lukas truniger

Déjà Entendu – An Opera Automaton
La structure du langage – musicale à l‘origine – est le point de départ de ce travail. Basée sur des textes et des mélodies d‘opéras inspirés par le mythe de Faust (l‘épopée de la curiosité humaine et de ses limites), l‘installation explore les contours sous-jacents du langage.

JOSEF SVOBODA

جوزيف سفوبودا
ЙОЗЕФА СВОБОДЫ
la traviata de verdi (Scenografia)
La technologie et la scénographie
Svoboda utilise les techniques de pointe en éclairage, en projection d’image et en mécanique de scène (scène cinétique) afin de s’affranchir des contraintes du lieu théâtral. La scène est pour Svoboda un instrument et un espace magique, lieu d’action de forces dramatiques, réelles, et non pas un espace illusionniste. La scénographie est une des disciplines de l’art théâtral, une composante de la mise en scène et un élément essentiel de la représentation. Elle doit donc d’être dynamique et se transformer dans le temps pour épouser l’action dramatique. La scénographie a un langage propre en tant que discipline à part entière. Svoboda apporte une contribution importante à ce langage par son travail sur la lumière et l’espace.
Lumière, matière et espace
Svoboda dit percevoir la lumière physiquement, et non pas simplement visuellement ; il trouve en elle l’inspiration pour son travail. Tout en reconnaissant son statut ” immatériel “, il la considère comme l’élément fondamental de la scénographie et la traite comme un matériau. D’abord formé en menuiserie, Svoboda affectionne particulièrement les matières brutes, notamment le bois. L’architecture représente pour lui, et ce dès son jeune âge, la somme des connaissances humaines. Formé en architecture d’intérieur, il s’intéresse à l’organisation de l’espace, à la rencontre scénique de l’architecture et du décor. Il privilégie les formes simples : la sphère, le cube et l’escalier. Svoboda croit que ” la mise en scène à l’italienne, bien qu’elle ne corresponde plus aux exigences des méthodes scénographiques actuelles, reste toujours la meilleure “.

Carlotta Bailly-Borg

A Liquid Company
Diplômée de l’École Nationale Supérieure d’Arts de Cergy, Carlotta Bailly-Borg a travaillé avec Marcelline Delbecq, Éric Maillet, Valérie Favre. À partir d’images préexistantes, Carlotta Bailly-Borg élabore un langage singulier aux accents surréalistes et développe ainsi une œuvre plastique où se télescopent des éléments empruntés à la mythologie, à la culture pop, au classicisme ou au document sportif. Carlotta Bailly-Borg procède sur le modèle du rhizome deleuzien où “tout élément peut affecter ou influencer tout autre”.

Rainer Gross

Abbeye de Noirlac
Ces installations sont avant tout des « sculptures ». En tant qu’objets, elles se découvrent tout d’abord à travers le prisme des sens, c’est-à-dire que leur perception dépend de la sensibilité de chacun face à leur tridimensionnalité et leur présence plastique, leur tactilité et qualité graphique, en tant que « dessin dans l’espace ». En même temps, le langage des formes retenues peut aussi renvoyer de façon discrète à un autre niveau de lecture, à savoir la représentation du caractère éphémère et instable de toute chose et de la futilité des actions humaines.

Evangelia Kranioti

Antidote

Dans l’Odyssée, Pénélope tisse parce qu’elle sait que l’accès au mythos (discours des hommes), lui est d’emblée fermé. Sa toile constitue alors un langage essentiellement féminin, qui sonde le rapport au temps et surtout à la mémoire, sans cesse menacée. Mais quelle toile pourrait «tisser» une Pénélope contemporaine à l’ère numérique? Quel désir, quelle obsession, quelle histoire pourrait-elle raconter ? C’est bien à elle que ce premier film brodé est dédié, ainsi qu’au fantasme d’Ulysse : Une femme espère le retour d’un homme qu’elle n’a pas revu depuis de longues années. Elle cherche son visage parmi d’autres, l’imagine, essaye de le reconstituer à travers la trame de sa toile et celle de sa mémoire.