Éric Sadin

Globale Surveillance
Nous vivons dans un monde sous surveillance : plus personne n’oserait en douter. Mais quelle forme prennent aujourd’hui les nouveaux dispositifs de contrôle et en quoi sont-ils différents des pratiques du siècle dernier ? Comment modifient-ils notre rapport au monde et aux autres ? Vont-ils jusqu’à menacer le droit à la vie privée ? Globale Surveillance dresse une zone spatiale hypersurveillée, à l’intérieur de laquelle acteurs et spectateurs sont soumis à quantité de procédures de traçabilité rendues visibles, a contrario de nombreux mécanismes quotidiennement à l’œuvre et marqués par le phénomène angoissant de l’invisibilité.

Bill Vorn & Louis-Philippe Demers

루이 필립 멀스
Луи-Филипп Демерс
Inferno

“Inferno” est un projet de performance robotique inspiré par la représentation des différents “niveaux de l’enfer”, la particularité de ce projet réside dans le fait que les différentes machines faisant partie du spectacle seront installées sur le corps même des spectateurs.

Joanie Lemercier and James Ginzburg

Nimbes
L’artiste Joanie Lemercier, spécialiste des arts audiovisuels, a INSTALLÉ au SAT de Montréal (Society for Arts and Technology), des oeuvres visuelles et auditives immersives qui surplombent et entourent les spectateurs à 360°. Pour réaliser celles-ci, il a utilisé la technologie numérique, des lasers et appareils de projection. L’exposition « Nimbes » dure une quinzaine de minutes, et guide le spectateur à travers un univers virtuel parsemé de constellations, de paysages naturels et d’immeubles qui s’effondrent. C’est le fruit d’un travail considérable, qui mêle savamment photographies et images de synthèse.

KURT HENTSCHLÄGER

Cluster

CLUSTER, la dernière génération d’œuvre audiovisuelle 3D en temps réel de Kurt Hentschläger, se focalise sur le comportement collectif (psychologie, interactions) et plus particulièrement sur le phénomène de foule. La configuration est simple, voire absurde : des personnages humains en 3D apparaissent, comme un banc de poissons. Dans la chorégraphie en apesanteur de CLUSTER, les êtres humains semblent être des particules anonymes, une masse amorphe sous impulsion, un nuage de matière trouble faite de morceaux de corps et de lumière. Visuellement, l’œuvre alterne entre des formes abstraites et réalistes.Par sa nature générative jamais complètement prévisible, CLUSTER, décrit un méta-organisme à caractère irrévocablement anti-individualiste. Alors que les personnages ont une forme humaine, leur comportement ne l’est pas, ce qui empêche la naturelle identification du public à ses alter-egos présumés. Le dispositif informatique permet de définir la nature et le champ de l’action tandis que l’artiste canalise et orchestre les forces en présence.L’œuvre tire son ambiguïté à la fois de ses éléments répétitifs et rythmiques, ainsi que de ses structures « naturelles » improvisées. La majorité des sons de CLUSTER, est produit par les événements qui animent l’œuvre : mouvements et comportements des masses, changements de lumière. Une grille rythmique lie chaque parties entre elles, ce qui donne une impression de pulsion. Les basses fréquences sous les spectateurs et les hautes fréquences les surplombant, encadrent les sons générés par les événements.