Bertrand Lamarche

le terrain ombelliférique

Bertrand Lamarche  le terrain ombelliferique

source: macvalfr

Les œuvres de Bertrand Lamarche sont souvent des projets, des propositions qui pourraient être faites aux urbanistes à titre expérimental. Partant d’un lieu et de son usage, il imagine des recyclages, de nouvelles utilisations possibles, qui influent sur le paysage et les habitants. Ses modes d’emploi sont simples et utopiques, ancrés dans une vision poétique de la ville, où l’homme est évoqué en creux, par son absence.

En 1994, Bertrand Lamarche conçoit de planter sur un grand terrain vague un jardin de berces du Caucase. Variété rare de la famille des ombelles, la berce du Caucase a pour particularité sa taille, puisqu’elle peut atteindre trois mètres de haut. À part son échelle remarquable, la plante a les mêmes caractéristiques que toutes les autres ombellifères : elle possède des fleurs blanches se terminant en ombelles et dont le contact peut provoquer de fortes brûlures. Les variétés les plus familières en sont le persil et la carotte, la plus évocatrice la ciguë… D’où les précautions prévues par l’artiste telles que filet recouvrant les plantes, combinaisons pour les promeneurs.

Le passage au mode virtuel permet à Bertrand Lamarche une vision renouvelée de sa proposition. Cette promenade est un long travelling de trente-deux minutes au milieu des berces. La bande sonore accompagnant la déambulation semble générée par le mouvement faussement aléatoire de l’image. Un graphisme très poussé met en valeur la structure complexe de la plante par des jeux de transparences. Pourtant, souhaitant échapper à trop de réalisme, Lamarche choisit le noir et blanc et n’impulse aucun mouvement au feuillage.

On se prend à imaginer les dédales de cette étrange forêt, projetée à échelle humaine, constituée d’une seule espèce. Îlot dans la ville, elle pose la question du jardin d’agrément, du parc public et de l’usage qu’on peut en faire. Herbe des chemins, mauvaise herbe par excellence, la berce du Caucase porte en elle le danger, voire l’hostilité. Une expérience inédite s’offre au spectateur, qui est aussi l’usager « potentiel » de ce lieu.

Bertrand Lamarche a découvert la berce du Caucase il y a plus de dix ans dans un jardin botanique. Elle est devenue au fil du temps un repère, une forme de prédilection. La plante est mise en abîme, représentée, schématisée, comme elle l’avait aussi été par Emile Gallé à l’époque de l’Art nouveau et de l’Ecole de Nancy. Le projet de terrain ombelliférique jamais concrétisé laisse aujourd’hui place à une promenade imaginaire, poétique et épurée. Déréalisée par la radiographie, la plante n’en est que plus inquiétante et onirique.
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source: interiorscreationfr

Bertrand Lamarche crée des maquettes et des documents photographiques. Débutant son œuvre par des travaux sur le paysage, avec l’observation de la vue du Viaduc JFK à Nancy, il s’est ensuite intéressé aux phénomènes météorologiques tels que les tornades et les vortex. Une autre partie de son œuvre est centrée autour de l’auteur-compositrice-interprète britannique Kate Bush.
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source: digitalarti

BERTRAND LAMARCHE travaille à la fois sur le réel et l’irréel depuis les années 90. Au fil des décennies, il a pris comme objet aussi bien des paysages urbains (le site ferroviaire de Nancy pour The Fog Factory) ou des artefacts sonores (Looping (Kate Bush Remix), des procédés cinématographiques et des phénomènes climatiques… Protéiformes, ses œuvres ressortent, selon ses projets, de l’installation, de la vidéo, de la sculpture ou de la vidéo; tout en faisant appel, par exemple, à des matériaux de récupération, de la fumée et des distorsions lumineuses Né en 1966 à Paris, Bertrand Lamarche est diplômé de l’École nationale supérieure d’art de la Villa Arson à Nice. Il est représenté par la Galerie Jérôme Poggi (Paris). Nominé au prix Marcel Duchamp en 2012, son travail a été montré dans de nombreuses institutions dont le Palais de Tokyo (Paris), le Centre Pompidou (Paris), la fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, Thread Waxing Space (New York), la Biennale de Montréal (CA), le CCC de Tours… Ses œuvres sont également présentes dans plusieurs collections publiques et privées parmi lesquelles le Centre Pompidou, MAC/VAL, FRAC Centre, Les Abattoirs de Toulouse, Agnès B, Le Plateau, Musée des Beaux-Arts de Nantes…
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source: galeriepoggi

Born in 1966 in Paris, where he lives and works.
Exploiting spatial and distortions, Bertrand Lamarche proposes a group of sculptural hypotheses that are at once ecstatic and conceptual. His work is rooted in the amplification and the potential for speculation of figures that have featured regularly in his oeuvre for nearly 20 years : the city of Nancy, Kate Bush, meteorology, giant umbellifers, revolving lights, tunnels, record decks. A large proportion of his oeuvre is characterized by a desire for subjectivation and appropriation, sometimes almost demiurgic, of various areas or figures of reality (The Rotor, The Model). Through modelling, the artist takes over these
entities, developing a set of propositions that unsettle viewers because they are generated by looping (Looping, Interview with Kate Bush), or present a mise-en-abyme (Lobby, A Hole in the Screen, La Réplique,Tore), or result from a loss of reference points in space-time (Double Time House, Cosmodisco) and/or distortions in scale (Le terrain Ombelliférique, Vortex).

Not necessarily employing video or mechanical means, his pieces evince a resolutely empirical approach to studio work whence the piece emerges in successive experimental phases through its intrinsic processes of realization. His is a formally complex and diversified corpus, including as it does installation (Le Paratonnerre, Map), photography (Vue du Viaduc John Kennedy, Théorie de la jeune fille), digital video (Le Terrain Ombelliférique),performance (Vortex), sculpture (Le Haut du lièvre, La Maison Cosmique), and audio pieces (Try Me). His works can be viewed as events or stages in a more global fiction/script that sanctions the permeability of the pieces between each other, as well as an organic form of genealogy. In this respect, the work on the Nancy site is significant for the rudimentary cinematographic processes it uses and for the series of successive scenarios it comprises, as in The Fog Factory, Autobrouillard, Cyclocity, or Methendal…

Nominated for the Marcel Duchamp Prize in 2012, his work has been shown in many institutions, including the Palais de Tokyo, the Centre Pompidou, the Pierre Bergé-Yves Saint Laurent Foundation, the Boghossian Foundation, the CCC, Tours, the FRAC Centre, the FRAC PACA, the Thread Waxing Space, the Anthology Film Archives, the Montreal Biennale… His works feature in many collections, among which: the Fonds National d?Art Contemporain, the Centre Pompidou, the MAC/VAL, the Frac Centre, the Abattoirs in Toulouse, the Musée d?Art Contemporain in Rochechouart, the Plateau FRAC Ile-de -France, the Musée des Beaux-Arts in Nantes, Agnès b., etc. His works were exhibited by the Poggi gallery at India Art Fair, New Delhi in 2014.
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source: bertrandlamarche

Bertrand Lamarche was born in 1966, he lives and works in Paris. He is represented by the Jérôme Poggi Gallery, Paris.

Graduated from La villa Arson Nice, his works were shown in several exhibitions including La Galerie (Noisy le Sec), Le Confort Moderne (Poitiers), Palais de Tokyo (Paris), Centre Pompidou (Paris), Nuit Blanche at the Foundation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent (FR), Thread Waxing Space (NY), the Anthology Film Archives (NY), the Biennale de Montreal (CA), museum of Fine art Nantes, Nancy, the modern and contemporary art museum Les Abattoirs (Toulouse), Center for contemporary Création (CCC Tours), FRAC Centre (Orléans), International Center of Art and Landscape in Vassivière…

His works are part of several public collections in France such as The Musée National d’art Moderne – Centre Pompidou Paris, FRAC Ile de France, Les Abattoirs de Toulouse, FRAC Centre, MAC VAL Vitry sur Seine, Musée départemental d’art contemporain de Rochechouart… and part of some private collection such as Agnes b.

Authors such as Elizabeth Lebovici, Peggy Gale, Marie Ange Brayer, François Piron, Anne Lou Vicente, Gill Gasparina, Michel Metayer, Antonia Birnbaum, Philippe Duboy, Anne Bonin or Pascal Pique have written about his work.

In 2012, he was nominated for the Marcel Duchamp Prize, and two majors exhibitions at the FRAC Centre (Orléans) and at the CCC (Tours) were dedicated to his work.