WAYNE MCGREGOR

Random Dance

source: randomdanceorg

Wayne McGregor CBE is a multi award-winning British choreographer, renowned for his physically testing choreography and ground-breaking collaborations across dance, film, music, visual art, technology and science. He is the Artistic Director of Wayne McGregor | Random Dance, Resident Company at Sadler’s Wells Theatre in London and Resident Choreographer of The Royal Ballet (appointed 2006). In January 2011, McGregor was awarded a CBE (Commander of the Order of the British Empire).

McGregor is a frequent creator of new work for La Scala, Milan, Paris Opera Ballet, Nederlands Dans Theatre, Stuttgart Ballet and New York City Ballet; as well as movement director for theatre, film (Harry Potter and the Goblet of Fire) and music video (Radiohead’s Lotus Flower). His recent productions include new work for the Royal Ballet and National Gallery Titan Metamorphosis project (July 2012), and a large-scale public dance work, Big Dance Trafalgar Square, in celebration of the London 2012 Olympics (July 2012). He will be creating a new piece on San Francisco Ballet (2012), and a new Rite of Spring on the Bolshoi Ballet (2013).
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source: elconfidencial

Su pasión por la danza nació a los 15 años “por culpa” de John Travolta, a los 22 formó su propia compañía, hace tres le “fichó” el Royal Ballet y ahora trabaja en inteligencia artificial para la coreografía. Es el británico Wayne McGregor, un visionario fascinado por la ciencia y el movimiento que estrena en España Entity.

En una entrevista horas antes de debutar en el Festival Madrid en Danza, en los Teatros del Canal, con la reflexión sobre “intuición e intención” que hace en Entity, McGregor (Stockport, 1970) asegura que un coreógrafo “no es otra cosa que alguien que toma decisiones, que elige entre opciones, que organiza” y de ahí su interés en todo lo que explica y puede llegar a generar movimiento.

Entity, dice, es el comienzo de Entity Research Project, un trabajo en el que ha involucrado a neurólogos y científicos del conocimiento y que desarrollará en los próximos 3 ó 4 años para crear “una entidad autónoma coreográfica basada en inteligencia artificial”.

Quiere que ese “ente” sea capaz de generar programas de ordenador “capaces de pensar como un coreógrafo”, que resuelva los mismos problemas que él le plantea a sus bailarines en su “laboratorio”, el estudio de la Wayne McGregor/Random Dance, aunque no pretende que llegue a crear danza sino, “quizá”, “bases de datos con propuestas de resolución de problemas”.

Sus atléticos bailarines exploran en Entity, como ya hizo en AtaXia (2004) y Emau (2005), en la relación entre el cerebro y el proceso creativo, pero en esta ocasión su danza visionaria, disfuncional e hiperrealista tiene precisión matemática para desarrollar su idea de lo diferente que es “hacer y planear hacer” y lo hace al ritmo frenético de la música electrizante de Jon Hopkins y Joby Talbot. Le gustaría que el público goce esta noche de lo que ve, que identifique cada movimiento, sin tratar de darle sentido, “y que salga de este teatro -“un lugar fantástico”- con ganas de bailar”.
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source: evenefr

Le point commun entre les nouvelles technologies, ‘Kirikou’ version comédie musicale, la neurologie et le quatrième opus de la saga cinématographique ’Harry Potter’ ? Wayne McGregor. Issu de la jeune génération britannique émergente des années 1990 qui brasse aussi bien Akram Khan que Russell Maliphant, le chorégraphe de 37 ans se coule d’un univers à l’autre avec une aisance qui excite la curiosité. Modèle d’adaptation, Wayne McGregor multiplie les expériences en travaillant autant avec sa propre compagnie, Random Dance, qu’avec de grandes troupes internationales, ou encore avec des spécialistes du cerveau et du coeur. Baigné dans le monde virtuel, il s’intéresse tout particulièrement aux effets de la technologie sur la danse et alterne les collaborations chorégraphiques pour la scène et l’écran. Un artiste qui ne s’interdit aucune métamorphose et va où sa créativité le porte.

La silhouette de Wayne McGregor n’en finit pas de susciter les métaphores les plus extrêmes. Sa morphologie longiligne, presque reptilienne, évoque un puissant roseau capable de contorsions tortueuses. La souplesse emprunte chez lui des tours inattendus, sollicite buste et jambes dans des postures et des équilibres inédits, exigeant une rapidité d’exécution et une excellente faculté de dissociation. Il semble que rien ne peut ralentir ce bolide élancé qui ne s’encombre pas même d’une toison. “Je suis pour la fluidité, j’ambitionne de danser en oubliant les arêtes, les os, les saillies. J’aimerais que le public m’imagine sans os.” Le rêve de l’invertébré est tangible dans son style chorégraphique – à l’image de ce corps sec et malléable, mu par un élan inextinguible – une fluidité ponctuée d’angles et de fractures, des spirales désarticulées.
En choisissant de partir perfectionner sa technique de danseur à New York, chez José Limon et Merce Cunningham, Wayne McGregor suggère qu’il ne fait nullement abstraction de son physique. Loin du gabarit d’un John Travolta, c’est pourtant au héros de ‘Saturday Night Fever’ qu’il s’est voué à l’orée de ses années de formation. Depuis, il a acquis son propre genre de décontraction. Cultivant un taux d’adrénaline soutenu, il évoque avec amusement son “muscle chorégraphique” qui réclame un entraînement constant. En l’observant danser, on entrevoit une impatience physique, une urgence chorégraphique.
Lire la critique de ‘Kirikou & Karaba’
’Cyborg’, ‘Jacob’s Membrane’, ‘Nemesis’, ‘Bio-logical’…

Depuis qu’il a fondé Random Dance Company en 1992, Wayne McGregor est l’invité des principaux théâtres londoniens dédiés à la danse et de compagnies étrangères prestigieuses, parmi lesquelles le Royal Ballet, le Ballet de Stuttgart, le Nerderlands Dans Theater 1, la Rambert Dance Company et prochainement le Kirov. Chorégraphe résident successivement de The Place, du Sadler’s Wells – où sa compagnie est installée depuis 2002 – et du Royal Ballet depuis décembre 2006, le natif de Stockport peut se targuer d’avoir obtenu les faveurs de ses pairs londoniens. Mais celui-ci ne s’en tient pas au cercle restreint de la danse et s’essaie bientôt à la chorégraphie pour l’opéra, le théâtre, le cinéma et la télévision. Outre-Atlantique, il règle notamment les séquences de mouvement de ‘Harry Potter et la coupe de feu’ et de ‘The Midsummer Marriage’ au Chicago Lyric Opera.
Wayne McGregor ne fait pas partie de ces invités volubiles. Eludant les grands discours sur le projet global de ses créations, il privilégie la communication non verbale : “Je ne peux créer mes pièces que dans un dialogue physique très direct avec les danseurs”, ce qui lui fait naturellement considérer qu’”une oeuvre n’existe que par la diversité des individus qui l’interprètent.” Cette attention aux propositions des troupes du monde entier, à la façon dont chaque danseur s’empare de ses idées stimule son processus de création. Pour sa première collaboration avec le Ballet de l’Opéra national de Paris, il a intégré ce qu’il considère être la “métaphore du pouvoir féminin” : les pointes. Il ne s’agit là que d’un des aspects de la confrontation entre leur formation classique et son propre langage chorégraphique. Fixer les pas le plus tard possible, laisser les contours émerger d’un laisser-aller fécond et s’imposer d’eux-mêmes : la méthode McGregor exige néanmoins une concentration soutenue, précision et célérité dans l’apprentissage du mouvement. Ce jeune homme pressé n’en apprécie pas moins, deux mois par an, sa retraite africaine à Lamu au Kenya où il s’est aménagé un studio de danse et où il devient l’hôte.