Marta Revuelta

AI Facial Profiling, Levels of Paranoia

Inspired by the recent psychometric research papers who claimed to use an AI to detect the criminal potential of a person based only on a photo of his face, and taking the world of firearms as a starting point, we present a “physiognomic machine”, a computer vision and pattern recognition system that detects the ability of an individual to handle firearms and predicts his potential danger from a biometric analysis of his face. The device is based on a camera-weapon that captures faces as well as a machine with artificial intelligence and a mechanical system that classifies the profiled persons into two categories, those who present a high risk of being a threat and those who present a lower risk .

TROIKA

ダークマター
「トロイカの形而上学的に奇妙なぶら下がっている彫刻ダークマター(2014)、立っている場所に応じて円、正方形、または六角形のように見える大きな黒いオブジェクトは、(オールドウォルバーのビデオのように)主観的な視点と客観的な真実。
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Dark Matter, a large black object that looks like a circle, a square or a hexagon depending on where you’re standing, probes (like Olde Wolber’s video) a very contemporary disturbance about the irreconcilability of subjective point-of-view and objective truth.

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Un grand objet noir qui ressemble à un cercle, un carré ou un hexagone selon l’endroit où vous vous trouvez, sonde (comme la vidéo d’Olde Wolber) une perturbation très contemporaine sur l’inconcilabilité du point de vue subjectif et de la vérité objective.

Olivier Ratsi – Antivj

Onion Skin
Principalement basé sur l’expérience de la réalité et les représentations de la perception de l’espace, Olivier Ratsi considère la réalité objective, le temps, l’espace et la matière comme des notions d’information intangibles.
Son travail consiste à concevoir des processus de discontinuité avec ces notions afin de pouvoir partager avec le spectateur un autre point de vue.
Par le biais de ce processus, Ratsi crée une cassure dans cette réalité objective, altérant notre perception du réel.
Toutefois cette cassure significative et perturbante est assez modérée afin de ne pas priver le spectateur de sa capacité subjective de reconstruction/reconstitution de la réalité, via son expérience et sa propre culture. Le processus de création basé sur la déconstruction des repères spatio-temporels et les dispositifs utilisant la technique de l’anamorphose, développée au cours de ses recherches, jouent principalement le rôle de déclencheurs d’émotions, qui n’ont pas seulement pour but de montrer ce que peuvent être les choses autrement, mais plutôt de questionner leurs références.

FELICE VARINI

Felice Varini est un grand maître dans l’art complexe de l’illusion d’optique. Depuis 1979, ce peintre suisse utilise l’architecture comme toile de fond. À partir de relevés, il définit un point de vue à partir duquel la forme, toujours géométrique, pourra être vue dans son ensemble par le spectateur. Lorsque l’on se déplace, une infinité d’autres points de vue se créent pour offrir de multiples lectures de la forme déconstruite.

SAÂDANE AFIF

Tête de mort
Tête de mort pourrait être une scène de concert, qui attend son performeur, la scénographie d’un spectacle, d’une comédie musicale, le scénario symbolique d’un rêve. Les grosses bulles métalliques, connotant l’éphémère (de la vie, de la fête) et l’étrangeté (du rêve ou de la fiction), attirent l’œil comme un appât, un miroir aux alouettes.
Le pavement géométrique du plafond contient lanamorphose à l’envers, dont le motif « tête de mort » ne se révèle au regardeur que dans le reflet des boules miroir, selon un certain point de vue.

STUDIO URBANPLUNGER

Le projet du jeune studio d’architecture Urbanplunger a reçu le troisième prix pour son projet d’Hôtel Night Club à Hong Kong. L’idée principale : créer un bâtiment compact adapté à l’extrême densité urbaine de la ville de Hong Kong. Du point de vue de sa conception, sa structure entière est élevée au-dessus du sol en s’appuyant sur ​​les bâtiments voisins!

Vesa-Pekka Rannikko

Canary

Les grimpeurs ne prêtent pas leurs cordes. Ils doivent leur faire confiance, connaître leurs antécédents d’utilisation, leur usure, leur élasticité et leur durabilité. Les différentes couleurs de cordes représentent des usages spécifiques. Accroché à flanc de montagne, c’est un soulagement de savoir quoi ou qui est au bout de quelle corde. Canary est basé sur l’histoire de l’élevage des oiseaux, qui est une métaphore directe du mélange pictural des couleurs. L’obsession de créer l’oiseau rouge au début du XXe siècle est comme l’objectif d’une peinture monochromatique parfaite. Les notions d’amélioration raciale ont des liens avec la discussion contemporaine sur l’éthique de la génétique. J’ai également considéré le lien entre la pureté de la forme moderne et le point de vue idéaliste. Lorsqu’un tableau ou une œuvre de sculpture est réduit à sa surface, il est idéalisé pour n’être que ce que nous y voyons. Le motif visuel d’une œuvre ne sert que de composition.

Felice Varini

Trois Ellipses Ouvertes en Désordre

C’est à Hasselt en Belgique qu’il a décidé de s’installer pour entourer la vieille ville de trois anneaux concentriques qui se rejoignent qu’en un certain point de vue en hauteur, sur le toit du Radisson Blu Hotel. Les bâtiments sont donc recouverts de traces blanches énigmatiques mais c’est aussi ces fragments que l’artiste trouve intéressant. En effet, depuis un point de vue savamment choisi et bien déterminé, Varini “projette” ses perspectives sur l’ensemble de la ville mais en dehors de cet angle de vue, seuls sont visibles des fragments de son œuvre d’art, puis la cohésion s’estompe.

Luce Moreau

Landmarks

Landmarks est un projet d’anamorphose lumineuse mise en place dans les paysages vallonnés de la campagne slovène, autour de Maribor. Après avoir choisi dans le paysage un point de vue auquel elle restera fidèle, l’artiste, aidée de son équipe, installe selon des marques préalablement établies des systèmes de miroirs qui réfléchissent les rayons du soleil en direction de l’objectif.
Des formes géométriques diverses et génériques émergent alors d’un banal paysage : rectangle homothétique au cadre de l’image, diagonale joignant les deux extrémités. Les zones réfléchies dans le paysage sont comme autant de zones de résistance ; la lumière du soleil, dans son inclinaison naturelle, est ainsi déviée et par là-même transformée en signal. La relation entre la source de lumière et le photographe devient un dialogue privilégié, dont la lecture n’est possible que depuis le point de vue initialement choisi.