JEAN TINGUELY

让汤格利
ז’אן טינגלי
ジャン·ティンゲリー
장 팅겔리
Жан Тингели
Le Cyclop
jean tinguely and niki de saint phalle
Aux premiers abords, cette masse perdue dans la forêt de Fontainebleau m’a laissé assez sceptique. Je ne la trouvais pas forcément esthétique et elle n’a pas retenu mon attention. Et pourtant… Plus la vidéo avançait, plus cette installation permanente m’intriguait. Il faut préciser que c’est une oeuvre bruyante (grincements, roulements répétés de boules, mécanismes…) et qui interpelle le spectateur/visiteur par tous ses sens, il observe, touche, entend, sent, il est présent et peut participer. Le spectateur est donc acteur et c’est une caractéristique essentielle dans l’oeuvre.
C’est l’oeuvre de Jean Tinguely mais qui existe telle qu’elle est grâce à la contribution de plusieurs artistes comme Klein, Arman, César, Soto, Weber… Le Cyclop se parcourt à l’extérieur mais aussi par l’intérieur où plusieurs salles sont dédiées aux oeuvres des divers artistes souvent sculpteurs. Le visiteur est au coeur de la structure, constate et se questionne. La créature, qui est recouverte de milliers d’éclats de miroirs, contraste totalement avec l’environnement qui l’entoure. On a une construction plutôt moderne placé dans un paysage réel et vivant, ce qui fait ressortir l’oeuvre et lui donne toute son originalité. Cela m’intéresserait de me balader dans le bois-des-Pauvres et d’y trouver une création aussi riche et complète. J’ai l’espoir et l’envie de la voir et de pouvoir la parcourir par moi-même, un jour, peut être…

esjieun

serie ligne et performance 1

L’artiste coréenne Esjieun Kim développe dans son travail la thématique commune de la ligne. Inspirée par la calligraphie de son père et par l’attachement à la tradition picturale orientale de sa mère, elle étudie la ligne sous l’aspect sémantique, poétique et abstrait.En partant de l’image de ligne comme représentation du monde et de l’environnement, notamment par la cartographie, la géolocalisation, le chemin et la frontière, elle s’adresse à des données inventées, auxquelles le tracé donne une réalité. L’invisible tangible prend alors une place centrale dans sa démarche artistique.Tout comme le land art interroge l’empreinte de l’Homme dans la nature, Esjieun Kim explore l’empreinte comme la mémoire de mouvement, et la ligne comme le symbole de trajectoires de l’humain dans les mondes qui l’entourent.

HUSSEIN CHALAYAN

フセイン·チャラヤン
Чалаян
후세인 샬 라얀

Hussein Chalayan cherche dans de multiples disciplines artistiques de féconds dialogues qui oscillent entre poésie, quête de sérénité et vivacité des mouvements. Il explore constamment de nouveaux champs de réflexion, s’interroge sur l’habit comme sur le corps qui le porte, redéfinit le contour du vêtement comme son rôle social n’oubliant jamais de rappeler que l’environnement tient, dans son travail, une place aussi importante que la recherche formelle.
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