Fleuryfontaine

Contraindre
Nous sommes tous et toutes prisonniers et prisonnières d’une nationalité, d’une condition sociale, d’un genre, d’une couleur de peau, auxquels la police et la répression d’État nous force à nous résigner. Ce film raconte comment souffrent les corps, sous les coups, la contrainte et l’humiliation. Le personnage de ce film parle de la répression policière en France, la place qu’il tient dans la société et ses efforts pour y échapper. Ses mouvements sont ceux de danseuses captées numériquement et réinterprétant des scènes d’agressions policières. Mis en regard avec la notion militaire de “théâtre d’opération”, et sans jamais que les agresseurs n’apparaissent à l’écran, cet ensemble mouvant édifie un portrait aux visages multiples, dont la souffrance est la somme de toutes les violences perpétrées par l’état français et sa police.

Vjsuave

Suaveciclo
File Festival
Vjsuave est Ygor Marotta et Cecilia Soloaga, un duo d’art des nouveaux médias, basé à São Paulo, au Brésil. Spécialistes de l’animation, de la projection en mouvement et du graffiti numérique, ils ont réalisé 4 courts métrages, «Run», «Homeless», «La Cena» et «Trip». Leurs principales performances sont: «suaveciclo» – un tricycle adapté pour projeter dans le rues, peinture en direct et animation avec ipad, performances audiovisuelles en direct, vidéo mapping et installations audiovisuelles spécifiques au site. Ils veulent communiquer l’amour à travers la lumière. Leurs performances sont poignantes, chaleureuses et personnelles, fabriquées à partir de supports dessinés et peints à la main, transformées en animation numérique, puis cartographiées par projection d’une manière qui semble donner vie aux rues de São Paulo. Les personnages dansent et courent à travers le paysage urbain, avec un mélange convaincant de mouvement simulé et de véritable projection en mouvement.

IEF SPINCEMAILLE

Clignotement inversé
Imaginez que votre tête soit capturée dans un appareil photo. Il fait complètement noir. Ce n’est que lorsque l’obturateur s’ouvre et se ferme que vous voyez le monde en un éclair. L’obturateur se déplace si vite que rien n’a le temps de bouger. Tout ce sur quoi vous pointez votre regard devient comme une photographie. Un souvenir. Quelque chose qui a été, mais qui n’est plus. Vous voyez les gens comme des personnages figés, des rues entières comme des moments intacts. La vie comme une sorte de spectacle. «Reverse Blinking» crée cette expérience. C’est un casque complètement fermé avec deux volets devant les yeux. Ils sont contrôlables par l’utilisateur. Le clignotement inversé fonctionne sur piles et peut être utilisé librement à l’intérieur ou à l’extérieur du musée. Il est préférable de l’utiliser là où il y a beaucoup de mouvement et de monde. «Reverse Blinking» fait partie d’une série d’œuvres d’art, à travers laquelle l’artiste essaie d’ajouter des effets vidéo et photographiques à notre façon naturelle de voir.

PETRA CORTRIGHT

HELL_TREE

Petra Cortright est une artiste Internet qui réalise des vidéos, des animations gif et des images fixes. Sa page d’accueil ressemble à une page html datée avec un tas de smileys et une liste de son travail: travail authentique, expérimental et nostalgique avec beaucoup de paillettes, d’étincelles, de collages et de personnages faisant des images. Tout au long du site Web, il y a des animations de souris amusantes, par exemple des étincelles qui suivent votre pointeur lorsque vous vous déplacez sur l’écran. Une autre chose intéressante est un cadre qui est attaché à votre pointeur afin que vous puissiez placer le cadre sur un portrait. Cortright a étudié à la Parsons School of Design de New York et au California College of the Arts de San Francisco. Aujourd’hui, elle vit et travaille en Californie. Elle a exposé à l’international dans des galeries telles que Gloria Maria Gallery (Milan) et Spencer Brownston (New York) entre autres. Récemment, Cortright a exposé avec sa série SO WET à la Preteen Gallery de Mexico.

Van Grimde Corps Secrets

Eve 2050
Nous sommes en 2050, dans un monde ou être humain ne signifie plus la même chose. Les avancées technologiques et biomédicales des 30 dernières années ont bouleversé le statut du corps et redéfini les identités. Certains humains ont embrassé les progrès technologiques, jusqu’à augmenter leurs corps avec des dispositifs artificiels. D’autres ont préféré s’hybrider avec d’autres espèces, faisant du biologique et du vivant leur technologie à eux. D’autres encore chérissent et honorent le corps originel, refusant toute modification corporelle ou n’ayant pas les moyens de s’augmenter. La web série Eve 2050 nous emmène au cœur de ce monde étonnant à travers 5 épisodes qui suivent le parcours d’Eve. Personnage symbolique, de toutes origines culturelles, à la fois enfant et adulte, homme, femme, transgenre, être de chair, virtuel ou artificiel. Eve 2050 propose un voyage inédit vers les corps et les êtres de demain.

DANIEL FIRMAN

Дэниел Фирман
丹尼尔·菲尔曼
دانيال فيرمان

Explorant sans cesse le territoire de la sculpture, Daniel Firman met en scène des personnages anonymes et des éléments du quotidien dans des situations à l’équilibre précaire. La société de consommation est évoquée à travers des empilements hétéroclites sur des personnages qui n’ont pour identité que leurs prénoms et dont le visage est systématiquement caché. Oeuvres souvent spectaculaires, ses sculptures se sont allégées avec le temps, parallèlement à son intérêt croissant pour la danse et la gestuelle

LOLA DUPRE

ЛОЛА ДЮПРЕ
ロラ·デュプレ
萝拉杜普雷
ولا دوبري
FROM WIKTOR FOR UMAG WITH PHOTOGRAPHER KRISTIINA WILSON #4

Seth a réalisé dans cette pièce, très petite, ce qui le rend d’autant plus impressionnant, l’un de ses immenses personnages, qui s’évade la tête dans un arc-en-ciel. L’effet de profondeur sur les cercles concentriques et la douce lumière qui vient de la fenêtre parachèvent cette superbe réalisation.

SETH

Seth a réalisé dans cette pièce, très petite, ce qui le rend d’autant plus impressionnant, l’un de ses immenses personnages, qui s’évade la tête dans un arc-en-ciel. L’effet de profondeur sur les cercles concentriques et la douce lumière qui vient de la fenêtre parachèvent cette superbe réalisation.

Marie Hudelot

J’ai réalisé cette série de photographies argentique dans une volonté de construire un ensemble de portaits symboliques en m’inspirant des différents attributs de mon héritage familial partagé entre orient et occident, et plus précisemment entre la France et l’Algérie. Traitée à la manière de la tradition picturale des natures mortes, j’ai choisi de mettre en avant des personnages au visage recouvert, où la nature et différents objets significatifs de rites et coutumes prennent l’ascendant sur l’individu dans une réinterprétation de la transmission.

MATT PYKE

Мэтт Пайк
Supreme Believers

Sur l’écran de 25 mètres, des images très grand format de danseurs traversent l’espace immaculé. Ils luttent avec acharnement contre un ouragan infernal, matérialisé par des formes numériques arrachées au corps du danseur. On ne sait ce qu’il veut, gracieux et fragile, mais on comprend son besoin impérieux d’atteindre l’autre bout de l’écran. « J’aime le côté Sisyphe du personnage. Son incapacité à renoncer, s’amuse Pyke. Nous avions juste construit un plan incliné pour donner l’illusion que le danseur lutte contre le vent, alors qu’il ne fait que rechercher son équilibre. Je suis resté très old school. »

KURT HENTSCHLÄGER

Cluster

CLUSTER, la dernière génération d’œuvre audiovisuelle 3D en temps réel de Kurt Hentschläger, se focalise sur le comportement collectif (psychologie, interactions) et plus particulièrement sur le phénomène de foule. La configuration est simple, voire absurde : des personnages humains en 3D apparaissent, comme un banc de poissons. Dans la chorégraphie en apesanteur de CLUSTER, les êtres humains semblent être des particules anonymes, une masse amorphe sous impulsion, un nuage de matière trouble faite de morceaux de corps et de lumière. Visuellement, l’œuvre alterne entre des formes abstraites et réalistes.Par sa nature générative jamais complètement prévisible, CLUSTER, décrit un méta-organisme à caractère irrévocablement anti-individualiste. Alors que les personnages ont une forme humaine, leur comportement ne l’est pas, ce qui empêche la naturelle identification du public à ses alter-egos présumés. Le dispositif informatique permet de définir la nature et le champ de l’action tandis que l’artiste canalise et orchestre les forces en présence.L’œuvre tire son ambiguïté à la fois de ses éléments répétitifs et rythmiques, ainsi que de ses structures « naturelles » improvisées. La majorité des sons de CLUSTER, est produit par les événements qui animent l’œuvre : mouvements et comportements des masses, changements de lumière. Une grille rythmique lie chaque parties entre elles, ce qui donne une impression de pulsion. Les basses fréquences sous les spectateurs et les hautes fréquences les surplombant, encadrent les sons générés par les événements.

MARIN MAGUY

Маги Марин
マギー・マラン
May B
May B, chorégraphié par Maguy Marin en 1981, n’en finit pas d’être. Plus de cinq cents représentations à ce jour. La pièce, étrange ballet-théâtre d’humains aux masques plâtreux fait le tour du monde depuis près de trente ans. Sans doute un fond de commerce pour la compagnie. Mais au-delà, cette pièce inspirée par l’oeuvre de Samuel Beckett est devenue un morceau culte d’anthologie de la danse contemporaine. May B est à nouveau en tournée à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain.“Ce travail sur l’œuvre de Samuel Beckett, dont la gestuelle et l’atmosphère théâtrale sont en contradiction avec la performance physique et esthétique du danseur, a été pour nous la base d’un déchiffrage secret de nos gestes les plus intimes, les plus cachés, les plus ignorés. Arriver à déceler ces gestes minuscules ou grandioses, de multitudes de vies à peine perceptibles, banales, où l’attente et l’immobilité “pas tout à fait” immobile laissent un vide, un rien immense, une plage de silences pleins d’hésitations. Quand les personnages de Beckett n’aspirent qu’à l’immobilité, ils ne peuvent s’empêcher de bouger, peu ou beaucoup, mais ils bougent. Dans ce travail, à priori théâtral, l’intérêt pour nous a été de développer non pas le mot ou la parole, mais le geste dans sa forme éclatée, cherchant ainsi le point de rencontre entre, d’une part la gestuelle rétrécie théâtrale et, d’autre part, la danse et le langage chorégraphique” explique Maguy Marin.