Julien Prévieux

Where Is My (Deep) Mind?
Dans Where Is My (Deep) Mind ? quatre performers incarnent différentes expériences de Machine Learning. A la fois expérimentateurs et sujet d’expérience, les acteurs donnent à voir une gamme de processus d’apprentissage automatique allant de la reconnaissance des mouvements sportifs aux techniques de négociation d’achat et de vente. Gestes et paroles codifiées, transférées à des machines ignorant tout du contexte culturel, produisent autant de dérapages ou d’erreurs inattendues, contrefaçons comportementales aux accents comiques.

FUSE

Falin Mynd
Falin Mynd est une installation audiovisuelle dédiée à la ville de Milan qui s’inspire du concept de l’image latente dans le champ photographique: une empreinte invisible laissée par la lumière sur le film qui ne se révèle qu’après son développement. De même, les données générées par les habitants et les visiteurs de la ville de Milan produisent des paysages numériques abstraits, laissant une trace de leur analyse et interprétation en temps réel. De cette manière, le travail rend visible le lien indissoluble entre l’individu et la communauté, soulignant comment les deux entités s’influencent mutuellement en changeant la perception de la réalité qui nous entoure faite de lieux, de personnes, de couleurs et de sensations. Les données constituent ainsi une image invisible de la ville, une carte de ce qui n’est pas manifeste et qui se révèle dans Falin Mynd.

TAKIS

electromagnetique

Takis cherche à matérialiser des forces secrètes et mystérieuses, comme l’électricité ou le magnétisme, en les révélant par les mouvements qu’elles induisent ou les sons qu’elles produisent.
Il y a de la magie à voir bouger des objets durs et lourds, mus par une force obscure, soulignée par un dispositif plastique. Ses œuvres sont des pièges à énergie.

Scenocosme

Matieres Sensibles
file festival 

Matières sensibles est une série de sculptures réalisées à partir de feuilles de placage de bois très fines et délicates. Ces feuilles de bois possèdent des zones tactiles sonores distinctes qui suivent les veines naturelles du bois. Nos recherches nous ont permis de développer un processus artistique et technique invisible et délicat. Ce travail minutieux nous donne ainsi la possibilité de composer une partition sonore sensible qui se révèle au contact des différents dessins du bois. Nous avons inventé ce procédé de Bio hacking que nous nommons “marqueterie interactive”.Nos sculptures de bois produisent des sons lorsque que les spectateurs les frôlent. Elles frémissent, ronronnent, crissent… émettent des timbres sonores variés. Nous utilisons ici les sons pour stimuler un comportement gestuel et haptique.Ces sculptures de bois proposent une relation intime et sensorielle entre le bois et le corps du spectateur en révélant une mémoire sonore au contact physique de la matière.Depuis plusieurs années, nous inventons des oeuvres interactives qui mettent en scène les éléments naturels et les corps des spectateurs. Dans cette œuvre, nous utilisons le bois comme une surface interactive sensible. En interprétant cette sensorialité nous rappelons que notre environnement est fait non pas de choses inertes, mais vivantes, réactives. L’énergie électrostatique du corps humain est l’élément déclencheur de cette œuvre. Les zones interactives suivent exactement les veines du bois.
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PETER FISCHLI AND DAVID WEISS

ПЕТЕР ФИШЛИ И ДЭВИД ВАЙС
ピーター·フィッシュリ·ヴァイス
彼得菲施利大卫韦斯
Equilibres / Quiet Afternoon
Peter Fischli (né en 1952 à Zurich) et David Weiss (né en 1946 à Zurich) produisent depuis les années 80 un œuvre protéiforme largement récompensée (Lion d’Or de la Biennale de Venise 2003). Le duo utilise de nombreux supports: installations, sculptures, photographies, vidéos… Entre humour et légèreté, métaphysique et ironie, le travail des deux artistes questionne avec distance le monde, s’interroge sur la difficulté à donner un sens à l’existence humaine. Leur art se situe dans la lignée de l’esprit dada en créant de légers décalages, des détournements propres à révéler la dimension incongrue et poétique du réel. Se jouant de l’attente du spectateur, ils interrogent les conventions de l’art en associant les références à la culture savante et à la culture populaire.
“Est-ce qu’il est possible de vivre sans le moindre doute, en ayant pourtant la possibilité de savoir quelque chose qui soit pertinent en ce qui concerne la vie ? ”