Aleksandr Sokurov

ألكسندر سوكوروف
亚历山大·索科洛夫
Александр Сокуров

Russian Ark

Aleksandr Sokurov  Russian Ark

source: tfoorg

Alexandre Sokourov est l’une des voix les plus singulières et solitaires du cinéma contemporain. Issu d’une famille militaire, né en 1951 dans la région d’Irkoutsk en Russie, il réalise ses premières œuvres à la fin des années 70. Il faudra toutefois attendre le dégel et la chute du régime soviétique pour que ses films, frappés jusque-là de censure, émergent sur la scène internationale. Couronné au Festival de Locarno, le sublime Mère et fils, en 1997, fera découvrir un cinéaste, tout à la fois peintre, poète et compositeur, au ton élégiaque et mélancolique, capturant les dernières heures, les derniers jours, d’une mère qu’accompagne son fils.

Moloch, primé à Cannes en 1999, révélera un Sokourov hanté par l’histoire du XXe siècle et le désespoir solitaire de ses tyrans. Ce film, qui relate le séjour de Hitler, en 1942, dans sa retraite en montagne, sera le premier d’une tétralogie sur la tristesse du pouvoir. Suivront Taurus, sur Lénine, Le Soleil, sur Hiro-hito, et, tout récemment, Faust, Lion d’or à Venise en 2011, libre adaptation de la célèbre pièce de Goethe et que le cinéaste perçoit comme le moment précis où l’histoire bascule, où on peut le mieux lire cette volonté de puissance qui dévastera le XXe siècle.

Entre ces films, et outre les nombreux documentaires et essais filmiques, plus intimes et confidentiels, qu’il continuera de réaliser, Sokourov poursuivra son travail sur la filiation, notamment avec Père et fils et Alexandra, qui nous plongent, avec une acuité documentaire, dans l’univers militaire, ou proposera, comme dans L’arche russe, son film le plus connu, une méditation-fleuve sur l’histoire de la Russie, avec ce long plan-séquence traversant le musée de l’Hermitage et les âges de cet empire, invitation au voyage à travers la résistance de l’art et de la beauté aux intempéries de l’Histoire, et où s’exprime sans doute avec le plus de netteté la vision conservatrice, au double sens du mot, de Sokourov.

Tous ces films sont d’ailleurs l’expression d’une vision subjective, celle d’un cinéaste qui se sert de sa caméra comme d’un pinceau, d’un ciseau ou d’un instrument de musique. Sons et images, souvent en décalage, tissent un univers énigmatique, flouté, trempé de brume, comme frappé de fièvre. Film après film, Sokourov bâtit devant nous une œuvre complexe, paradoxale, d’une grande unité esthétique, qui résistera aux modes et aux tendances, en traçant une voie solitaire, peut-être plus difficile d’accès, mais qui ouvre, pour qui s’y aventure, des perspectives infiniment plus profondes que le tout-venant de ce qu’on appelle le cinéma.
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source: trigon-filmorg

«L’Arche russe» annonce la célébration du tricentenaire du musée de l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg. Sa construction fut entamée par Pierre Le Grand et se compléta au cours des siècles pour former l’un des plus importants patrimoines artistiques mondiaux. Le réalisateur Alexandre Sokourov exécute avec «L’Arche russe» une véritable performance technique, puisque le film fut tourné en un seul plan-séquence. Le réalisateur se défend de mettre en avant l’importance du procédé, pourtant ce sont bel et bien les innovations technologiques qui rendirent l’opération possible. C’est donc relié à un gigantesque disque dur que l’Allemand Tilman Büttner, qui s’était déjà illustré brillamment sur les séquences mouvementées de «Cours Lola, cours », a promené ici son steadycam pour immortaliser cette balade en temps réel.

Un réalisateur contemporain se retrouve comme par magie dans le musée de l’Ermitage à Saint-Petersbourg au début du XVIIIème siècle. Il y rencontre un cynique diplomate français du XIXème siècle et les deux hommes deviennent complices au cours d’un extraordinaire voyage dans le temps à travers le turbulent passé de la Russie, qui les conduit jusqu’à nos jours. Leur voyage se déroulant au cours d’une prise unique, réalisée à l’aide d’un steadycam spécial, sans aucun montage, les deux hommes s’engagent dans une discussion aussi ironique que passionnée. L’Ermitage est l’arche russe qui préserve avec amour l’art et l’histoire jusqu’à ce que le monde connaisse des jours meilleurs. «Ce musée est le seul endroit de Russie où cette action peut se dérouler, car nous n’avons pas d’autre labyrinthe si plein de vie et si riche en oeuvres d’art», explique Alexandre Sokourov. Si le tournage fut équivalent à la durée de la prise de vue, en revanche 6 mois de répétitions furent nécessaires pour coordonner les 867 personnes apparaissant sur les 33 plateaux traversés en enchaînement.

«La volonté d’Alexandre Sokourov de filmer L’Arche russe en une seule prise ininterrompue a nécessité d’extraordinaires solutions techniques. Comme il est physiquement impossible de tourner plus de douze minutes de film conventionnel, nous devions tourner en vidéo. Cependant, ce fut seulement l’arrivée relativement récente de caméras compactes haute définition 24p qui offrit la qualité visuelle et la possibilité de faire ce film pour le cinéma, en transférant notamment l’image numérique sur un négatif 35mm.

Avec l’aide de spécialistes allemands une plate-forme portable complexe a été conçue pour répondre aux exigences du scénario qui incluait des plans architecturaux précis, faisant ressortir la distance de 1300 mètres couverte par le déroulement de l’action. Il fut décidé que la seule façon de bouger la caméra serait d’utiliser un steadycam, bien que nous ne puissions être sûrs qu’après l’image finale, qu’une aussi longue prise de steadycam soit possible, compte tenu de la performance physique extrême demandée au chef-opérateur allemand, Tilman Büttner. A l’issue de mois entiers de répétitions, les 867 acteurs et figurants, les trois orchestres «live» devaient tous connaître leur position et rôles précis». C’est tout simplement extraordinaire.
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source: enclavedecine

Probablemente el ejercicio fílmico más ambicioso de la historia, al menos a nivel técnico. En una única secuencia de casi 100 minutos, en continuo movimiento, repasa la historia de Rusia en clave de falso reportaje de cierto espíritu satírico, con viajes en el tiempo a lo largo de los amplios pasillos y salas del Museo de Hermitage, en San Petersburgo, y todos los años de historia perpetuados en sus innumerables obras. Dirigida por Aleksandr Sokurov, reciente vencedor de la Palma de Oro veneciana por su particular versión del Fausto de Goethe.
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source: slaggr

2000 ηθοποιοί αφηγούνται μέσα από το Russian State Hermitage Museum της Μόσχας 300 χρόνια Ρωσικής ιστορίας. Η τέχνη της ζωγραφικής ποτέ δεν πλησίασε τόσο πολύ την τέχνη της αφήγησης όσο στο “Russian Ark” του Sokurov.
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source: cinedrioblogspot

É verdade que “Russian Ark” parece estar reduzido a um dado técnico: o de ser filmado num único plano, um infindável e virtuosíssimo travelling levitante pelos corredores e salas do museu-cidade/arca Hermitage.

Um travelling levitante é um triunfo notável, isto porque nem todos os travellings levitam e nos fazem levitar; quanto muito, fazem a câmara deslizar sobre o espaço e, nos melhores casos sublinhamos, nos fazem deslizar com ela. Mas “Russian Ark” é uma fantasia histórica; há um bailado feérico proporcionado pelo seu dispositivo formal, que, como já insinuei, não é tudo neste filme de Sokurov, mas mesmo se fosse era muito. Travelling levitante, o que é isso aqui? É, quanto a mim, um travelling que levita e que nos levita, isto é, um plano que avança sobre o espaço – temporaliza-o – e que nos arranca do chão; enfim, um “voo de câmara” pela história e pela História. O “h” minúsculo assinala que “Russian Ark” também é o mais longo plano subjectivo da história do cinema (AVISO: não vi o último de Gaspar Noé) – e quão notável é! – e o “h” maiúsculo assinala aqui a tentativa da câmara não só temporalizar o espaço como, ao mesmo tempo, espacializar o tempo – em cada sala, há uma “cena” da História russa para contar, sem que a cronologia dite o que quer que seja, quem dita é a história que o narrador-câmara nos faz “passear”, ou seja, espacializa-se o tempo para temporalizar o espaço e vice-versa… Ou, pelo menos, a câmara insinua, entre a história individual do narrador participante, que “sonha” esta fantasia…, e a História do seu país um bailado onde tempo e espaço fazem alternar os seus “tempos narrativos” – os tempos da imagem, do plano, do cinema é que ditam este bailado que Ophuls não filmou.

Depois falámos do plano em contínuo que é o filme. Ora, parece que é possível falar de “Russian Ark” sem pronunciar por uma vez que seja a palavra “montagem”. Nada mais errado. E é aí que “Russian Ark” sabe interrogar os próprios limites do seu dispositivo formal, inédito na história do cinema (desculpa, querido Hitchcock… sem ofensa, Tarr e amigos…); isto é, sabe não se “conformar” a ele. É que esta obra-prima de Sokurov é um filme repleto de quadros, quadros dentro de quadros e histórias/cenas que se colam entre si. O “raccord” está aqui na própria imagem; no próprio plano. A montagem, muito modernamente, auto-gera-se no plano contínuo. Seja entre um quadro de El Greco e de Van Dyke (dois quadros dentro de “o quadro” de uma hora e quarenta minutos que é o filme…), seja entre uma porta que se abre e outra que fecha; um grande plano de mãos ou pés que se transforma num plano geral de corpos graciosos que se movimentam… Há raccord, claro, mas é um raccord puramente visual, coisa que só nos apercebemos ser possível numa experiência tão radical quanto esta. E isto não é reduzi-la a aspectos técnicos; é amplificá-la até ao infinito através de aspectos técnicos ou formais – mise en abyme autenticamente DO cinema.
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source: moviedouban

  亚历山大·索科洛夫,当代俄罗斯影坛最重要的导演,认为是塔可夫斯基的精神继承人。毕业于高尔基大学历史系。19岁时就开始担任助理电视导演。直到1975年,他一直为高尔基电视台执导电视节目。后来他前往莫斯科进入国立电影学院学习,在此期间他初露峥嵘,引起了塔可夫斯基的注意。在大师的推荐下,他进入列宁格勒电影制片厂工作。但大部分他的早期作品在制片厂内部遭到了消极评价。改革前,几乎每部影片都被禁映,这使他一度转向纪录片创作。直到80年代末,他才进入了国际观众的视野。先是他于1978年完成的故事片处女作《孤独人类之声》在卢卡诺影展上获奖,此后他的作品得到了持续的关注。2011年,凭借《浮士德》获得威尼斯“金狮”大奖,来到了事业巅峰。
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source: ahewarorg

ولادة 14 حزيران 1951

أنجبت روسيا العديد من النوابغ في مجال السينما، والذين تعاملوا معها بصفتها فنا وليست صناعة يراد من انتاجها كسب الملايين. وكان في طليعتهم ايزنشتين وبودوفكين وكوزينتسيف وخوتسييف وروم وتاركوفسكي وباراجانوف ويوسيلياني وعشرات غيرهم. ولمع في الآونة الاخيرة نجم الكسندر سوكوروف المخرج والفيلسوف الذي كانت افلامه محظورة في العهد السوفيتي حتى اعوام الثمانينات وبدء اصلاحات “البيريتسرويكا” المتعثرة . وخلال عام ادرجت اكاديمية السينما الاوروبية سوكوروف بين افضل عشرة مخرجين سينمائيين في العالم. وفي مهرجان البندقية السينمائي الدولي الاخير حصل سوكوروف على الجائزة الكبرى ” الاسد الذهبي” لقاء فيلمه ” فاوست”، وهو الفيلم الاخير من رباعيته حول نهاية عصر السلطة الدكتاتورية في العالم . وتألفت الرباعية من فيلم ” مولوخ ” حول هتلر و”العجل” حول لينين وستالين و” الشمس ” حول الامبراطور الياباني هيروهيتو و”فاوست” حول علاقة الدكتاتور بقوى الشر. وعمل المخرج طوال سنوات عديدة في اعداد المفاهيم الاساسية لهذه الرباعية ويدور محورها حول واقع ان المجتمع البشري قد تجاوز مرحلة الزعامة الفردية (الكاريزما). فلم تشهد العقود الاخيرة ظهور شخصيات قادرة على التحكم بعقول الناس، وجرهم الى مغامرات وكوارث دونما حسيب او رقيب. وحتى في عالمنا العربي نشهد اليوم سقوط الزعماء الذين استولوا على السلطة في غفلة من الزمن وفي غالب الاحيان بنتيجة انقلابات عسكرية وذلك بحكم الظروف الموضوعية التي تمر بها مجتمعاتنا العربية المتخلفة في كافة المجالات. اما في المجتمعات الاخرى فلم تظهر اية شخصية ذات كاريزما في الفترة الاخيرة من الزعماء مثل ماوتسي تونغ وهوشي منه او ديجول وتشرتشل وجواهر لال نهرو وجمال عبدالناصر، بل ظهرت شخصيات “اقزام دكتاتورية ” في امريكا اللاتينية والشرق الاوسط وافريقيا سقط اغلبها في الفترة الاخيرة. وهذا يؤكد أيضا فكرة سوكوروف حول ازمة الزعامة الفردية في العالم المعاصر.
لقد ألف سيناريو جميع افلام سوكوروف رفيق الدرب في الابداع الفني يوري ارابوف، وصدرت ثلاثة منها باللغة الالمانية أولا ومن ثم ترجمت الى الروسية. وواضح ان سوكوروف يعالج قضايا انسانية شاملة وابدية تتجاوز حدود الاطر الوطنية لبلاده. وفي هذا يشبه لحد كبير ابداع صديقه اندريه تاركوفسكي في افلام ” ستالكر” و” الحنين” و”المرآة”. علما ان الافلام التي ينتجها سوكوروف لا تتطلب عشرات ملايين الدولارات بل ربما لا يتجاوز الامر المليون دولار للفيلم الواحد، وذلك لأن امكانيات استديو” لينفيلم” محدودة. لكن المشكلة التي واجهته دوما هي العلاقة بين الفنان والسلطة. وتبين تجربته الحياتية ان الفنان يجب ان يعمل بحرية تامة وانطلاقا من قناعاته الذاتية، وليس بأوامر تصدر من حزب او زعيم او مؤسسة رسمية. وسيكون عمله غير ذي قيمة اذا لم يكن مؤمنا بالقضية التي تواجه مجتمعه. وما أكثر الفنانين والكتاب الذين سايروا السلطة في العهد السوفيتي لكن اعمالهم طويها النسيان اليوم بينما تبقى خالدة افلام ايزنشتين وتاركوفسكي وروايات شولوخوف وبولغاكوف وراسبوتين واستافييف.
ويتحدث فيلم ” مولوخ”(هو في الاساطير الفينيقية القديمة الوحش الذي يتعطش لألتهام المزيد من الضحايا البشرية)(1999) عن يوم واحد من حياة الدكتاتور النازي أدولف هتلر في صيف عام 1942 في مقره في جبال الالب سوية مع بورمان وجيبلز وعشيقته ايفا براون . ويبدو هتلر في حصنه الجبلي بصفته زعيم الرايخ الثالث وزعيم اقوى دولة عسكرية في العالم آنذاك، زعيم لا يخشى العقاب من ارتكاب الجرائم وسفك الدماء بالجملة. ويجسد المخرج ابتذال حاشية هتلر وحزبه وخصوصية القيم الجمالية الرخصية المميزة للطبقة البرجوازية الصغيرة الالمانية (البورغر) في اواسط القرن التاسع عشر من الغلو في الزخارف وجمع التماثيل الخزفية والوسائد المطرزة بذوق هابط. ويظهر الفيلم ان السلطة في الانظمة الفاشية يتولاها افراد لا يتمتعون بذكاء شيطاني خارق، بل افراد عاديون وافراد صغار وتعساء يتوقون الى الاستيلاء على السلطة بالانقلابات او استغلال ضعف السلطة الشرعية من اجل ابراز الذات والتحكم بالناس الذين هم أرقى منهم في الواقع. وليس من قبيل الصدف ان وصف علماء النفس هتلر بأنه مصاب بلوثة عقلية ذات جذور جنسية تجعله يحب التمتع برؤية جثث الاموات. وهكذا فان سوكوروف اراد في فيلمه اظهار ان الزعماء الفرديين من هذا النصف هم مرضى بأكبر قدر. وان اكثر الدكتاتوريين عنوة هم ضعفاء في الواقع حين يتم تجريدهم من ادوات القمع كحال زعماء الانظمة الشمولية في العالم العربي.
ونرى في فيلم ” العجل”(2001) مشاهد من آخر فترة من حياة لينين في ضيعة غوركي بضواحي موسكو بعد ان فقد السلطة واستلمها ستالين وتحول زعيم الثورة البلشفية الى ما يشبه رجل لا حول له ولا قوة يواصل الشكوى من الحياة اليومية، ويصرخ بشكل هستيري على ذويه واقاربه لأتفه سبب. ويفارق لينين الحياة وهو في الحبس الذي فرضه عليه المكتب السياسي والاطباء والحرس. وهكذا تحول داعية العنف الثوري الى ضحية للعنف والحبس القسري نفسه. واستخدم سوكوروف في الفيلم اسلوب تصوير تفاصيل الحياة اليومية للينين العاجز في جو تسوده الغشاوة، وكأن ما يحدث يجري في الحلم حين يقوم الممرضون بغسله في الحمام ومن ثم الباسه ووضعه على مقعد في الحديقة حيث يحدق طويلا في غمامة عابرة ربما كانت تذكره بالاقدار التي حملته الى السلطة التي اقترنت بالعنف ونشوب الحرب الاهلية وارتكاب الافعال الوحشية وسفك الدماء من قبل الجلادين كما في اية حرب أهلية تفقد القيادة السيطرة على أفعالهم. بينما يبقى هو عاجزا عن القيام بعمل شئ ما من اجل ايقاف افعال العنف الثوري الذي دعا اليه. ويبدى سوكوروف تعاطفه مع لينين في وضعه ذاك المثير للشفقة.
اما فيلم ” الشمس”(2005) فيظهر الايام الاخيرة للأمبراطور هيروهيتو قبيل استسلام اليابان للحلفاء في الحرب العالمية الثانية. وهنا يركز المخرج الاهتمام على تصوير الامبراطور الياباني وكأنه رجل غريب الاطوار خاضع للتصورات التقليدية الماضية حول الزعامة وكونه الرب- الشمس بالنسبة الى شعبه. واذا به يصبح رجلا عاديا لدى الهزيمة في الحرب واضطراره الى توقيع وثيقة الاستسلام. وبهذا زالت هالة الالوهية والزعامة الفردية عنه. لكن من جانب آخر ابدى الامبراطور الاخلاص لشعبه حين قرر الاستسلام بعد قصف هيروشيما وناغازاكي بالقنابل الذرية الامريكية بغية بقاء هذا الشعب وعدم ابادته كليا. والفكرة الاساسية للفيلم هي اظهار الامبراطور وحيدا منعزلا بعد فقدانه السلطة. لكنه يختلف طبعا عن الدكتاتوريين في المانيا وروسيا في انه تسلم السلطة بالوراثة ولم يستولي عليها بانقلاب ما .
وفي آخر الرباعية وهو فيلم ” فاوست”(2011) يعمم فيه المخرج مفاهيمه حول الدكتاتورية والسلطة ومفادها ان جميع الزعماء الفرديين والدكتاتوريين والرؤساء الذين يتوقون الى السلطة والشهرة وكسب المنافع المادية قد باعوا، مجازيا طبعا، أنفسهم الى الشيطان او قوى الشر. ووقعوا بدمهم على وثيقة الخضوع لها. وقد اختار سوكوروف رائعة غوته” فاوست” الذي باع نفسه للشيطان لتكون الفكرة الاساسية لفيلمه التي يكون مصير البطل فيها هو جهنم وبئس المصير.وانتج الفيلم بمشاركة فنانين من عدة بلدان والتقطت المشاهد في روسيا وخارجها والنسخة الاولى انتجت باللغة الالمانية.
وثمة تأويلات عديدة لرباعية افلام سوكوروف يطرحها النقاد بين حين وآخر ويتناولون أيضا مغزى ابداع المخرج عموما. وقال الناقد اوليج كوفاليوف من سانكت- بطرسبورغ ان هذه الرباعية تتحدث عن كيفية تحول الشخص الطامع بالسلطة دون ارادته الى وحش بدون روح وفاسد اخلاقيا، يكون مصيره العزلة والضياع حتما في نهاية المطاف حتى بين ذويه وافراد حاشيته.
ان جميع افلام الكسندر سوكوروف تعكس في الحقيقة فلسفته في الحياة والتي عانى منها كثيرا منذ ان كان طالبا في معهد السينما بموسكو، حيث جرى اتهامه بالشكلية وحتى بمعاداة السوفيت، وجرى تحري مسكنه مرارا من قبل رجال الامن. وفيما بعد كتب ارابوف الذي يعمل معه ككاتب سيناريو طوال 20 عاما: ” انني اعجب بشأن الدوافع التي تجعل الكسندر يتخذ قرارات جريئة في اختيار مواضيع افلامه … واعتقد ان المسألة لا تكمن في القيود التي تفرضها حياة الزهد لديه وتأثيرها في مزاجه ونمطه السيكولوجي. اذ تكمن المسألة ايضا في وجود مشكلة اخلاقية معينة يحاول الكسندر معالجتها وهي – وياللغرابة – دور الافساد الذي تمارسه السينما كفن جماهيري. فالثقافة الجماهيرية لا تخاطب الفرد كما يفعل الكتاب مثلا، بل انها تخاطب حشد الناس الجماعي في الصالة والذي يفتقد الى الوعي ، ولا يهمه ان كان يشاهد فيلم ” تيتانيبك” ام حفلة رقص غنائية للروك. وإن فقدان الوعي الجماعي يتطلب تلبية الغرائز البدائية المرتبطة بالعنف ومواصلة النسل . ومن يطلع على اعمال ليبون وفرويد يجد أنهما تنبئا شعوريا بظهور نتاجات روحية للاستهلاك الجماعي ، وعندئذ ستتضح لك اشياء كثيرة.ان مثل هذه النتاجات تفعل فعل السحر في كل فرد منا، اكثر مما تساعد في ممارسة تأثيرها في العمل الروحي للفرد. ويريد سوكوروف “بفن الحجرة” في السينما الذي يتمسك به على الاكثر اثبات ان السينما تستطيع مثل الكتاب او القصيدة القصيرة الشاعرية ترضية القارئ الفرد أكثر من استثارته وادهاشه . حقا ان الكتب مختلفة أيضا ..”.
ولد الكسندر سوكوروف في عام 1951 في عائلة ضابط كان يضطر للتنقل من وحدة عسكرية الى أخرى بحكم وظيفته. ولهذا بدأ ابنه الكسندر الدراسة في بولندا وانهى المدرسة الثانوية في تركمانيا. وفي عام 1968 التحق بكلية التأريخ في جامعة مدينة غوركي (حاليا نيجني نوفغورود)، وتخرج منها في عام 1974 . وقد بدأ العمل في تلفزيون المدينة بصفة محرر، واتقن اسرار اخراج البرامج التلفزيونية . وفي عام 1975 التحق بكلية الاخراج في معهد السينما بموسكو (فغيك) في قسم اخراج الافلام الوثائقية. ومنح لاجتهاده دبلوم ايزنشتين. وفي عام 1979 اضطر لتقديم امتحانات التخرج مبكرا بسبب الخلاف مع الادارة ولجنة الدولة للسينما حول محتوى افلامه التي كان يعدها في استديو المعهد. ورُفض فيما بعد فيلمه ” صوت انسان وحيد” الذي استوحيت قصته من رواية الكاتب الروسي اندريه بلاتونوف، ولم يعتبر بصفة فيلمه لنيل شهادة التخرج. وفيما بعد اضطر لسرقة مسودة الفيلم من الارشيف بمساعدة صديقه كاتب السيناريو ارابوف وبهذا انقذه من التلف ، حيث وضعا بدلا منه خلسة بكرة افلام أخرى. واصبح سوكوروف منبوذا لدى السلطات بالرغم من دعم بعض اساتذة المعهد له. ولولا تدخل صديقه المخرج النابغة اندريه تاركوفسكي صاحب فيلم”اندريه روبليوف”، لما استطاع الحصول في عام 1980 على عمل في استديو “لينفيلم” كمخرج للافلام الروائية والوثائقية. ومن المعروف ان تاركوفسكي نفسه اضطر لمغادرة الاتحاد السوفيتي وعمل في باريس وتوفي ودفن في المقبرة الروسية هناك. وكان تاركوفسكي قد اعجب بفيلم” صوت انسان وحيد” وقال عنه في حديث صحفي :” شاهدوا الفيلم الذي عنوانه “صوت انسان وحيد”.. ففي هذا الفيلم يؤدي الأدوار ممثلون حتى من غير الهواة، بل انهم افراد عاديون من الشارع. لكن يوجد فيه اسلوب غريب ، انه مجموعة من مشاهد غريبة ، وتوجد فيه اجزاء .. إنني ابدي بصراحة حسدي ، لأنني لم استطع التقاط مشاهد مثلها أبدا ..حقا انني استطيع القول بانني يمكن في مشاهد اخرى ان ابلغ ذرى أعلى ، لكنني لم أفعل ذلك أبدا .. هناك في الفيلم جزء بالاسود والابيض ..انها تمر بسرعة خاطفة .. وصامتة . وهذا ليس مشهد واحد . وهناك اربع لقطات عبقرية ..او تعلم ان هذا الفيلم وحده يكفي للحكم على صاحبه.. اتذكر المخرج فيجو ؟ انه اخرج فيلمين ونال لقب عبقري ..وبقي خالدا على مدى الدهر..هذا مستوى رفيع ! .. توجد لدى سوكوروف اشياء غريبة ، لا يمكن تفسيرها ، انها حتى قد تكون سخيفة وتبدو غير مفهومة ، وليس فيها ارتباط .. لكنه ..عبقري! انها يد عبقري”.
وقد اخرج سوكوروف منذ تلك الفترة عشرات الافلام ولم يسمح بعرض أكثرها، الا في النصف الثاني من عقد الثمانينات. فأخرج افلام ” ماريا ” و” سوناتا الجيتار” و”مرثاة بطرسبورغ “و”مدام بوفاري” و”الحجر” و”حلم جندي” و”حياة وادعة” و”يوميات بطرسبورغ” و”حديث مع سولجينتسين” و”سفينة نوح الروسية” و”أم وابن” و”أب وابن” وغيرها قبل ان ينتج رباعيته الشهيرة. وتعتبر هذه الافلام اليوم من درر الفن السينمائي الروسي. وقد منح سوكوروف عدة جوائز في مهرجانات برلين وكان والبندقية وكذلك جائزة تاركوفسكي السينمائية وجائزة انجيه فايدا (بولندا). وفي الوقت الحاضر يعمل سوكوروف مع فريق المجموعة السينمائية ” الضفة” في سانكت – بطرسبورغ، والتي ستقوم بتنفيذ مشاريعه القادمة. علما انه يرفض اخراج اية افلام لا تتفق مع فلسفته ومفاهيمه حول الفن السينمائي.