la galerie pour voir se matérialiser un espace plan virtuel de forme rectangulaire.Basé sur la technique de l’anamorphose, le déploiement de cet espace plan lumineux “flottant” altère la perception spatiale de la galerie.A cette première illusion d’optique, vient s’ajouter sur la vitrine une mise en abyme de l’espace environnant : le spectateur pourra voir que le rectangle blanc, formé à partir d’aplats hétérogènes des murs de la galerie, n’est autre que le tracé virtuel du reflet des immeubles d’en face…Intérieur / extérieur, l’espace est totalement décomposé, instaurant, au delà du doute, plusieurs niveaux de lecture sur la nature des objets et la perception que nous en avons.

LISA HAMILTON

À l’aide d’outils et de matériaux simples que l’on trouve couramment dans l’atelier d’un peintre, l’artiste Lisa Hamilton construit des images, des sculptures et de courtes vidéos qui interrogent les limites de la perception, la transmission du sens et la relation entre le spectateur et l’objet visuel. Dans des enquêtes récentes, elle engage le langage formel de l’abstraction, la théorie des couleurs et la dynamique psychologique du voir pour examiner le point de rencontre de l’observation et de la participation. Ici, elle propose, est le site critique où la forme produit du contenu. Dans son travail, les expériences de perception, d’enquête intellectuelle, d’émotion et d’invention matérielle convergent pour générer du sens à travers l’expérience du regard. Dans sa recherche d’articulation des idées sous une forme concrète, Hamilton a revigoré et élargi le discours contemporain sur l’abstraction.