Hassan Razak and Pierre Rigal

Bataille

Hassan Razak and Pierre Rigal   Bataille

source: biennaledeladanse

This strange Bataille, with the attacks plotted by Pierre Rigal, blends circus movements with corporal percussion.
For the 2013 edition, the Avignon Festival and SACD invited Hassan Razak, specialist in corporal percussion and director of Onstap Company, to take part in the Sujet à Vif programme. Hassan brought in Pierre Rigal, director of dernière minute company. The two choreographers widened the circle to include Pierre Cartonnet, acrobat and actor, to develop Bataille, a 30-minute piece. Hassan Razak and Pierre Rigal decided to continue the artistic adventure beyond the festival. They created a long version of 60 minutes, in December 2013 at the hippodrome of Douai, for the Multipistes festival. The long version will be presented during the Lyon Dance Biennale at the Vénissieux Theatre.
Though they had never met before working together, Hassan Razak and Pierre Rigal, coming from very different backgrounds, joined their talents and mixed up the genres to create an offbeat piece at the interface of dance, theatre, circus, musical creation and performance art. Guided by Pierre Rigal, Hassan Razak and Pierre Cartonnet size each other up, provoke, punch and dodge each other, in gestures stylised to the point of absurdity, playing on the comical effects to better embrace the forces of life and violence. Georges Bataille, whose name inspired the title, can be felt in the shadows. He wrote, “I lost my faith in a burst of laughter” and “Everything was false, even my suffering. I started crying again and again: my sobbing made no sense.” This continual state of ambivalence is where the piece finds its shaky balance, between hope and disillusion.
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source: pierrerigalnet

Bataille is a confrontation between two physical actors : on one hand Hassan Razak, specialist of body percussion and on the other hand Pierre Cartonnet, specialist of acrobatics. This confrontation is a complex, paradoxical and ambiguous battle. Is it a realistic dance or a choreographic fight ? Is it a contract accepted by both parts or a unilateral violence ? Is it a fool’s game ? Is the violence undergone or granted ? Masochist or sadist ? This battle plays with the oppositions : inside and outside of the story, the alternation of humor and anxiety ; the round trip between realism and abstraction. All these paradoxes underlines adverse relationship between the ego and its Unconscious, occasionally the master on board of this game of mutual illusions. It is also two relations in the flow of life that confront what causes inevitably disappointments, violence, enjoyments, dominations, submissions, ecstasies…Georges Bataille, who gives his title to this piece is not very far any more. He wrote : ” I lost faith in a burst of laughter ” or still ” everything was false, until my suffering. I began again to cry as long as I could : my sobs had neither tail, nor head. ” It is in this permanent ambivalence that the piece places its balance hesitating between hope and disappointment. The body percussion, the choreographic vocabulary studied in all its variants, becomes apparatus on which the direction of the drives of life, death and violence is going to be able to lean.
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source: pierrerigalnet

Bataille est une confrontation entre deux acteurs physiques : d’une part Hassan Razak, spécialiste de percussion corporelle et d’autre part Pierre Cartonnet, spécialiste d’acrobatie.
Cette confrontation est une bataille complexe, paradoxale et ambigüe. Est-ce une danse réaliste ou une bagarre chorégraphique ? Est-ce un contrat accepté par les deux parties ou une violence unilatérale ? Est-ce un jeu de dupe ? La violence est-elle subie ou consentie ? Masochiste ou sadique ?
Cette bataille joue avec les oppositions : le dedans et le dehors de la narration, l’alternance de l’humour et de l’angoisse ; l’aller-retour entre le réalisme et l’abstraction. L’ensemble de ces paradoxes souligne les relations antagonistes entre le Moi et son Inconscient, épisodiquement maître à bord de ce jeu d’illusions mutuelles.
C’est aussi deux relations au flux de la vie qui se confrontent ce qui provoque inévitablement déceptions, violences, jouissances, dominations, soumissions, extases…
Georges Bataille, qui donne son titre à cette pièce, n’est plus très loin. Il écrivait : « J’ai perdu la foi dans un éclat de rire » ou encore « Tout était faux, jusqu’à ma souffrance. J’ai recommencé à pleurer tant que je pus : mes sanglots n’avaient ni queue, ni tête. » C’est dans cette ambivalence permanente que la pièce place son équilibre chancelant entre espoir et désillusion.
La percussion corporelle, vocabulaire chorégraphique étudié dans toutes ses variantes, devient l’agrès sur lequel la mise en scène des pulsions de vie, de mort et de violence va pouvoir s’appuyer.

Pierre Rigal, juin 2013

« La frappe fracasse le silence en mille éclats.
L’uppercut de l’ennemi invisible fait mouche.
Le plaisir de la douleur survolte la carcasse.
L’ennemi invisible m’est très familier. Il me ressemble.
Contre lui le combat est perdu d’avance.
Mais la victoire n’est pas l’objectif avouable. L’échec sera meilleur.
La volonté de chance n’est pas drôle.
Ce qui est drôle c’est l’infortune.
La richesse c’est l’héroïsme du ratage.
L’image bizarre de la perfection me poursuit au galop.
Lorsqu’elle me double, je perds la cadence.
Je la laisse filer. Et je cours derrière elle avec les anges qui se moquent de moi.
Ils me font rire. Je suis essoufflé et ridicule. »
Pierre Rigal

Production Compagnie Onstap, compagnie dernière minute
Coproduction SACD, Festival d’Avignon, ARCADI Île-de-France, Parc de la Villette (WIP)
Avec le soutien de la DRAC Provence-Alpes Côte d’Azur, de la Région Provence-Alpes Côte d’Azur, de la Région Midi Pyrénées, la Scène nationale de Cavaillon, le Centre Chorégraphique national de Roubaix Nord-Pas de Calais / Carolyn Carlson et le CENTQUATRE – Paris.
Résidence de création à la Ferme du Buisson – scène nationale de Marne-la-Vallée, La Brèche / Pôle National des Arts du Cirque / Cherbourg-Octeville et Tandem, scène nationale Arras-Douai

La compagnie ONSTAP reçoit le soutien de la DRAC Provence-Alpes Côte d’Azur, du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, du Conseil Général du Vaucluse et de la ville d’Avignon.

La compagnie dernière minute est subventionnée au titre de l’aide au conventionnement par le Ministère de la Culture et de la Communication / Préfecture de la région Midi-Pyrénées, la Région Midi-Pyrénées et la Ville de Toulouse. La compagnie dernière minute reçoit le soutien de la Fondation BNP Paribas pour l’ensemble de ses projets