SKYLAR TIBBITS

Impression de Roche
Le monde est « sur le point d’être révolutionné » par l’impression 3D depuis des années maintenant, mais à part le prototypage rapide, les selfies 3D et la maison imprimée en 3D occasionnelle, nous n’en voyons pas grand-chose tous les jours. Alors pourquoi cette technologie n’a-t-elle pas révolutionné les infrastructures modernes ? L’une des raisons est qu’il doit encore concurrencer le béton, l’un des matériaux les moins chers, les plus polyvalents et les plus efficaces de l’histoire de l’architecture. Lors de la Biennale d’architecture de Chicago, le Self-Assembly Lab du MIT et Gramazio Kohler Research de l’ETH Zurich ont présenté un processus qui pourrait enfin assembler le béton, en utilisant uniquement une extrudeuse d’impression 3D, des roches, des cordes et une conception intelligente.

VTOL

Pétrole
L’idée principale de ce projet est de présenter aux visiteurs de l’exposition la possibilité de détruire tout objet qui pourrait se trouver sur leur personne, afin de le transformer en une composition sonore unique. L’installation se compose de cinq presses hydrauliques, capables d’écraser pratiquement n’importe quel objet (téléphone portable, paire de lunettes, écouteurs ou autre). En cours de destruction, un microphone spécial enregistre les sons émis lors de la déformation de l’objet et, en quelques minutes seulement, un algorithme informatique les transforme en un album de 20 minutes.

SAÂDANE AFIF

Tête de mort
Tête de mort pourrait être une scène de concert, qui attend son performeur, la scénographie d’un spectacle, d’une comédie musicale, le scénario symbolique d’un rêve. Les grosses bulles métalliques, connotant l’éphémère (de la vie, de la fête) et l’étrangeté (du rêve ou de la fiction), attirent l’œil comme un appât, un miroir aux alouettes.
Le pavement géométrique du plafond contient lanamorphose à l’envers, dont le motif « tête de mort » ne se révèle au regardeur que dans le reflet des boules miroir, selon un certain point de vue.

sitbon architectes

Glowing Red Grenade Pavilion
Annoncé au Musée d’art contemporain de Rome, le concours a appelé des architectes du monde entier à créer un pavillon gonflable qui pourrait être facilement installé ou retiré. La grenade de SITBON insuffle la culture et l’art à pratiquement toutes les zones où elle est transportée, tout en ressemblant à une grenade ornée.

Alain Séchas

Le Mannequin
Alain Séchas est intéressé par des questions de forme, d’équilibre et de couleur. Il pousse le public à la confrontation, à s’interroger, tout en nous proposant une réflexion humoristique sur la vie quotidienne. On pourrait le qualifier d’artiste plasticien puisqu’il utilise de nombreux outils et fait diverses installations intégrant plusieurs disciplines.

Öyvind Fahlström

Packing the Hard Potatoes
« L’artiste est comme un agent, comme un espion ou un membre d’une organisation clandestine. Auparavant je pensais que je pourrais peindre à certains moments, et me distraire à d’autres. Mais dernièrement j’ai réalisé que, en tant qu’artiste, l’on n’est jamais au repos, que la chasse et la pêche continuent perpétuellement, et comme un membre de la résistance, on ne peut jamais se détendre, dès lors que l’on sait qu’on pourrait venir frapper à votre porte à tout moment pendant la nuit ». Les observations réunies dans cette anthologie forment ainsi comme autant de rapports de cette activité ininterrompue, celle d’un artiste entendu comme agent double, ou espion, tour à tour savant fou (Benway) et explorateur (Livingstone).
« Je n’ai jamais vu d’autre artiste capable, comme lui, de peindre tout en regardant la télévision », disait Pontus Hulten.

INGES IDEE

inges idee se compose des artistes Hans Hemmert, Axel Lieber, Thomas A. Schmidt et Georg Zey, qui ont travaillé conjointement sur des projets dans l’espace public depuis la création du groupe à Berlin en 1992. Parallèlement aux travaux réalisés dans le groupe, tous les membres sont actifs dans leur propre pratique artistique individuelle.
inges idee fonctionne comme un collectif artistique dans l’espace public. Ce qui est donc important, c’est de développer une intuition pour les possibilités et les spécificités d’un site et d’explorer l’effet qu’une intervention concrète pourrait avoir. Cela se fait en dialogue avec le site donné, qui, contrairement au «cube blanc» sans référence des musées et des galeries, n’est pas statique et intemporel, mais soumis à un processus constant de changement. Pour bien comprendre un site, ses qualités spatiales, sociales et historiques doivent être examinées.

Evangelia Kranioti

Antidote

Dans l’Odyssée, Pénélope tisse parce qu’elle sait que l’accès au mythos (discours des hommes), lui est d’emblée fermé. Sa toile constitue alors un langage essentiellement féminin, qui sonde le rapport au temps et surtout à la mémoire, sans cesse menacée. Mais quelle toile pourrait «tisser» une Pénélope contemporaine à l’ère numérique? Quel désir, quelle obsession, quelle histoire pourrait-elle raconter ? C’est bien à elle que ce premier film brodé est dédié, ainsi qu’au fantasme d’Ulysse : Une femme espère le retour d’un homme qu’elle n’a pas revu depuis de longues années. Elle cherche son visage parmi d’autres, l’imagine, essaye de le reconstituer à travers la trame de sa toile et celle de sa mémoire.

MARC THOMASSET

Un bloc-notes inspirant que j’ai lancé il y a quelques années. Je dessinais des projets dans un cahier, et tout à coup, je me suis rendu compte à quel point un cahier classique, aussi beau soit-il, est toujours très rigide et quadrillé, alors je voulais renverser le conventionnel avec des courbes, des angles et des lignes torsadées pour en créer un. ce qui pourrait inciter les gens à libérer leur propre créativité.

STEVE REICH

スティーヴ・ライヒ
סטיב רייך
스티브 라이히
Стив Райх
Vermont Counterpoint
Vermont Counterpoint (1982) a été commandé par le flûtiste Ransom Wilson et est dédié à Betty Freeman. Il est composé pour trois flûtes alto, trois flûtes, trois piccolos et une partie solo, tous préenregistrés sur bande, plus une partie solo en direct. Le soliste en direct joue de la flûte alto, de la flûte et du piccolo et participe au contrepoint en cours ainsi qu’à des mélodies plus étendues. La pièce pourrait être interprétée par onze flûtistes, mais elle est principalement destinée à un solo avec bande. La durée est d’environ dix minutes. Dans ce laps de temps relativement court, quatre sections dans quatre touches différentes, avec la troisième dans un tempo plus lent, sont présentées. Les techniques de composition utilisées consistent principalement à construire des canons entre de courts motifs mélodiques répétitifs en substituant des notes à des silences, puis en jouant des mélodies qui résultent de leur combinaison. Ces mélodies ou motifs mélodiques qui en résultent deviennent alors la base de la section suivante au fur et à mesure que les autres parties environnantes de la bande contrapuntique disparaissent. Bien que les techniques utilisées en incluent plusieurs que j’ai découvertes dès 1967, la vitesse de changement relativement rapide (il y a rarement plus de trois répétitions d’une mesure), la modulation métrique dans et hors d’un tempo plus lent, et des changements de clé relativement rapides peuvent bien créer une impression plus concentrée et concise.

Steve Reich