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LAUREN LEE MCCARTHY

Lauren
J’essaie de devenir une version humaine d’Amazon Alexa, une intelligence domestique intelligente pour les personnes dans leur propre maison. Le spectacle dure jusqu’à une semaine. Cela commence par l’installation d’une série d’appareils intelligents en réseau conçus sur mesure (y compris des caméras, des microphones, des commutateurs, des serrures de porte, des robinets et d’autres appareils électroniques). Je surveille ensuite la personne à distance 24h/24 et 7j/7 et contrôle tous les aspects de son domicile. Je vise à être meilleur qu’une IA car je peux les comprendre en tant que personne et anticiper leurs besoins. La relation qui s’en dégage s’inscrit dans l’espace ambigu entre homme-machine et homme-humain.

Sabrina Ratté

Aliquis (extrait)
Aliquid est une vidéo à canal unique où le signal électronique est manipulé numériquement pour se matérialiser en chair synthétique. Atterrissant lentement sur une architecture de verre, cette substance indéfinie est déchirée par des arêtes vives et finit par se désintégrer en particules qui se répandent dans l’atmosphère.

Martin Backes

Music Automats
‘Music Automats’ est une installation sonore robotique autonome. La pièce est composée de plusieurs instruments robotiques, construits à partir d’instruments acoustiques, d’objets du quotidien, de moteurs, de composants électroniques, de pièces en bois et en métal. Des LED sur les instruments visualisent le son. Le résultat est un monde sonore futuriste entièrement automatisé qui est également visuellement unique en raison des instruments et des robots auto-construits. L’œuvre explore la co-évolution de l’homme et de la machine, un avenir dans lequel nous nous trouvons déjà.

ANTONI RAYZHEKOV AND KATHARINA KÖLLER

Somaphonie
Somaphonie est composé d’objets électroniques autogènes qui répondent aux stimuli et aux contrôleurs portables de biofeedback. Comme il est lié au pouls cardiaque, à la tension musculaire et au mouvement des interprètes, la composition visuelle audiovisuelle en temps réel est possible. L’artiste explore l’interdépendance entre les équipements numériques et les interprètes qui expriment le comportement et la relation cybernétique (cerveau artificiel) à travers ce projet.

CHANG FUNJU & HAN CHENGYEH

Jungle du Vide
Bai Ailin_VOID JUNGLE est une performance audiovisuelle numérique qui se déroule dans une installation d’éclairage immersive. Les faisceaux lumineux entraînés par le son sont combinés dans une variété de structures lumineuses géométriques grâce à des calculs de programme, combinant le champ sonore numérique et des chants chuchotés écrits par le créateur de musique électronique Han Chengye, donnant au public l’impression d’entrer dans un monde froid et sans fin mais plein. de tension émotionnelle.

Iannis Xenakis

ЯНИС КСЕНАКИС
ヤニス·クセナキス
Stratégie
per due Orchestre e due Direttori

Iannis Xenakis est né en 1922 (ou 1921), à Braïla (Roumanie), au sein d’une famille grecque. Il passe sa jeunesse à Athènes, où il achève des études d’ingénieur civil et s’engage d’abord contre l’occupation allemande, puis contre l’occupation britannique (guerre civile). En 1947, après une terrible blessure et une période de clandestinité, il fuit la Grèce et s’installe en France, où il travaille pendant douze ans avec Le Corbusier, en tant qu’ingénieur, puis en tant qu’architecte (Couvent de la Tourette, Pavillon Philips de l’Expo universelle de Bruxelles de 1958 – où fut donné le Poème électronique de Varèse – célèbre pour ses paraboloïdes hyperboliques). En musique, il suit l’enseignement d’Olivier Messiaen et, dans un premier temps, emprunte une voie bartókienne qui tente de combiner le ressourcement dans la musique populaire avec les conquêtes de l’avant-garde (les Anastenaria, 1953). Puis, il décide de rompre avec cette voie et d’emprunter le chemin de l’« abstraction » qui combine deux éléments : d’une part, des références à la physique et aux mathématiques ; d’autre part, un art de la plastique sonore.

Sabrina Ratté

Waterfall
Sabrina Ratté est une artiste vidéo établie à Montréal. Son travail est caractérisé par la création d’environnements virtuels générés par des signaux électroniques. L’électricité, comme matériel brute, est sculptée, manipulée et altérée numériquement pour renaître en une architecture vibrante et lumineuse. Ses oeuvres se situent à la limite de la science-fiction, à mi-chemin entre l’abstraction et le figuratif, l’utopie et la dystopie, l’architecture et le paysage. Elle travaille avec les divers aspects de la vidéo, tels que l’installation, le GIF animé, l’impression et la performance live.

Kurt Hentschlager

ZEE

Expérience immersive forte alliant approche méditative et implication physique, Zee s’inscrit dans le travail sur la représentation humaine et ses ressorts psychologiques poursuivi par Kurt Hentschläger. Une expérience qui se suit comme un véritable fil d’Ariane.Savez-vous vraiment ce que signifie faire l’expérience physique d’une œuvre numérique immersive ? Ceux qui ont eu la chance d’expérimenter le Feed de Kurt Hentschläger, plongée radicale au cœur d’une matière instable de brouillard artificiel dense, de lumières stroboscopiques et de fréquences sonores électroniques pulsatives répondront sans doute par l’affirmative. Pour les autres, l’épreuve de rattrapage ultime aura pour nom Zee, pièce rare et prolongement de Feed, présentée au Centquatre parisien dans le cadre de l’exposition Trouble Makers, fil rouge de Némo, le festival arts numériques d’Arcadi Île-de-France. Ancienne moitié du duo de défricheurs numériques extrêmes Granular Synthesis, Kurt Hentschläger cultive le goût des environnements déstabilisants et trouve dans Zee le dispositif déambulatoire idoine pour nous prêter au jeu. « Zee fait partie de la même série de travaux que Feed, mais en format installation », explique l’artiste autrichien basé à Chicago. « Zee fonctionne en mode huis clos, dans un espace totalement fermé. Dès que l’on entre, le brouillard est déjà là. Il remplit l’espace dans lequel vous êtes invitez à vous déplacer. Par rapport à Feed, où le public reste assis à un endroit précis, il y a donc davantage de flexibilité dans l’expérimentation du dispositif. Cette idée de déambulation dans l’espace induit un climat différent. C’est peut-être encore plus intimidant pour certains mais pour moi cela donne à Zee une connotation plus méditative. »Procéder à l’expérience nécessite véritablement de se prendre en main.

PHILIP GLASS

فيليب الزجاج
菲利普·格拉斯
פיליפ גלאס
フィリップ·グラス
필립 글래스
Филип Гласс
La Belle et la BêteGlass a eu l’idée de supprimer la bande sonore originale du film de Cocteau, y compris les voix des acteurs, pour replacer sa propre musique et les voix des chanteurs. Dans le but de faire correspondre à la perfection le chant avec les mouvements des lèvres des acteurs sur l’écran, il transcrivit l’intégralité des répliques et procéda à un repérage méticuleux afin que la musique épousât parfaitement l’image. Glass a ainsi chronométré chacun des mots des dialogues du film, par repérage électronique de la pellicule, et les a placés mathématiquement dans la partition puis a ensuite synchronisé musique et film à l’aide d’un ordinateur qui, chargé de trier les retards et les avancées des paroles dites et chantées, recalcula les signaux numériques de la bande audio sur le circuit numérisé du film.