PHILIPPE DECOUFLE

PHILIPPE DECOUFLE OCTOPUS

source:teatroalfacombr
Philippe Decouflé fundou sua companhia de dança – a DCA (Decouflé Compagnie des Arts) – em 1983. Influenciado pelas histórias em quadrinhos, pelo cinema e o circo, suas criações atraíram atenção imediata por conta da inovação e do humor. Coreógrafo, bailarino, clown e cineasta, Philippe Decouflé nasceu em 1961 em Paris, onde formou-se na Escola Nacional de Circo. Depois de estudar com o renomado mímico Marcel Marceau, mudou-se em 1982 para Nova York, onde trabalhou com os coreógrafos Merce Cunningham e, principalmente, Alwin Nikolais – o mago da composição cênica, precursor na integração da dança com efeitos visuais e sonoros. A singular linguagem artística de Decouflé é uma sutil e requintada convergência dessas influências: do circo, ele tirou a virtude do divertimento; das técnicas da mímica, uma boa dose de poesia e, de Nikolais, o profundo senso de utilização da cor, do movimento, das metamorfoses corporais e dos efeitos especiais. Soma-se a isto a sua grande paixão pelo cinema e as trucagens. Além do extenso repertório concebido para a companhia DCA, Decouflé tornou-se um diretor cênico intensamente requisitado para assinar grandes produções ao redor do mundo. Desde 1992, quando ganhou popularidade ao encenar as cerimônias de abertura e encerramento dos Jogos Olímpicos de Albertville, já realizou espetáculos para o 50º aniversário do Festival de Cinema de Cannes, o 10º Kanagawa Arts International Festival, no Japão, para o Cirque du Soleil (Íris, em 2011), para um tributo a David Bowie solicitado pela Philharmonie de Paris (Wiebo, em 2015) – entre muitos outros. Sobre Nouvelles Pièces Courtes, espetáculo que estreou em dezembro de 2017 em Paris, no Théâtre National de Chaillot, novo teatro-sede da DCA, Decouflé diz: “Muitos espetáculos de dança moderna que me marcaram são construídos na forma de peças curtas. De Georges Balanchine a Merce Cunningham, passando por Martha Graham e Alwin Nikolais, os coreógrafos americanos que me influenciaram, apresentaram quase sempre espetáculos compostos por peças curtas. Penso que este sistema convém à dança, onde a escritura é sempre mais poética do que narrativa e onde o formato deve ser adaptado ao tema. Acho que meu gosto pelo formato curto vem, mais ainda, do rock’n roll, com suas obras musicais breves e eficazes”. Dividido em seis atos, Nouvelles Pièces Courtes eleva ao máximo as decoufleries – como ficou conhecida a fusão singular entre dança, circo e imagem, desenvolvida por Philippe Decouflé.
.
.
.
.
.
.
.
source:francetvinfofr
Parce que l’estampille Decouflé reste une valeur sûre, le nom du chorégraphe figure sur les affiches en deux fois plus gros que le titre du spectacle qu’il signe à Chaillot. Après l’avoir créé en octobre dernier à Rennes, “Octopus” est un spectacle placé sous le signe du chiffre huit. Huit comme huit tableaux pour huit danseurs.
Il ne faut pas chercher un récit cohérent dans cette suite portée par une musique qui va du Boléro de Ravel au rock, avec une partition originale composée par Labyala Nosfell et Pierre Lebourgeois. Le sens général n’est pas imposé au spectateur qui donne à l’ensemble le sens que lui proposera sa propre subjectivité. La pièce est axée autour de l’illustration de la beauté. “Octopus”, la pieuvre en anglais, apparaît notamment sous l’avatar du dieu indien Shiva à l’occasion d’un tableau au centre duquel figure une danseuse aux bras multiples. Sans mièvrerie, “Octopus” est marqué par la douceur et l’évident plaisir que le chorégraphe prend à créer les spectacles qu’il aimerait voir.
.
.
.
.
.
.
.
source:carnetauxpetites-chosesfr
n s’installe dans la belle salle théâtre du Chaillot. On retire son manteau, on observe la machinerie apparente qui encadre la salle, on échange éventuellement quelques mots avec la personne qui nous accompagne.
Mais sur scène attablé à un bureau, un danseur assis nous observe. Il ponctue son examen du public par un enchainement de gestes fluides qui ressemble à un tic, à un leitmotiv qui pourrait s’inscrire dans une partition. D’ailleurs les musiciens prennent place de part et d’autre de la scène. Ils sont deux Pierre Le Bourgeois et Nosfell ce musicien métamorphe qui montrera qu’il peut passer par tous les registres : du plus délicat chant avec sa voix de haute contre, à un style rock affirmé avec une voix rauque et chargée d’émotions. Il habite la scène et ponctue son illustration musicale d’expressions et de gestes qui nous prennent à témoin et s’adaptent au propos. Samples, rifs et bruitages, tous deux livrent une interprétation unique.

Le premier danseur est un peu à part. Sorte de narrateur mouvant, il est souvent celui qui prend du recul par rapport au groupe. Mais ensemble sur scène les 8 danseurs illustrent tour à tour cette figure de l’octopus. Cette forme tentaculaire et embrassante. Duo bicolore, trio qui donne à la danseuse, qui énonçant une tirade litanique, des bras multiples… Les variations chorégraphiques s’enchainent, nous surprennent, et toutes, évoquent cette pieuvre, cet octopus. Etonnés et ravis par le mélange de la danse et de la musique, on est parfois complètement absorbés par ce ballet-concert, dans lequel notre regard s’attarde sur les danseurs comme sur les musiciens qui sont eux aussi dans la lumière. Le spectacle nous enveloppe. Riche d’inventions, il réussit à conjuguer la danse à des accessoires novateurs, des technologies encore peu utilisées sur scène. Moyens originaux pour traduire le poulpe, le light painting ou le miroir qui démultiplie les dimensions, sont longuement exploités. Loin du simple gadget, ces techniques tiennent par moment de la pure performance, notamment quand la figure dessinée par les deux danseurs à l’aide de la danseuse qui sert de pinceau représente un visage, ou que la femme dans le manteau de fourrure, qui bouge lentement parvient à dessiner des figures maya grâce au miroir circulaire.

L’évocation est la donnée la plus forte dans le spectacle. On distingue des formes, qu’elles soient évidentes ou seulement esquissées. On s’étonne du nombre d’aspects que revêt la pieuvre. Mais pourquoi ce titre ? Pourquoi cette forme ?

Symbole de l’englobement, et de l’étouffement, le poulpe dévore. Assimilé aux deux extrêmes : à la mort et à la naissance, il est cet être contradictoire, à la fois informe et protéiforme qui inquiète et menace. Dans le spectacle, il est présenté sous ses différents angles, couché, assis, rampant, collé, on perçoit ses tentacules et sa bouche.