Olivier Ratsi – Antivj

Onion Skin
Principalement basé sur l’expérience de la réalité et les représentations de la perception de l’espace, Olivier Ratsi considère la réalité objective, le temps, l’espace et la matière comme des notions d’information intangibles.
Son travail consiste à concevoir des processus de discontinuité avec ces notions afin de pouvoir partager avec le spectateur un autre point de vue.
Par le biais de ce processus, Ratsi crée une cassure dans cette réalité objective, altérant notre perception du réel.
Toutefois cette cassure significative et perturbante est assez modérée afin de ne pas priver le spectateur de sa capacité subjective de reconstruction/reconstitution de la réalité, via son expérience et sa propre culture. Le processus de création basé sur la déconstruction des repères spatio-temporels et les dispositifs utilisant la technique de l’anamorphose, développée au cours de ses recherches, jouent principalement le rôle de déclencheurs d’émotions, qui n’ont pas seulement pour but de montrer ce que peuvent être les choses autrement, mais plutôt de questionner leurs références.

FUSE

Falin Mynd
Falin Mynd est une installation audiovisuelle dédiée à la ville de Milan qui s’inspire du concept de l’image latente dans le champ photographique: une empreinte invisible laissée par la lumière sur le film qui ne se révèle qu’après son développement. De même, les données générées par les habitants et les visiteurs de la ville de Milan produisent des paysages numériques abstraits, laissant une trace de leur analyse et interprétation en temps réel. De cette manière, le travail rend visible le lien indissoluble entre l’individu et la communauté, soulignant comment les deux entités s’influencent mutuellement en changeant la perception de la réalité qui nous entoure faite de lieux, de personnes, de couleurs et de sensations. Les données constituent ainsi une image invisible de la ville, une carte de ce qui n’est pas manifeste et qui se révèle dans Falin Mynd.

OLIVIER RATSI

Perspective du cadre
Mesurant 30m x 30m x 2,4m et doté de lumières LED et de 8 canaux audio, Frame Perspective transforme un espace caverneux à la Maison de la Région. A des dates précises tout au long du festival Constellations, Ratsi a préparé un programme lumière dans l’espace, accompagné d’une composition sonore interprétée par Thomas Vaquié (voir le programme du festival pour plus de détails). Frame Perspective poursuit l’interrogation de Ratsi sur la réalité à travers la création d’espaces exploratoires et périphériques. Les formes répétitives de l’installation créent de nouvelles dimensions dans la Maison de la Région, interrompant les lignes de l’architecture. Pendant ce temps, la composition des lumières et des sons en interaction perturbe les textures sonores et visuelles de l’espace et résonne avec le visiteur sur des fréquences inexplorées. L’effet est de plonger le visiteur dans un environnement fluctuant qui relie les technologies numériques aux espaces physiques et soulève des questions sur la façon dont la réalité est construite et vécue dans les domaines numérique, physique et autres.

DIRK KOY & BILD UND BEWEGUNG

Espace aérien
En 2016, Dirk Koy a fondé le studio de motion design et de film expérimental «Dirk Koy Bild und Bewegung». Dans son travail, il utilise différentes technologies (drones / animation 2D et 3D / photogrammétrie / AR / VR) pour créer des images numériques en mouvement. Il explore l’interface entre réalité et virtualité et recherche également la composante picturale dans le contexte numérique. L’expérience joue un rôle central.

BRIAN ENO & PETER CHILVERS

Floraison
N’exigeant aucune compétence musicale ou technique, l’application Bloom égalitaire et conviviale a permis à toute personne de tout âge de créer de la musique, simplement en touchant l’écran. Partie instrument, partie composition et partie illustration, les commandes innovantes de Bloom ont permis aux utilisateurs de créer des motifs élaborés et des mélodies uniques en touchant simplement l’écran. Un lecteur de musique générative a pris le relais lorsque Bloom est resté inactif, créant une sélection infinie de compositions et les visualisations qui les accompagnent. Cette version utilise la réalité mixte avec HoloLens.

Tabor Robak

Blossom
l’artiste explore une réalité numérique secondaire, rendue dans ce qu’il appelle une «esthétique de tutoriel Photoshop» ou une «esthétique d’économiseur d’écran de bureau». Ses environnements méticuleusement produits et filmés sont bricolés à partir de sources à la fois échantillonnées et modélisées à la main. Les œuvres sont appropriatives, tant dans leur objet que dans leur esthétique, en utilisant des éléments achetés puis édités pour ses besoins.

Mathieu Rivier

Panorama Augmente
Le projet du Panorama augmenté souhaite ici valoriser la richesse des représentations panoramiques de Morat et alentours au fil des siècles. En effet les représentations des paysages autour de Morat sont nombreuses et très emblématiques de la région. Les détails, la richesse des différents supports (gravure, peinture…) sont les derniers témoins d’une époque révolue. Leur format n’est pourtant pas souvent optimal pour une consultation de la part du spectateur : étant des représentations très allongées, sur feuille, ces derniers sont encadrés sur un mur et peuvent atteindre de grandes dimensions. De ce fait l’espace physique nécessaire à leur consultation n’est souvent pas compatible avec la réalité de l’espace physique qu’un musée peut mettre à disposition. La solution de numérisation de ce patrimoine tend à pallier à se problème mais la distance entre le spectateur la consultation virtuelle crée une distance évidente.

Jesper Just

CORPORÉALITÉS
Corporealités is a large-scale work exploring the autonomy of ballet through the immersive elements of sculpture and video. At the heart of a piece is Just’s film, displayed across a series of LED-panels strewn about the space, where close up shots of dancers from the American Ballet Theatre show their bodies affixed to electrotherapy patches. As the muscles displayed on the panels contract, notes of Fauré’s Op. 50 seem to play in tandem, providing an ominously invisible link between the film and physical space.

MIGUEL CHEVALIER

Мигель Шевалье
ミゲル·シュヴァリエ
מיגל שבלייה
미구엘 슈발리에
Power Pixels
L’exposition Power Pixels se compose de deux installations de réalité virtuelle génératives et interactives : Complex Meshes 2020 et Oscillations 2020, oeuvre présentée pour la première fois au public. Oscillations 2020 permet une visualisation graphique en 3D de la musique de Michel Redolfi. Une forme d’onde se génère en temps réel selon les fréquences et les amplitudes de la musique. Ces spectres sonores des différents sons de la musique génèrent des paysages imaginaires à l’infini. Image et musique se répondent dans une fusion de nature émotionnelle qui participe à une véritable synesthésie.

Mathieu Merlet Briand

Google red marble

Digital native et issu d’une famille d’agriculteur, Mathieu s’intéresse à l’influence des technologies sur la perception de notre réalité contemporaine. Il s’interroge sur la matérialité d’internet et ses représentations. Il cherche à traduire l’expérience du web surfer, l’imagination de l’internaute face à ce flux infini d’informations.
Dans ses projets se dégagent de façon récurrente des questions environnementales. Inspiré par la lecture de l’essai philosophique d’Ariel Kyrou « Google God » de 2010, il interroge cette image presque divine associés aux géants du web.
Il utilise comme médium les big datas. Via ses algorithmes qu’il développe, par des processus de recyclage et des analogies à la nature, il façonne des flux de données afin d’en créer des matérialisations tangibles. Abstractions, reliques, cristallisations ou fragment du World Wide Web, son travail protéiforme se matérialise principalement en sculptures et installations multimédia.
Influencé autant par l’histoire de l’abstraction, les artistes du Land Art, que par les Nouveaux Réalistes, ses créations sont associées au Culture Digital, au mouvement Post-Digital ou Post-Internet Art.

 

esjieun

serie ligne et performance 1

L’artiste coréenne Esjieun Kim développe dans son travail la thématique commune de la ligne. Inspirée par la calligraphie de son père et par l’attachement à la tradition picturale orientale de sa mère, elle étudie la ligne sous l’aspect sémantique, poétique et abstrait.En partant de l’image de ligne comme représentation du monde et de l’environnement, notamment par la cartographie, la géolocalisation, le chemin et la frontière, elle s’adresse à des données inventées, auxquelles le tracé donne une réalité. L’invisible tangible prend alors une place centrale dans sa démarche artistique.Tout comme le land art interroge l’empreinte de l’Homme dans la nature, Esjieun Kim explore l’empreinte comme la mémoire de mouvement, et la ligne comme le symbole de trajectoires de l’humain dans les mondes qui l’entourent.

LORI HERSBERGER

Geist No.15

“L’art de Lori Hersberger met l’accent sur l’opposition entre le monde de l’illusion et celui de la réalité, tout en faisant allusion à l’espace qui les sépare. En ce sens, ses œuvres sont à la fois sublimes et grotesques – une combinaison qui est également clairement exprimée dans ses expositions actuelles “Lori Hersberger

Alex Lysakowski

Antistructure
L’artiste visuel canadien s’approprie le réel en lui donnant des aspects grandiose et grotesque. Dans sa récente série «Antistructure», Alex Lysakowski basé à Mississauga, au Canada, nous propose de découvrir des bâtiments industriels, des automobiles, mais aussi des monuments devenus invraisemblables grâce à la magie de la retouche photo. «Je crée des images avec des interactions structurelles surréalistes et étranges au sein de paysages banals. J’évite ainsi un espace de transition entre la réalité et la fiction, tout en conservant le réalisme dans l’atmosphère de l’image», indique-t-il.

Ambera Wellmann

Ambera Wellmann maîtrise comme aucun autre la capacité à déformer la réalité et à produire de l’ absurdité et du ridicule dans les objets de tous les jours. Les réactions à ses œuvres se situent quelque part entre le dégoût et le rire. De manière habile elle change la perspective des objets dans un nouveau contexte et réussit à jouer avec la perception et les attentes de son public. Ses peintures se concentrent sur des questions importantes telles que la sexualité et la sensation de son corps avec des objets aussi simples que des bananes.

REINOUD OUDSHOORN

Reinoud Oudshoorn gebruikt perspectief, afkomstig uit de illusionaire taal van de schilderkunst en gebruikt die in zijn beelden. Op die manier wil hij een brug slaan tussen de ruimtelijke illusie van het platte vlak en de concrete realiteit van het driedimensionale beeld Oudshoorn’s beelden ontstaan vanuit het staren en kijken naar een wit vlak, dat geleidelijk in een ruimte verandert. Daaruit komen tekeningen voort. De keuze voor een materiaal hangt samen met de gekozen tekening en met de technische mogelijkheden: ijzer verwijst naar grafiet, hout is interessant vanwege de lijnen van de nerf, matglas geeft diepte. Een schilderij is hem teveel een illusie en een driedimensionaal beeld teveel realiteit.

Saskia Edens

Atterrissage
«Atterrissage» évoque, par le processus de fonte des chaussures en glace, la disparition de l’élément intermédiaire entre pied et sol dont j’ai exploré des variations dans de précédents projets. Prenant pour contexte le tarmac de l’aéroport de Genève, l’aboutissement de ce processus de disparition est l’atterrissage du pied nu au sol. Cette action minime et subtile paraît d’autant plus dérisoire dans ce contexte mais en même temps la similitude des traces d’avion et de celle de la fonte accentue l’adéquation du lieu avec l’objet. La fonte de la glace dure en réalité trente minutes, par l’accélération de la vitesse de la vidéo la fonte se voit à vue d’oeil tout comme l’évaporation de la trace.

SUSANNA HESSELBERG

СУСАННЫ ХЕССЕЛЬБЕРГ
Les photographies de l’artiste suédoise sont rares. Elle produit peu car chaque pièce est une mise en scène éphémère et minutieuse dont la seule trace est le cliché lui même. Elle recrée une réalité ayant l’humain pour sujet, la plupart du temps sans visage et toujours dans des positions incongrues ou absurdes. – «Nature lover II», 2002.

Jonathan Monk

All The Possible Combinations Of Eight Legs Kicking
Intégrant mouvement, performance et imagerie, l’exposition explore les idées derrière le temps et la séquence, tandis que Monk interroge subtilement la compréhension du spectateur du passage du temps. Avec “Toutes les combinaisons possibles de coups de pied de huit jambes (une à la fois)” (2012-2013), Monk démontre la contrast entre la réalité clinique du temps et notre réaction spontanée. L’œuvre est une représentation littérale de son titre – car les jambes ont été programmées pour donner un coup de pied dans toutes les séquences possibles, soit un total de 40320 séquences différentes qui prennent plus de 177 heures à terminer. Contrairement à cette démonstration objective, le geste de donner des coups de pied est assez explosif, imitant les mouvements d’un danseur de cancan, et c’est cette explosion d’émotion qui met en évidence le suspense qui existe tout au long de l’œuvre. Alors que le spectateur est conscient que les jambes sont spécifiquement programmées pour donner un coup de pied à un moment précis, l’heure précise à laquelle cet événement se produit n’est pas donnée, créant une sorte de jeu de devinettes où le spectateur tente de prédire quand chaque coup de pied se produira, à chaque fois. individu ayant sa propre idée du moment où cela se produira.

Du Zhenjun

Babel
Le premier synonyme de trouble qui apparaît dans le dictionnaire est babel, avec une lettre minuscule
Du Zhenjun transforme le monde en une nouvelle tour de Babel, mais ne pensez-vous pas que cette Terre l’est déjà? N’y a-t-il pas déjà trop de désordre, d’injustice et d’incompréhension?
Le premier synonyme de trouble qui apparaît dans le dictionnaire est babel, avec une lettre minuscule. Toutes les conséquences de la confusion voulues par Dieu ne sont pas non plus ici, comme pour justifier cet adjectif. Nous incarnons la fierté et la suprématie sur le monde, la même qu’Il voulait que nous habitions.
Dans les images proposées par Du Zhenjun on observe une composition standard: au centre il y a toujours une interprétation de la Tour, des formes variées, des structures variées, des visions variées. Puis une atmosphère grise plane tout autour, l’atmosphère de la réalité. Une masse de choses, de personnes et de bâtiments. Ce sont des parties de photographies, ou plutôt de reportages journalistiques, de guerre et plus encore.
On n’identifie pas l’origine de la source lumineuse, elle est dans l’air: tout est éclairé, comme dans les estampes composites de la fin du XIXe siècle, ancêtres du photomontage.

Silvio Zangarini

Stairs
J’ai un diplôme en arpentage et j’ai étudié l’esthétique et la philosophie à l’Université. Franco Vaccari est mon mentor intellectuel et sa théorie de l’inconscience technologique mon credo. Je recherche ce que je suis inconsciemment incapable de voir dans la réalité, tout comme chez moi. Je parle avec mon appareil photo car il exprime un langage plus complexe. Chaque photographie révèle quelque chose que je ne savais pas. Chaque image est une révélation et révèle une nouvelle perspective. Je suis intrigué par ces épiphanies et je les recherche en jouant avec les déformations photographiques. Je dialogue avec de nouvelles réalités, de nouveaux sujets, et change constamment de position d’interlocuteur. La dialectique est rafraîchie chaque fois que quelqu’un regarde mes créations. L’épiphanie se reproduit et je vois quelque chose dans l’image dont je n’étais pas au courant. Mon travail est herméneutique, ambigu, ouvert. Je ne crois pas à l’immédiateté photographique. Il n’y a rien de stable dans la réalité et mon appareil photo a l’intention de capturer cette condition. Mes distorsions anamorphiques reflètent mon besoin existentiel de révélations. Ils m’offrent un moyen de regarder le royaume différemment. La photographie révèle de nouvelles perspectives, de nouveaux lieux, ouvrant des circonstances inattendues et révélant des personnalités inconnues. Les perspectives ouvrent des dialogues. Les dialogues posent des questions. Et j’explore leur complexité intrigante.

Lionel Estève

Circulation rouge

L’œuvre de Lionel Estève se situe à la croisée du dessin, de la sculpture et de l ‘installation. L’informel et la fragilité, qui caractérisent ses œuvres, éveillent notre perception d’une réalité infinie en dévoilant un espace palpable, presque tactile. Son travail joue sur l’espace, les couleurs et la perception sensorielle.
Ces œuvres rappellent l’intérêt de l’artiste pour les énergies créatrices et leurs captations.
Artisan, chercheur, Lionel Estève déploie matières, lignes, couleurs dans l’intervalle du perceptible et de l’imperceptible

PIERRE HUYGHE

皮埃爾·於熱
ピエール·ユイグ
des réalités basées sur des récits inventés ou un contraste donné à des récits parallèles pour indiquer l’existence de réalités multiples produites par la perception et l’interprétation subjectives de différents narrateurs et récepteurs.

THILO FRANK

the phonenix is closer than it appears
L’artiste allemand Thilo Frank a développé ce projet qu’il appelle “Le Phénix est plus proche qu’il n’y paraît”, une installation dont la dimension est de 4 x 4 x 8m et se compose d’une structure faite de miroirs et de cristaux, à la fois à l’extérieur et à l’intérieur, à la recherche de la distorsion de la réalité issue de l’agrandissement ou de la déconstruction de l’espace.A l’intérieur du cube, les gens peuvent expérimenter une sorte de désorientation en devenant le point focal spatial en étant entouré de leurs propres réflexions physiques dans la pièce environnante le corps du spectateur pour devenir une réflexion imaginaire et hallucinante.

MARKUS HOFER

TOUR DE LA REALITÉ

MICHAEL JOHANSSON

Майкл Йоханссон
マイケル·ヨハンソン
Triptych (detail)

“Le génie se fait de chaque nécessité une inspiration” écrivait Sainte-Beuve, fin critique littéraire du XIXème siècle. Si l’on en croit le célèbre commentateur, c’est en jouant aux jeux vidéos, contraint et forcé, que Michael Johansson, artiste suédois, a eu l’idée de ces installations. Découverte en images.Comment occuper l’espace public ? Comment s’approprier les confins des villes par des installations qui attirent l’oeil et qui font sourire ? Les street-artist innovent constamment et peuplent les rues d’oeuvres originales. De l’art post-moderne, plein de références et surtout gratuit. Dans ce mouvement qui dépasse désormais le simple graffiti, certains sortent du lot. Par la qualité graphique, bien sûr, mais surtout grâce à un idée novatrice qui parle au plus grand nombre. C’est le cas de Michael Johansson.Artiste suédois, il s’amuse à faire de Tetris une réalité physique. Que des collages ? Non, ce dernier se parre des habits de sculpteur, utilise des matériaux laissés à l’abandon et emboite réellement des objets chinés à droite à gauche pour leur donner une seconde vie. Figés cette fois-ci dans une oeuvre qui néglige leur utilité première.