Marco Barotti

PALOURDES
Dans la nature, les palourdes sont des détecteurs de polluants ; ils servent de minuscules systèmes de filtration. Clams est une collection de sculptures sonores cinétiques qui convertissent les données des capteurs de qualité de l’eau en sons et en mouvements. Chaque « palourde » est fabriquée à partir de déchets plastiques recyclés et contient un haut-parleur. Le paysage sonore microtonal en constante évolution confère à chaque coque une action d’ouverture et de fermeture subtile et réaliste. Les lectures en temps réel d’un capteur de pureté de l’eau standard placé dans la rivière, le lac ou la mer des villes où l’œuvre d’art est présentée, constituent la base de la musique, qui est générée par un processus en constante évolution basé sur les niveaux de qualité de l’eau sur temps. Les palourdes invitent le public à établir des liens entre l’art médiatique, la sonification des données et la durabilité environnementale.

Jason Bruges Studio

The Constant Gardeners
S’inspirant d’un jardin zen japonais traditionnel, quatre bras de robots industriels sont disposés autour d’une vaste toile de gravier avant de se réveiller et de commencer à ratisser la surface. Dans une série de performances quotidiennes, ces « jardiniers » travaillent ensemble pour créer des illustrations uniques et évolutives représentant les mouvements des athlètes. Générées par une série d’algorithmes sur mesure, qui analysent des séquences vidéo d’événements olympiques et paralympiques, certaines illustrations représentent un mouvement qui se déroule dans le temps tandis que d’autres mettent en lumière un moment sportif spectaculaire. Une méditation sur la tradition, l’artisanat et les rôles de la technologie, The Constant Gardeners offre aux visiteurs un espace paisible pour une introspection tranquille. L’œuvre explore un nouveau récit autour de la robotique, montrant que cette technologie est une force capable de créativité artistique et d’action expérimentale, qui joue un rôle déterminant dans notre cheminement vers un avenir plus heureux et plus sain.

Simon Stimberg

Bathing Lightness
Bathing in Lightness est une installation lumineuse et sonore interactive qui semble animée par une entité essaim essayant d’explorer son monde intérieur et de communiquer avec l’extérieur. Composé de 52 ampoules à filament, il visualise le mouvement d’un essaim de particules entraîné par la présence du spectateur et sa propre envie intérieure. Les visiteurs peuvent interagir avec l’installation en se déplaçant devant elle tandis que leur mouvement est suivi par l’essaim et ainsi traduit en lumière et en son – visibles à l’intérieur du groupe d’ampoules et audibles via des haut-parleurs ou des écouteurs à proximité.

Cy Keener

Agulhas Drifter
Agulhas Drifter est un nouveau projet d’art médiatique passionnant qui présente les conditions des vagues en haute mer aux visiteurs de la galerie. En juin 2018, Sai Keener a lancé une bouée en verre soufflé personnalisée le long de la rivière Agulhas au large de Durban, en Afrique du Sud, et a créé un système lumineux et sonore immersif qui répond aux formes d’onde des satellites en temps quasi réel. La bouée enregistre le tangage, le roulis et l’accélération verticale des vagues, enregistre la température de surface de la mer et surveille les courants. Ces données sont transmises par satellite toutes les huit heures. L’installation de la galerie utilise les dernières données de mouvement des vagues en utilisant une sculpture cinétique pour projeter une ligne d’horizon changeante de lumière laser à travers la salle de la galerie afin de visualiser les conditions océaniques actuelles.

Julien Prévieux

Where Is My (Deep) Mind?
Dans Where Is My (Deep) Mind ? quatre performers incarnent différentes expériences de Machine Learning. A la fois expérimentateurs et sujet d’expérience, les acteurs donnent à voir une gamme de processus d’apprentissage automatique allant de la reconnaissance des mouvements sportifs aux techniques de négociation d’achat et de vente. Gestes et paroles codifiées, transférées à des machines ignorant tout du contexte culturel, produisent autant de dérapages ou d’erreurs inattendues, contrefaçons comportementales aux accents comiques.

Fleuryfontaine

Contraindre
Nous sommes tous et toutes prisonniers et prisonnières d’une nationalité, d’une condition sociale, d’un genre, d’une couleur de peau, auxquels la police et la répression d’État nous force à nous résigner. Ce film raconte comment souffrent les corps, sous les coups, la contrainte et l’humiliation. Le personnage de ce film parle de la répression policière en France, la place qu’il tient dans la société et ses efforts pour y échapper. Ses mouvements sont ceux de danseuses captées numériquement et réinterprétant des scènes d’agressions policières. Mis en regard avec la notion militaire de “théâtre d’opération”, et sans jamais que les agresseurs n’apparaissent à l’écran, cet ensemble mouvant édifie un portrait aux visages multiples, dont la souffrance est la somme de toutes les violences perpétrées par l’état français et sa police.

Rachel Rossin

Stalking the Trace
Stalking the Trace est une installation VR multi-spectateurs qui se déroule dans une série d’enceintes, renforcées par l’audio, l’éclairage et les projections pour créer une atmosphère immersive sensorielle dans la galerie. Rossin utilise le mouvement du spectateur à travers l’espace comme méthode pour interroger le désir humain de contrôle et d’agence, et la notion de temps avec le sujet humain en son centre.
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Stalking the Trace is a multi viewer VR installation, takes place within a series of enclosures, heightened by audio, lighting and projections to create a sensory immersive atmosphere within the gallery. Rossin utilises the movement of the viewer through the space as a method to interrogate the human desire for control and agency, and the notion of time with the human subject at its centre.
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Stalking the Trace – это многопользовательская VR-инсталляция, действие которой происходит в серии ограждений, усиленных звуком, освещением и проекциями для создания чувственной иммерсивной атмосферы в галерее. Россин использует движение зрителя в пространстве как метод исследования человеческого стремления к контролю и свободе действий, а также понятия времени с человеческим субъектом в его центре.

STELARC

Stickman inclinable
Le StickMan inclinable est un robot de 9 m de long, actionné par des muscles pneumatiques en caoutchouc. Les visiteurs de l’AGSA peuvent animer intuitivement le robot à partir d’un panneau de commande. Aux périodes indiquées, les personnes en ligne ailleurs peuvent chorégraphier ses mouvements et ses sons. Un algorithme d’arrière-plan anime le robot par intermittence si personne n’intervient, localement ou à distance.

MATTHIJS MUNNIK

Microscopic Opera

Les micro-organismes peuvent-ils aussi être des artistes? Comment notre relation à ces créatures change-t-elle, après qu’elles sont vues dans un contexte artistique et théâtral? À la recherche d’un micro-organisme qui aurait les qualités d’un interprète, j’ai été présenté à C. elegans; un petit ver, de moins d’un millimètre de longueur, qui se déplaçait aussi élégant que son nom l’indique et la première créature à avoir séquencé tout son génome. J’ai été intrigué lorsqu’un chercheur m’a dit que, pour distinguer les vers au microscope, il utilisait différentes mutations qui modifiaient la façon dont ils se déplaçaient. Certains se déplacent en spirale, d’autres ont roulé ou ont des contractions et certains sont devenus morbides obèses à cause de leurs mutations. Dans mon installation, j’ai cinq boîtes de Pétri remplies de cinq vers mutés différents, chacun se déplaçant légèrement différemment. Ces cinq groupes d’interprètes sont filmés avec un microscope USB diffusé en direct sur les cinq écrans. J’ai écrit un logiciel spécial qui suit les vers et traduit leurs mouvements en sons, faisant d’eux les interprètes non avertis de la musique dans le monde macroscopique au-dessus de leurs têtes. Alors que les chercheurs sont presque comme des dieux pour ces vers impuissants, les contrôlant de leur première à leur dernière division cellulaire , j’espérais donner aux vers le pouvoir de nous affecter également dans notre monde.

Felix Worseck

parabolic soap

Créée par Felix Worseck à l’Université des Arts de Berlin (Digitale Klasse), l’installation «savon parabolique» est une fusion de comportement artificiel / mécanique et naturel. Le but de l’installation est de produire une surface paraboloïde qui peut être déplacée pendant environ 60 secondes. Cette surface minimale n’est créée qu’après la connexion de la membrane et la rupture de la piscine de savon. Les mouvements des moteurs pas à pas sont arbitraires. Ils sont contrôlés par un programme Arduino qui attribue des valeurs aléatoires à chaque passage à la hauteur des quatre axes de contrôle. Une fois la membrane de savon séparée de la base, la machine revient à l’état initial et la séquence recommence.

Vjsuave

Suaveciclo
File Festival
Vjsuave est Ygor Marotta et Cecilia Soloaga, un duo d’art des nouveaux médias, basé à São Paulo, au Brésil. Spécialistes de l’animation, de la projection en mouvement et du graffiti numérique, ils ont réalisé 4 courts métrages, «Run», «Homeless», «La Cena» et «Trip». Leurs principales performances sont: «suaveciclo» – un tricycle adapté pour projeter dans le rues, peinture en direct et animation avec ipad, performances audiovisuelles en direct, vidéo mapping et installations audiovisuelles spécifiques au site. Ils veulent communiquer l’amour à travers la lumière. Leurs performances sont poignantes, chaleureuses et personnelles, fabriquées à partir de supports dessinés et peints à la main, transformées en animation numérique, puis cartographiées par projection d’une manière qui semble donner vie aux rues de São Paulo. Les personnages dansent et courent à travers le paysage urbain, avec un mélange convaincant de mouvement simulé et de véritable projection en mouvement.

Howeler and Yoon Architecture

Swing Time

SWING TIME est un espace de jeux interactif composé de 20 balançoires en forme d’anneau lumineux. L’installation active un parc temporaire entre le Boston Convention and Exhibition Center et D Street pour créer un espace public expérimental. Fabrication sur mesure à partir de polypropylène soudé, les balançoires sont conçus en trois tailles différentes de sorte que les spectateurs peuvent participer, le but de l’exercice, est de jouer avec SWING TIME à titre individuel ou en groupe.L’éclairage LED au sein de la balançoire est contrôlé par un micro-contrôleur personnalisé, signalisant le niveau d’activité de la balançoire. Un accéléromètre interne mesure les forces d’accélération de l’oscillation. Lorsque les forces sont statiques et les fluctuations ne sont pas utilisés, ils émettent une lumière douce, blanche qui éclaire la zone. Lorsque les balançoires sont en mouvement, le micro-contrôleur allume la lumière du blanc au violet, en créant un effet lumineux coloré.

IEF SPINCEMAILLE

Clignotement inversé
Imaginez que votre tête soit capturée dans un appareil photo. Il fait complètement noir. Ce n’est que lorsque l’obturateur s’ouvre et se ferme que vous voyez le monde en un éclair. L’obturateur se déplace si vite que rien n’a le temps de bouger. Tout ce sur quoi vous pointez votre regard devient comme une photographie. Un souvenir. Quelque chose qui a été, mais qui n’est plus. Vous voyez les gens comme des personnages figés, des rues entières comme des moments intacts. La vie comme une sorte de spectacle. «Reverse Blinking» crée cette expérience. C’est un casque complètement fermé avec deux volets devant les yeux. Ils sont contrôlables par l’utilisateur. Le clignotement inversé fonctionne sur piles et peut être utilisé librement à l’intérieur ou à l’extérieur du musée. Il est préférable de l’utiliser là où il y a beaucoup de mouvement et de monde. «Reverse Blinking» fait partie d’une série d’œuvres d’art, à travers laquelle l’artiste essaie d’ajouter des effets vidéo et photographiques à notre façon naturelle de voir.

DIRK KOY & BILD UND BEWEGUNG

Espace aérien
En 2016, Dirk Koy a fondé le studio de motion design et de film expérimental «Dirk Koy Bild und Bewegung». Dans son travail, il utilise différentes technologies (drones / animation 2D et 3D / photogrammétrie / AR / VR) pour créer des images numériques en mouvement. Il explore l’interface entre réalité et virtualité et recherche également la composante picturale dans le contexte numérique. L’expérience joue un rôle central.

ANTONI RAYZHEKOV AND KATHARINA KÖLLER

Somaphonie
Somaphonie est composé d’objets électroniques autogènes qui répondent aux stimuli et aux contrôleurs portables de biofeedback. Comme il est lié au pouls cardiaque, à la tension musculaire et au mouvement des interprètes, la composition visuelle audiovisuelle en temps réel est possible. L’artiste explore l’interdépendance entre les équipements numériques et les interprètes qui expriment le comportement et la relation cybernétique (cerveau artificiel) à travers ce projet.

MOMENT FACTORY

Imagerie animiste
L’exposition présente aux visiteurs Duffy, l’artiste IA, avec une invitation à collaborer au sein de son studio Symbiotic. Cet espace immersif, rendu possible grâce à la projection mapping et à la technologie interactive, invite les invités à devenir l’égérie de l’IA. Alors que Duffy capture les mouvements générés par les visiteurs grâce à un suivi en temps réel, elle dessine des liens et des connexions, consultant une vaste collection de couleurs et d’images archétypales de la vie sur Terre. Le résultat est une série infinie d’œuvres d’art surprenantes – une interprétation artificielle de l’humanité et du monde naturel.

KOHEI NAWA

Biomatrix
«Biomatrix» est une installation d’extrémités scycles de bulles de cellules éruptives émergeant à la surface de l’huile de silicone liquide. Cette circulation du liquide coloré évoque le comportement du magma ou du sang et, en raison de la viscosité élevée de l’huile de silicium, illustre le mouvement du matériau à une vitesse faussement plus lente que l’attente du spectateur. La piscine à commande électrique devient une interface qui amplifie l’impact visuel et produit à l’infini des motifs cellulaires. Une formation de grille ordonnée apparaît comme une matrice numérique, tandis qu’une observation plus approfondie révèle des irrégularités telles qu’une effervescence sporadique et simultanée et des sons plosifs brisant la tension superficielle.

ERNESTO KLAR

Lumières relationnelles
FILE FESTIVAL
Lumières relationnelles» est une installation audiovisuelle interactive qui explore la relation des personnes avec le caractère organique-expressif de «l’espace». L’installation utilise la lumière, le son, le brouillard et un système logiciel personnalisé pour créer un espace-lumière en trois dimensions morphing (métamorphose), dans lequel les spectateurs participent activement, le manipulant avec leur présence et leurs mouvements […] un organisme vivant, avec ou sans la présence et l’interaction des spectateurs. Lorsque les spectateurs quittent la zone de suivi active, le système commence son propre dialogue avec l’espace en extrudant et en transformant des séquences de formes géométriques lumineuses. Lorsque les spectateurs pénètrent et interagissent avec l’espace-lumière projeté, une expression collective et participative de l’espace se déploie. «Relational Lights» élargit le tissu tridimensionnel de l’espace, le rendant visible, audible et tangible pour les participants.

Collectif Scale

Flux
“Avec Flux, nous proposons une nouveau dispositif imaginé pour le Cloître des Récollets de l’Hôtel de Région Grand Est à Metz et dans le cadre du festival Constellations. Flux est composé de 48 lignes de lumière dynamique de 1,5 m de long, espacées de 40 cm, motorisées et commandées en temps réel. La multiplication formelle de ces lignes couplée avec des micros variations de phases, de délais temporels, de vitesses et d’amplitudes nous permet de sculpter un un objet de 20m de long, vivant et évoluant avec un mouvement de va et vient cyclique.” Collectif Scale

Snarkitecture

스나 키테
蛇纹石
אדריכלות נחשים
Sway
Commandée pour la galerie Intersect par Lexus, Sway est une installation participative composée de 150 sphères blanches montées sur des poteaux se balançant doucement et disposés dans deux champs précis. Entourés de miroirs, les plans du sol et du plafond sont réfléchis pour former une enceinte parabolique infinie. En réponse directe au mouvement humain et au toucher, chaque sphère légèrement éclairée révèle un changement de teinte et d’intensité.

Collectif Scale

Hula Hoop
Depuis nos débuts, nous avons toujours conçu et imaginé des installation émettrices de lumière, que cela soit en utilisant la vidéo ou les leds. Avec Hula hoop, qui est une installation issue de la même technologie que Flux, nous voulons proposer notre premier objet non lumineux en utilisant un seul médium : le mouvement. C’est en multipliant un objet simple, un anneau, tournant sur lui même que nous proposons une oeuvre dynamique.

Hugo Arcier

Clinamen
Révéler la quintessence de la danse et du mouvement, c’est le projet audacieux d’Hugo Arcier, artiste visuel. Grâce au motion capture, il abstrait les corps de trois danseurs sur la scène de l’Opéra Garnier pour ne laisser que le va-et-vient et l’entrelacs des atomes. S’initie alors une danse envoûtante dans les coulisses d’un Opéra futuriste.

Samuel St-Aubin

Prosperity
Prospérité est un dispositif autonome qui manipule les grains de riz. Une pince se déplace d’un support à l’autre, saisissant sur son passage les grains qui ont été placés aléatoirement pour ensuite venir les déposer de façon ordonnée sur un deuxième support. À la suite de ce processus, les grains de riz sont ainsi alignés, mais leur orientation initiale a été conservée. Prosprérité est une machine autonome qui ne requière aucun ordinateur. Tout le fonctionnement est intégré au microcontrôleur principal ainsi qu’à ses 3 périphériques, le lecteur de grain de riz, le contrôleur de mouvement linéaire et le contrôleur de la tête (pince).

THOMAS HEATHERWICK

托马斯·赫斯维克
トーマス·ヘザーウィック
ТОМАС ХЕЗЕРВИК
Rolling Bridge
Le rolling bridge à la particularité de s’enrouler sur lui-même pour concilier à la fois la navigation fluviale du bassin Paddington et la sortie du magasin Marks & Spencer. L’objectif était de faire du mouvement, l’aspect extraordinaire du pont. Un pont roulant qui s’ouvre lentement et en douceur jusqu’à ce qu’il se transforme d’un pont droit classique, en une sculpture circulaire qui se trouve sur la rive du canal.

Mathieu Merlet Briand

Google red marble

Digital native et issu d’une famille d’agriculteur, Mathieu s’intéresse à l’influence des technologies sur la perception de notre réalité contemporaine. Il s’interroge sur la matérialité d’internet et ses représentations. Il cherche à traduire l’expérience du web surfer, l’imagination de l’internaute face à ce flux infini d’informations.
Dans ses projets se dégagent de façon récurrente des questions environnementales. Inspiré par la lecture de l’essai philosophique d’Ariel Kyrou « Google God » de 2010, il interroge cette image presque divine associés aux géants du web.
Il utilise comme médium les big datas. Via ses algorithmes qu’il développe, par des processus de recyclage et des analogies à la nature, il façonne des flux de données afin d’en créer des matérialisations tangibles. Abstractions, reliques, cristallisations ou fragment du World Wide Web, son travail protéiforme se matérialise principalement en sculptures et installations multimédia.
Influencé autant par l’histoire de l’abstraction, les artistes du Land Art, que par les Nouveaux Réalistes, ses créations sont associées au Culture Digital, au mouvement Post-Digital ou Post-Internet Art.

 

esjieun

serie ligne et performance 1

L’artiste coréenne Esjieun Kim développe dans son travail la thématique commune de la ligne. Inspirée par la calligraphie de son père et par l’attachement à la tradition picturale orientale de sa mère, elle étudie la ligne sous l’aspect sémantique, poétique et abstrait.En partant de l’image de ligne comme représentation du monde et de l’environnement, notamment par la cartographie, la géolocalisation, le chemin et la frontière, elle s’adresse à des données inventées, auxquelles le tracé donne une réalité. L’invisible tangible prend alors une place centrale dans sa démarche artistique.Tout comme le land art interroge l’empreinte de l’Homme dans la nature, Esjieun Kim explore l’empreinte comme la mémoire de mouvement, et la ligne comme le symbole de trajectoires de l’humain dans les mondes qui l’entourent.

Hailey Chan

Color of Beats

Cette série de photos est un flou des lignes qui délimitent la photo-représentation. Mouvement, balancement, pose. Regardez, tournez, marchez, penchez-vous. Ces verbes échappent souvent à la photographie. Ici, à l’aide de superpositions et de temps d’obturation variés et avant tout, d’un œil vif, la photographie commence à se développer en quelque chose qui s’apparente à un poème ou à une peinture.

HUSSEIN CHALAYAN

フセイン·チャラヤン
Чалаян
후세인 샬 라얀

Hussein Chalayan cherche dans de multiples disciplines artistiques de féconds dialogues qui oscillent entre poésie, quête de sérénité et vivacité des mouvements. Il explore constamment de nouveaux champs de réflexion, s’interroge sur l’habit comme sur le corps qui le porte, redéfinit le contour du vêtement comme son rôle social n’oubliant jamais de rappeler que l’environnement tient, dans son travail, une place aussi importante que la recherche formelle.
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Compagnie Marie Chouinard

МАРИ ШУИНАР
Henri-Michaux-Mouvements
Cet événement danse vous propose un programme double signé par l’incomparable Marie Chouinard. Première œuvre au programme, Henri Michaux : Mouvements découle de la découverte, par la chorégraphe, du livre Mouvements du poète et peintre Henri Michaux. Avec cette œuvre, Marie Chouinard repousse les limites de ses exceptionnels danseurs en orchestrant une véritable transe pour incarner les dessins à l’encre de Chine de l’artiste français.

TAKIS

electromagnetique

Takis cherche à matérialiser des forces secrètes et mystérieuses, comme l’électricité ou le magnétisme, en les révélant par les mouvements qu’elles induisent ou les sons qu’elles produisent.
Il y a de la magie à voir bouger des objets durs et lourds, mus par une force obscure, soulignée par un dispositif plastique. Ses œuvres sont des pièges à énergie.

REJANE CANTONI & LEONARDO CRESCENTI

Túnel
«Tunnel» est une sculpture cinétique, immersive et interactive, composée de 92 portiques qui se désordonnent en fonction de la position et de la masse corporelle de l’interacteur. De nombreux utilisateurs peuvent simultanément entrer et interagir avec la machine. Les interacteurs agissent sur la machine par leur position et leur poids. Un exemple d’interaction est: vous entrez dans le «Tunnel» et vous vous tenez près de l’un des murs latéraux. Dans ce cas, la position relative et la force gravitationnelle de votre corps provoquent des variations de hauteur du sol. Le sol s’incline jusqu’à 5 °, les portiques associés tournent progressivement dans la direction et l’angle correspondants, ce qui propage des mouvements ondulatoires dans toute l’installation. Pour l’observateur extérieur, le mouvement interne ou votre déplacement par rapport à l’installation produit des effets optiques cinétiques.

STEPHANIE JUNG

ستيفاني جونغ
스테파니 정
Стефани Юнг

Stephanie Jung est une photographe traitant à travers ses clichés de thèmes comme l’urbanisme, l’identité ou l’accélération. Elle parcouru les rues de nombreuses villes du Japon comme Tokyo, Shibuya ou Osaka, mais aussi d’Europe comme Berlin ou Paris à la recherche de ce perpétuel mouvement et de ce temps qui s’écoule grâce à des photographies utilisant la surimpression. Très graphiques et dynamiques, ses œuvres ne sont pas sans rappeler celle de Pep Ventosa ou de Corinne Vionnet.

CYRIL LAGEL

Né à Rouen en 1974, le photographe Cyril Lagel s¹installe à Paris en 1997. Une succession de rencontres et d’émotions le conduit alors dans les plus grands studios. Perfectionniste et provocateur, ce touche-à-tout de l’image se lance dans la direction artistique en 1999. Mode, beautés, son travail de la lumière et son souci du détail maîtrisé font de ses compositions un réel plaisir des yeux. Ses idées comme ses photos contribuent au mouvement permanent du monde de l’image.

mourad merzouki

Vertikal
“Pour cette nouvelle création, je désire aborder un nouvel espace, celui de la verticalité. À travers un dispositif proposé par la compagnie Retouramont et Benjamin Lebreton, et accompagné d’une dizaine de danseurs au plateau je me confronterai à un environnement où le mouvement se joue de la gravité.”more

Jonathan Monk

All The Possible Combinations Of Eight Legs Kicking
Intégrant mouvement, performance et imagerie, l’exposition explore les idées derrière le temps et la séquence, tandis que Monk interroge subtilement la compréhension du spectateur du passage du temps. Avec “Toutes les combinaisons possibles de coups de pied de huit jambes (une à la fois)” (2012-2013), Monk démontre la contrast entre la réalité clinique du temps et notre réaction spontanée. L’œuvre est une représentation littérale de son titre – car les jambes ont été programmées pour donner un coup de pied dans toutes les séquences possibles, soit un total de 40320 séquences différentes qui prennent plus de 177 heures à terminer. Contrairement à cette démonstration objective, le geste de donner des coups de pied est assez explosif, imitant les mouvements d’un danseur de cancan, et c’est cette explosion d’émotion qui met en évidence le suspense qui existe tout au long de l’œuvre. Alors que le spectateur est conscient que les jambes sont spécifiquement programmées pour donner un coup de pied à un moment précis, l’heure précise à laquelle cet événement se produit n’est pas donnée, créant une sorte de jeu de devinettes où le spectateur tente de prédire quand chaque coup de pied se produira, à chaque fois. individu ayant sa propre idée du moment où cela se produira.

sodeoka

Pollock
Essayer de comprendre ce qui fait d’un Pollock un Pollock a incité de nombreux artistes à essayer sa technique (pour référence, voir la collection Saatchi Art «Inspired by Jackson Pollock»). Parmi eux, comptez Yoshi Sodeoka. Bien qu’aucun de ses GIF Pollock ne ressemble ou ne se sente exactement comme un Pollock, il y a toujours cet objectif de mouvement sans relâche, dont un GIF peut mieux capturer, et peut-être plus, qu’une bande de peinture.
GIF

bill viola

比尔•维奥拉
빌 비올라
ביל ויולה
ビル·ヴィオラ
БИЛЛ ВИОЛА
Martyrs (Earth, Air, Fire, Water)
Bill Viola dit:
Au début de l’œuvre, quatre individus sont montrés en stase, une pause de leur souffrance. Peu à peu, il y a du mouvement dans chaque scène alors qu’un élément de la nature commence à perturber leur immobilité. Les flammes pleuvent, les vents commencent à frapper, l’eau tombe en cascade et la terre s’envole. Alors que les éléments font rage, la résolution de chaque martyr reste inchangée. Dans leur assaut le plus violent, les éléments représentent l’heure la plus sombre du passage du martyr de la mort à la lumière.

BACKA CARIN IVARSDOTTER

Selfdestructing Porcelain Net
Installation de deux sculptures en mouvement. Le grand filet est fait à la main en porcelaine enroulée. Le plus petit est en faïence enroulée. Le processus de fabrication des filets est très compliqué. Il est réalisé en une seule pièce en plusieurs étapes dans le four.
Je voulais faire des sculptures où le son de l’argile était utilisé dans l’installation. J’aime aussi l’idée de faire des sculptures difficiles et chronophages à réaliser, c’est-à-dire se briser en morceaux. Comme la vie.
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MANUELA LALIC

genius idea
Je porte une attention particulière à l’aspect fonctionnaliste de notre système d’organisation sociale en tant que modèle de société. Pour créer l’effet d’une tension entre ce qui est individuel et collectif, j’utilise des objets, mobilier et matériaux fonctionnels comme des indices de notre logique de vie. Mes installations, performances et objets questionnent des mouvements de masse (ex : prendre le métro) pour montrer du doigt notre société qui préfabrique et standardise nos désirs et nos besoins. Par l’accumulation, il se trame une matière première à partir de laquelle elle élabore des mises en scène minimalistes ou exubérantes qui questionnent nos moments collectifs (ex : pique-nique, mariage, réunion universitaire) tout en indiquant des préoccupations d’ordre politique et écologique.

KURT HENTSCHLÄGER

Cluster

CLUSTER, la dernière génération d’œuvre audiovisuelle 3D en temps réel de Kurt Hentschläger, se focalise sur le comportement collectif (psychologie, interactions) et plus particulièrement sur le phénomène de foule. La configuration est simple, voire absurde : des personnages humains en 3D apparaissent, comme un banc de poissons. Dans la chorégraphie en apesanteur de CLUSTER, les êtres humains semblent être des particules anonymes, une masse amorphe sous impulsion, un nuage de matière trouble faite de morceaux de corps et de lumière. Visuellement, l’œuvre alterne entre des formes abstraites et réalistes.Par sa nature générative jamais complètement prévisible, CLUSTER, décrit un méta-organisme à caractère irrévocablement anti-individualiste. Alors que les personnages ont une forme humaine, leur comportement ne l’est pas, ce qui empêche la naturelle identification du public à ses alter-egos présumés. Le dispositif informatique permet de définir la nature et le champ de l’action tandis que l’artiste canalise et orchestre les forces en présence.L’œuvre tire son ambiguïté à la fois de ses éléments répétitifs et rythmiques, ainsi que de ses structures « naturelles » improvisées. La majorité des sons de CLUSTER, est produit par les événements qui animent l’œuvre : mouvements et comportements des masses, changements de lumière. Une grille rythmique lie chaque parties entre elles, ce qui donne une impression de pulsion. Les basses fréquences sous les spectateurs et les hautes fréquences les surplombant, encadrent les sons générés par les événements.

NICOLAS SCHÖFFER

ニコラ·シェフェール

Cet intérêt pour le dynamisme artistique a été initié par les cubo-futuristes puis intensifié et solidifié par les artistes constructivistes, tels que Naum Gabo, Anton Pevsner, Laszlo Moholy-Nagy et Ludwig Hirschfeld-Mack, soucieux d’ouvrir les trois statiques. -Forme sculpturale dimensionnelle à une quatrième dimension du temps et du mouvement. Et c’était aussi l’intention de Schöffer. En 1948, il a commencé à explorer la spatio-dynamique, plus tard en 1957 la luminodynamique (en intégrant la lumière, la musique, le film), et depuis 1959 l’élément du temps aboutissant aux travaux cinétiques (chronodynamique). Schöffer cependant, venant bien après, a bénéficié des théories cybernétiques (théories des systèmes de rétroaction principalement basées sur les idées de Norbert Wiener) en ce qu’elles lui suggéraient des processus artistiques en termes d’organisation du système qui le manifestait (par exemple, la causalité circulaire de boucles de rétroaction). Pour Schöffer, cela a permis à la cybernétique d’élucider des relations artistiques complexes à partir de l’œuvre elle-même.

KRIS VERDONCK

A Two Dogs Company
SYNCOPE

Le corps d’un géant flotte sur le petit canal, le visage tourné vers le bas. Il bouge légèrement, mais l’on ne sait pas si ce mouvement est le résultat de sa respiration ou des ondulations de l’eau. L’image est ambigue: aussi bien morte que vivante, sereine que gonflée, bienheureuse que cadavérique. Qui est cet être? Qui l’a déposé ici?

PHILIP GLASS

فيليب الزجاج
菲利普·格拉斯
פיליפ גלאס
フィリップ·グラス
필립 글래스
Филип Гласс
La Belle et la BêteGlass a eu l’idée de supprimer la bande sonore originale du film de Cocteau, y compris les voix des acteurs, pour replacer sa propre musique et les voix des chanteurs. Dans le but de faire correspondre à la perfection le chant avec les mouvements des lèvres des acteurs sur l’écran, il transcrivit l’intégralité des répliques et procéda à un repérage méticuleux afin que la musique épousât parfaitement l’image. Glass a ainsi chronométré chacun des mots des dialogues du film, par repérage électronique de la pellicule, et les a placés mathématiquement dans la partition puis a ensuite synchronisé musique et film à l’aide d’un ordinateur qui, chargé de trier les retards et les avancées des paroles dites et chantées, recalcula les signaux numériques de la bande audio sur le circuit numérisé du film.

 

YUNSIL HEO & HYUNWOO BANG

Oasis
Fabriqué avec traitement. Une surface recouverte de sable noir se transforme en une piscine pleine de vie lorsque les gens attrapent et enlèvent une poignée de sable. Dans ce micro-monde, des créatures virtuelles naissent, vivent et périssent, reconnaissent leurs limites spatiales et leurs obstacles à la vie et réagissent au contact des gens de diverses manières. Un moteur de vision par ordinateur en temps réel a été développé pour interpréter l’état physique des divers matériaux de l’installation. Le programme remplit des créatures avec diverses caractéristiques et contrôle leurs comportements en temps réel. Une intelligence en essaim a été mise en œuvre pour simuler les comportements de flocage des créatures et leurs mouvements réalistes. L’Oasis n’est pas un appareil inventé pour que les gens “ utilisent ”. C’est un espace ludique où les gens ressentent la nature, trouvent des formes de vie, interagissent avec et créent des mondes virtuels. Il suscite l’instinct de base des gens à toucher les matériaux naturels.

MICHAEL JOHANSSON

Майкл Йоханссон
マイケル·ヨハンソン
Triptych (detail)

“Le génie se fait de chaque nécessité une inspiration” écrivait Sainte-Beuve, fin critique littéraire du XIXème siècle. Si l’on en croit le célèbre commentateur, c’est en jouant aux jeux vidéos, contraint et forcé, que Michael Johansson, artiste suédois, a eu l’idée de ces installations. Découverte en images.Comment occuper l’espace public ? Comment s’approprier les confins des villes par des installations qui attirent l’oeil et qui font sourire ? Les street-artist innovent constamment et peuplent les rues d’oeuvres originales. De l’art post-moderne, plein de références et surtout gratuit. Dans ce mouvement qui dépasse désormais le simple graffiti, certains sortent du lot. Par la qualité graphique, bien sûr, mais surtout grâce à un idée novatrice qui parle au plus grand nombre. C’est le cas de Michael Johansson.Artiste suédois, il s’amuse à faire de Tetris une réalité physique. Que des collages ? Non, ce dernier se parre des habits de sculpteur, utilise des matériaux laissés à l’abandon et emboite réellement des objets chinés à droite à gauche pour leur donner une seconde vie. Figés cette fois-ci dans une oeuvre qui néglige leur utilité première.